vendredi 7 septembre 2012

Histoires extraordinaires : comment je suis devenue collectionneuse de blush

C’est marrant comme on évolue avec le temps. Pendant très longtemps, le blush et moi, ça n’a pas été ça. Dans ma prime jeunesse, ce qui m’a fait sauter le pas du maquillage, ce n’est ni le fard à paupières, ni le rouge à lèvres, ni le vernis (que je collectionne pourtant aujourd’hui) mais le travail du teint (déjà, à l’époque, mon teint était un problème). Mais pour moi, le travail du teint, c’était uniquement le fond de teint. Je boycottais poudre et blush (qui était en poudre aussi alors) car ma peau n’aimait pas la poudre justement. Donc pendant longtemps, je n’ai pas mis de blush. Ce qui me semble aujourd’hui une hérésie. Ca me faisait ainsi parfois la face plate. Je m’en rendais compte mais non, le blush, c’était pas possible.

Déjà, ça ne collait pas avec ma peau et je n’arrivais pas à en appliquer correctement (c’est-à-dire de façon discrète et symétrique). Quand les blush liquides ont été à la mode, je m’y suis un peu mise mais, même là, je n’accrochais pas. D’ailleurs, au début du blog, quand je voyais la collection de blush de certaines blogueuses, j’avoue je ne comprenais pas. Quel était l’intérêt ? Pour moi, avoir un seul blush rose, ça suffisait. Et puis j’ai évolué un chouïa et ai admis qu’il m’en fallait aussi un orange. Mais, petit à petit, sans même m’en apercevoir, j’ai changé. Et je me suis rendue compte dernièrement qu’en fait je commençais moi aussi à en avoir pas mal. Moi aussi j’avais finalement une petite collection.

J’ai eu cette épiphanie avant les vacances quand j’ai craqué simultanément pour deux nouveaux blush. Qui ne sont pas des nouveautés mais que j’ai redécouverts dans mes tiroirs magiques. Deux blush crèmes forcément car je me suis rendue aussi compte que ce qui avait déclenché cette collectionnite aiguë, c’était justement la déferlante de blush crèmes. J’en ai un ou deux poudres, quelques uns liquides, mais j’amasse surtout les crèmes. Le premier à m’avoir séduit est le Blush Velouté Peach Nude de By Terry.

Un jour je cherchais un blush discret dans les tons chauds pour aller avec mes lèvres orange, ce qui m’a permis de retrouver ce blush By Terry sorti il y a quelques années. Une belle surprise qui ne méritait pas d’être mis au placard si longtemps. Quand je porte du rouge à lèvres orange, je suis parfois bien embêtée. Avec quoi le porter ? En effet, la plupart du temps les blush abricot et orange ne me vont pas parce que j’ai la peau très blanche (sauf maintenant où je suis un peu bronzée mais ça ne m’arrive pas souvent). La différence peau blanche et blush orange sur moi est alors trop marquée et ça me choque. Ca peut marcher sur certaines, mais sur moi je n’aime pas. Ca fait trop années 80 en plus. Celui-ci est très bien parce que même s’il est dans des tons orangés, la teinte est discrète et légère. Comme en plus, il se fond parfaitement et facilement sur la peau, ça rehausse juste les pommettes, tout en subtilité. Il est bien crémeux et agréable à porter en plus.

Mon deuxième coup de cœur est la Crème de Blush d’Yves Saint Laurent. Bon, c’est du YL donc je l’avoue, c’était un peu gagné d’avance. J’ai ce produit depuis hyper longtemps mais effrayée par le blush que j’étais, je ne l’avais jamais utilisé. J’ai la teinte numéro 2. Sur le site de la marque, ils disent que ça correspond à un rose poudré mais je ne le trouve pas si poudré que ça, il a même pas mal de caractère. Là encore, on est dans un blush crème mais dans des tons froids cette fois. Et un peu plus intense que le By Terry. Enfin, il a un fini poudré.

Comme toujours (et c’est ce que j’aime chez Yves Saint Laurent), on est dans du maquillage bien pigmenté. Et même si c’est un classique rose, la teinte est bien intense. Il vaut mieux éviter donc d’y aller avec le dos de la cuillère. A la première application, je me suis faite un peu avoir. Mais comme il est hyper facile à travailler, j’ai rattrapé le coup très rapidement et sans prise de tête, en estompant juste au doigt (de toute façon, je trouve les blush crème en général très faciles à travailler même si tout dépend des habitudes, certaines filles habituées au blush poudre n’arrivent pas à manier les textures crèmes alors que je trouve ça d’une simplicité extrême).

Selon nos envies, on peut donc jouer sur l’intensité : d’un fini teint de poupée avec joues roses assez intense à un résultat plus discret, genre j’ai le rose qui me monte aux joues naturellement. Mais toujours sophistiqué grâce au fini poudré. Bref, il me plait bien aussi celui-ci. Surtout que son packaging über chic ne gâche rien. Et voilà comment ma collection de blush s’agrandit de jour en jour. Etonnant ! Je ne m’y attendais absolument pas.



