C’est marrant comme on évolue avec le temps. Pendant très longtemps, le blush et moi, ça n’a pas été ça. Dans ma prime jeunesse, ce qui m’a fait sauter le pas du maquillage, ce n’est ni le fard à paupières, ni le rouge à lèvres, ni le vernis (que je collectionne pourtant aujourd’hui) mais le travail du teint (déjà, à l’époque, mon teint était un problème). Mais pour moi, le travail du teint, c’était uniquement le fond de teint. Je boycottais poudre et blush (qui était en poudre aussi alors) car ma peau n’aimait pas la poudre justement. Donc pendant longtemps, je n’ai pas mis de blush. Ce qui me semble aujourd’hui une hérésie. Ca me faisait ainsi parfois la face plate. Je m’en rendais compte mais non, le blush, c’était pas possible.
Déjà, ça ne collait pas avec ma peau et je n’arrivais pas à en appliquer correctement (c’est-à-dire de façon discrète et symétrique). Quand les blush liquides ont été à la mode, je m’y suis un peu mise mais, même là, je n’accrochais pas. D’ailleurs, au début du blog, quand je voyais la collection de blush de certaines blogueuses, j’avoue je ne comprenais pas. Quel était l’intérêt ? Pour moi, avoir un seul blush rose, ça suffisait. Et puis j’ai évolué un chouïa et ai admis qu’il m’en fallait aussi un orange. Mais, petit à petit, sans même m’en apercevoir, j’ai changé. Et je me suis rendue compte dernièrement qu’en fait je commençais moi aussi à en avoir pas mal. Moi aussi j’avais finalement une petite collection.
J’ai eu cette épiphanie avant les vacances quand j’ai craqué simultanément pour deux nouveaux blush. Qui ne sont pas des nouveautés mais que j’ai redécouverts dans mes tiroirs magiques. Deux blush crèmes forcément car je me suis rendue aussi compte que ce qui avait déclenché cette collectionnite aiguë, c’était justement la déferlante de blush crèmes. J’en ai un ou deux poudres, quelques uns liquides, mais j’amasse surtout les crèmes. Le premier à m’avoir séduit est le Blush Velouté Peach Nude de By Terry.
Un jour je cherchais un blush discret dans les tons chauds pour aller avec mes lèvres orange, ce qui m’a permis de retrouver ce blush By Terry sorti il y a quelques années. Une belle surprise qui ne méritait pas d’être mis au placard si longtemps. Quand je porte du rouge à lèvres orange, je suis parfois bien embêtée. Avec quoi le porter ? En effet, la plupart du temps les blush abricot et orange ne me vont pas parce que j’ai la peau très blanche (sauf maintenant où je suis un peu bronzée mais ça ne m’arrive pas souvent). La différence peau blanche et blush orange sur moi est alors trop marquée et ça me choque. Ca peut marcher sur certaines, mais sur moi je n’aime pas. Ca fait trop années 80 en plus. Celui-ci est très bien parce que même s’il est dans des tons orangés, la teinte est discrète et légère. Comme en plus, il se fond parfaitement et facilement sur la peau, ça rehausse juste les pommettes, tout en subtilité. Il est bien crémeux et agréable à porter en plus.
Mon deuxième coup de cœur est la Crème de Blush d’Yves Saint Laurent. Bon, c’est du YL donc je l’avoue, c’était un peu gagné d’avance. J’ai ce produit depuis hyper longtemps mais effrayée par le blush que j’étais, je ne l’avais jamais utilisé. J’ai la teinte numéro 2. Sur le site de la marque, ils disent que ça correspond à un rose poudré mais je ne le trouve pas si poudré que ça, il a même pas mal de caractère. Là encore, on est dans un blush crème mais dans des tons froids cette fois. Et un peu plus intense que le By Terry. Enfin, il a un fini poudré.
Comme toujours (et c’est ce que j’aime chez Yves Saint Laurent), on est dans du maquillage bien pigmenté. Et même si c’est un classique rose, la teinte est bien intense. Il vaut mieux éviter donc d’y aller avec le dos de la cuillère. A la première application, je me suis faite un peu avoir. Mais comme il est hyper facile à travailler, j’ai rattrapé le coup très rapidement et sans prise de tête, en estompant juste au doigt (de toute façon, je trouve les blush crème en général très faciles à travailler même si tout dépend des habitudes, certaines filles habituées au blush poudre n’arrivent pas à manier les textures crèmes alors que je trouve ça d’une simplicité extrême).
Selon nos envies, on peut donc jouer sur l’intensité : d’un fini teint de poupée avec joues roses assez intense à un résultat plus discret, genre j’ai le rose qui me monte aux joues naturellement. Mais toujours sophistiqué grâce au fini poudré. Bref, il me plait bien aussi celui-ci. Surtout que son packaging über chic ne gâche rien. Et voilà comment ma collection de blush s’agrandit de jour en jour. Etonnant ! Je ne m’y attendais absolument pas.



