mercredi 5 novembre 2014

Payot versus So' Bio Etic : le match des démaquillants yeux biphasés


En grande adepte de l’huile démaquillante, j’avais oublié ce que ça faisait d’utiliser un produit spécifique pour les yeux. Pourtant, à une époque, je ne concevais pas mon nettoyage du soir sans l’utilisation d’un démaquillant pour les yeux. J’ai eu ma phase. Mais ça c’était avant de trouver des huiles bien efficaces pour retirer tous mes maquillages hyper pigmentés du regard  sans me piquer et me brûler les yeux. Sauf que bon, forcément, vu les nombreux tests que je fais, je ne vise parfois pas tout à fait juste. Et il m’arrive encore de tomber sur des démaquillants qui me piquent les yeux. Quand le produit ne me plait pas, je le donne tout de suite à une copine plus tolérante. Mais s’il me plait, je continue à l’utiliser (ok, peut-être moins souvent) et j’adapte mon rituel. Mais cet été, comme j’avais envie de finir mon Baume Soyeux Ixxi qui ne pouvait être utilisé sur la zone du regard, je me suis remise au démaquillant pour les yeux. Et pour rendre ce comeback dans ma routine beauté plus amusant, j’ai décidé d’en tester deux en même temps pour vous faire un match. 


Comment ai-je choisi les deux produits à opposer ? Eh bien absolument pas selon des critères rationnels (genre mêmes promesses, sortis en même temps, nouveautés, etc.). Non, rien de tout cela, cet été je n’avais pas vraiment le temps de me pencher sur de telles considérations. J’ai tout simplement pris les deux premiers qui me sont tombés sous la main. Oui, un choix au pif donc. Bon, ils ont quand même un point commun : ce sont des biphasés, mais sinon… Après, ça n’empêche d’avoir deux vrais tests de démaquillants, ça n’enlève rien à mon avis sur les produits. Alors oui, j’aurais pu en opposer plus de deux, mais le but était juste de m’accompagner jusqu’à ce que je finisse mon tube de baume Ixxi. Je savais qu’après, j’allais retourner à mon huile qui fait tout. Pas la peine donc d’ouvrir tous mes flacons de démaquillants yeux sachant qu’un tel produit ne se conserve que 6 mois une fois ouvert. Je ne m’imaginais pas faire un tel gâchis même au nom de la science bloguesque. Allez, trêve de blabla, place au match. Je vais donc opposer aujourd’hui le Démaquillant Yeux et Lèvres Efface’ Cils Douceur de Payot au Démaquillant Yeux Ultra Doux de So’ Bio Etic.


Démaquillant Yeux et Lèvres Efface’ Cils Douceur, Payot
Bon alors je l’ai terminé avant d’avoir pu prendre les photos donc tu ne peux pas le voir mais il s’agit d’un démaquillant biphasé. En général, c’est ce que je préfère pour les démaquillants yeux car ce sont souvent les plus efficaces. Et j’ai bien besoin de cette efficacité vu la tonne de pigments et les nombreuses couches de mascara dont je me tartine.

Ce qu’en dit la marque : Cette lotion biphasée rafraîchissante est formulée à partir d’huiles ultra fines pour éliminer parfaitement le maquillage des yeux, même intense et résistant à l’eau. Il convient aux yeux les plus sensibles et aux porteurs de lentilles.

Ce que j’en pense : Effectivement, j’ai les yeux sensibles et suis porteuse de lentilles et je l’ai utilisé sans problème. Pour ce qui est de son efficacité, je valide aussi. Avec un seul coton, je venais à bout du maquillage d’un œil sans avoir à frotter comme une malade. Ca peut vous paraître basique et normal, mais chez moi, avec certains de mes maquillages, ce n’est pas toujours aussi facile. Petit bémol tout de même : il me laissait parfois la petite trace noire sur le ras de cil inférieur. Parfois je l’avais le soir, d’autres fois en me réveillant, et certains jours rien. Mais bon, ça m’est arrivé avec quasi tous les démaquillants yeux testés jusqu’ici. En fait, c’est parce que j’utilise des mascaras bien coriaces et bien noirs. Et c’est pour ça aussi que je suis une telle adepte de l’huile, c’est la seule méthode à venir vraiment et totalement à bout de mes make-up.