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jeudi 6 septembre 2012

Faut-il dire à sa voisine qu’elle a du rouge à lèvres sur les dents ?

Alors, c’est très mal, mais j’ai pris un peu de retard sur mon papier tendance maquillage automne 2012 because ordinateur bloqué depuis ce week end. Là, enfin, ô joie, je l’ai récupéré mais entre-temps m’est apparu un problème bien plus grave. On peut même dire une question de vie ou de mort. La vie étant non la tienne mais celle de ton amour-propre. Le voici.

Tu sais que j’adore mettre du rouge à lèvres rouge. Je suis très fuchsia ou rose flashy aussi en ce moment. En fait, quand j’ai des couleurs hyper flashy sur les lèvres, je me sens plus glamour. Oui, j’aime le bleu. Mais question séduction, ça a plus tendance à faire fuir le spécimen masculin, qui est un peu basique. Avec du rouge, je me sens plus femme. Et même si je ne suis pas dans une optique de séduction, que je ne suis pas à la chasse au mâle, ça me donne de l’assurance. Mon comportement est un peu différent, plus chic (même si au final, ça ne m’empêche pas de me mettre à rire comme une truie).

Le hic, c’est que souvent le rouge, ou le rose ou le fuchsia, ça a tendance à migrer partout. Même dans les coins les plus inimaginables. Mon best : une fois, j’ai réussi à me retrouver avec une trace de rouge sur le front. Mais la plupart du temps, je m’en mets surtout sur les joues, le menton ou alors ça bave un peu autour des lèvres. Le pire bien évidemment, c’est quand ça transfère sur les dents. Là, toi tu te sens femme et ultra sexy donc tu souris de ton plus beau sourire en montrant toutes tes dents (tachées donc). Mais en face, ils ne te voient pas comme la déesse que tu penses être. Tu passes plus pour une débile légère qui a l’ait trop conne avec du rouge sur les dents.

Et en ce moment, les dents justement, c’est devenu récurrent chez moi. Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que je mets du rouge pigmenté, c’est étape obligée. Pourtant, je fais attention à l’application, je vérifie toujours dans le miroir régulièrement. Mais ça n’y manque pas, dès que j’ai le dos tourné, c’est dents obligatoires. Résultat, je suis devenue un brin paranoïaque et lors de mes journées « femme fatale » je ne peux m’empêcher de passer encore et encore ma langue sur les dents pour nettoyer au cas où. Le tic anti-sexy. Mais ça m’obsède. Surtout que ça me saoule de me regarder les dents dans le miroir toutes les 5 minutes pour voir si je suis impec. Surtout que quand c’est pas les dents, c’est le rouge qui a bavé ou qui s’est barré sur les joues.

Dans ces cas-là, tu te dis, faisons confiance à la gentillesse des étrangers. Ou même des copines. C’est vrai quand t’es en face à face avec elles et qu’elles se retrouvent avec une situation dents sur les bras, c’est obligé qu’elles te préviennent. Mais c’est là que le bât blesse. Ce n’est pas toujours le cas. Des fois tu repars d’un rendez-vous, tu tombes sur un miroir et là tu te rends compte que tout le temps, t’avais les dents rouges. La honte ! En général, je suis mortifiée, et si j’étais une tortue, j’irais me cacher tout de suite dans ma carapace. Pourquoi ne rien dire ? Où est la solidarité féminine ?

Mais en même temps, même moi quand je vois que quelqu’un a du rouge sur les dents ou un bout de persil coincé (ça m’arrive aussi ça, c’est encore pire question honte), j’ai du mal à dire quelque chose, surtout si je connais à peine la fille. Si c’est ma meilleure copine, je lui dis même quand elle a une crotte de nez, pas de problème. Mais si c’est juste une connaissance, j’hésite toujours. Car faire une remarque c’est d’un côté sauver la dignité d’une personne mais aussi lui foutre momentanément la honte. Dur dur. Même si je sais que la meilleure décision est de dire quelque chose, parfois je me tais. C’est mal. Surtout que je sais comment on se sent après, quand on est la personne concernée et qu’on s’en aperçoit. Mieux vaut une petite honte qu’une honte prolongée parce que personne n’a osé dire quelque chose.

Mais même si je dis ça, je pense que parfois, je continuerais à faire l’aveugle. Comme souvent aussi, quand c’est mon cas, on continue à faire l’aveugle. Alors que personne n’est dupe. Si t’es nez à nez avec moi, no way que t’as pas vu le rouge sur les dents ou le persil. Ou même le crayon khôl sur la joue (une autre de mes spécialités). Le poil de pinceau aussi ça se fait beaucoup. Après la crotte d’yeux ou celle de nez, c’est plus compliqué. On est censée être des princesses donc ne produire ni crottes d’yeux, ni crottes de nez. Dur dur donc de pointer ça du doigt chez quelqu’un, même si c’est pour lui sauver l’honneur. Heureusement que les copines sont là d’ailleurs, au moins avec elles tu peux soulever le nez devant elles ni vu ni connu et elles checkent pour toi. En attendant, il faut vraiment que je trouve une solution pour cette histoire de dents.

Ok, le ridicule ne tue pas mais ça laisse une trace (de rouge) quand même !



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mercredi 5 septembre 2012

Moi, Beauty Paresseuse, j'avoue aimer une BB Crème

Depuis le début du phénomène, les BB Cream me laissent perplexe. Moi, la fond de teint addict, je n'ai jamais adhéré au concept. Je trouvais un peu que c'était le produit qui ne servait à rien, le résultat sur la peau étant tellement "naturel". Puisqu'on ne voyait rien, à quoi bon ? Et puis surtout, cette déferlante de BB Cream, qui n'en sont souvent pas des vraies, ça a fini par me lasser. Ne s'agit-il pas plus d'une récupération marketing, associer le nom BB Cream à tout et n'importe quoi, que The Real Thing ?

Bien sûr, dans tout ça, la BB Crème d'Erborian a tout de même su trouver sa place. Au début, j'ai pourtant eu du mal. Certes, elle me faisait un teint de poupée, un fini assez intéressant. Mais elle n'était pas assez couvrante à mon goût. Or quand on a une sale tête au naturel 90% du temps comme moi, une BB Cream n'est pas suffisante. Il en faut plus. Finalement, avec la Erborian, on a tout de même fini par s'aimer et se comprendre. Je mélange la version claire à mon fond de teint (trop fluide donc lui non plus pas assez couvrant à mon goût) et j'obtiens pile la couvrance dont j'ai envie. C'est pour moi la solution idéale et ça me fait un super teint.

Mais utiliser une BB Crème seule, ah, ça non ! Pour moi, elles n'étaient réservées qu'aux peaux parfaites ou aux filles qui n'aiment pas le fond de teint parce qu'elles trouvent que ça fait effet masque (ce qui est un peu une hérésie pour moi, les fonds de teint masque, c'est fini depuis les années 90). Et puis, cet été, pfff, d'un coup de baguette magique, quelque chose a changé et je me suis mise à utiliser une BB Cream seule. Pas n'importe laquelle : la BB Cream Age Defense de Clinique. Pour moi, avec la Erborian, c'est l'une des meilleures du marché et surtout c'est un vraie.

J'en ai testé des BB (je ne vous en ai pas parlé mais pour le boulot, j'ai fait plusieurs banc d'essai et donc couvert une palette assez large) et au final, c'est celle-ci qui est restée de façon permanente dans ma salle de bains. Avec la Erborian, mais la Erborian, les couleurs ne correspondent pas à mon teint donc je ne peux la porter seule alors que celle-ci si. En temps
normal, je porterais plutôt la teinte 1, la claire destinée à la base aux Asiatiques, mais cete été, vu que j'ai bronzé, c'est la teinte 2 qui me va comme un gant.

D'ailleurs, je pense que c'est parce que je suis bronzée et que donc mon teint n'est pour une fois pas dégueulasse que j'ai pris goût à n'utiliser qu'une BB pour mon teint. Pourtant, j'ai en général du mal à vivre sans mon fond de teint, même en vacances (j'en ai même mis parfois pour aller à la plage, c'est pour dire). Mais là, ça fait plus d'un mois que je n'ai pas ouvert mon tube, et même si je suis rentrée à Paris, je n'en ai pas ressenti l'envie pour l'instant. Car finalement, cette Age Defense, c'est peut-être une BB mais niveau couvrance, elle est plutôt pas mal. Ce qui je trouve pêche dans les autres produits.

D'ailleurs, de prime abord, cette BB peut faire peur. La texture, comme les vraies, est une pâte épaisse, un peu mastic. Tu ne l'appliques pas comme un fond de teint. Il faut d'abord en mettre très peu et si besoin en rajouter. Si tu en mets beaucoup d'un coup, tu risques de prendre peur. T'as l'impression que tu ne réussiras jamais à bien l'étaler. Et pourtant, une fois appliquée, tu as bien le résultat peau presque nue d'une BB, genre voile sur la peau. Elle unifie le teint et laisse un fini poudré. Il y a un vrai résultat maquillage mais ça reste tout de même discret, quasi invisible. Mais la couvrance est là, c'est ce que j'aime. Bien sûr, si vous avez un bouton, ça ne suffira pas à la camoufler, il faudra ajouter du correcteur, mais il sera tout de même atténué.

Moi qui ait vu passer pas mal de BB Cream où il n'y avait aucune différence avant/après, mais vraiment aucune, c'est assez rafraîchissant. Là, on voit bien évidemment la peau en transparence, c'est un peu le principe d'une BB, mais cette peau est améliorée. Alors, bien sûr, le terrain est de meilleure qualité qu'en temps normal, donc il y a moins de travail, mais n'empêche, elle me plaît bien. Même si je sais que je retournerais au fond de teint cet hiver. Mais en attendant, elle m'a permis d'alléger vraiment ma routine teint et maquillage. Ce qui est déjà un petit miracle en soi. Elle mérite donc amplement d'être dans mon top 3 des BB Crèmes (ne me reste plus qu'à trouver la 3è).
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