Le plus : pas trop gras et ne pique pas les yeux.
Le moins : son prix. Il tourne autour de 23 €, et quand on se maquille beaucoup, il descend assez vite. Il doit tenir un mois environ. Sachant qu’il y a de nombreux démaquillants tout aussi efficaces mais moins chers…


Démaquillant Yeux Ultra Doux, So’Bio Etic
Il s’agit là aussi d’un démaquillant biphasé. Et il est bio. Comme tu le sais, je ne suis pas très bio. Je trouve souvent que la sensorialité des textures est moins bonne, ou je n’aime pas le parfum (je déteste les parfums verts), ou c’est bourré d’huiles essentielles (que je déteste aussi) ou il y a un vrai manque d’efficacité. Bref, j’aime le chimique. Après, on nous répète tellement que le bio s’est amélioré et est désormais à la hauteur de la cosmétique traditionnelle que j’ai décidé de traiter les cosmétiques bio comme s’ils n’en étaient pas. Pas de problème pour en ajouter à ma routine, pas parce qu’ils sont bio mais parce que quelque chose chez eux (promesse, parfum, etc) me plait. Là, j’avais besoin d’un démaquillant yeux et le hasard a fait qu’il était bio.

Ce qu’en dit la marque : « Non irritant et apaisant, il convient aux yeux sensibles et aux porteurs de lentilles. Grâce à sa texture bi-phase non grasse, ce démaquillant yeux est idéal pour éliminer avec douceur et efficacité tous les types de maquillage. »

Ce que j’en pense : Je dis oui sur le côté non irritant, il ne m’a absolument pas piqué les yeux. Pour le côté apaisant, je ne saurais te dire,  mais sa formule intègre de l’eau florale de bleuet qui est effectivement connue pour ses vertus calmantes (et utilisée dans de nombreux démaquillants yeux). Après, pour l’efficacité, elle est clairement à revoir. Sur moi, ce n’était pas du tout ça. C’est même pas qu’il me fallait deux cotons pour venir à bout du maquillage d’un œil, c’est que ça ne démaquillait pas du tout. Bon, ça enlevait un peu le gros mais c’est tout et après ça ne bougeait plus. En fait, il y avait comme un second effet kiss cool : ça étalait les pigments du maquillage et ça les « collait » à la peau. Et après, le make-up ne voulait plus bouger. J’avais beau repasser le coton imbibé dessus, rien. Pourtant, quand je l’ai utilisé cet été, je me maquillais très peu : un fard doré, du crayon noir (mais seulement sur le ras de cil supérieur) et du mascara. Mais je crois qu’il n’aimait pas mon mascara, trop pigmenté. Le passage du coton étalait ses pigments et après j’avais le contour de l’œil tout noir, un noir qui refusait de partir. La seule solution que j’ai trouvé pour nettoyer ce gros pâté, ça a été l’huile démaquillante. Et encore, alors qu’elle est d’habitude ultra efficace, à chaque fois, elle rame pour venir à bout de ce pâté noir créé par le démaquillant. Je te dis, la couleur est comme collée à ma peau. Je n’ose imaginer ce que ça donnera si je l’utilise sur un de mes maquillages ultra pigmentés. Bref, je ne m’en suis pas débarrassée parce que je n’aime pas gâcheer mais je ne l’utilise depuis qu’en de rares occasions.

Le plus : il est bio (pour certaines, c’est un plus).
Le moins : son manque total d’efficacité.

Le résultat
Si, clairement, le démaquillant Payot est le grand gagnant de ce match, car il est bien plus efficace (ou pour être plus précise, lui est tout simplement efficace), aucun des deux produits n’a réussi à vraiment conquérir mon cœur de beauty addict. Je préfère toujours utiliser une solution démaquillante tout en un. Rien ne pourra détrôner mon amour de l’huile qui peut s’utiliser sur le visage, les lèvres ou les yeux. Ca fait gagner tellement de temps le soir et il n’y a pas plus efficace. Et puis même si je décidais d’un coup de me remettre à un produit spécifique pour les yeux, certains démaquillants testés auparavant m’ont plus marquée et plus séduite (et certains moins chers en plus comme chez Vichy ou Mixa).

Bon, on en pense quoi de ce petit match ? Ca vous plait comme format ou préférez les reviews pures et simples d’un produit à la fois ? Moi, j’aime bien, je trouve que ça se prête à certains produits.

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dimanche 2 novembre 2014

Mes cheveux ont-ils eux aussi craqué pour la marque Aussie ?


Il y a quelques mois, la planète beauté était en émoi : la marque Aussie débarquait enfin en France. Et pour l’occasion, la marque au kangourou ne faisait pas les choses à moitié. J’ai ainsi eu la chance de voir sonner à ma porte un beau surfer torse nu pour m’annoncer l’arrivée de ces produits cultes chez Monoprix. Une arrivée attendue depuis longtemps par de nombreuses beauty addicts. Bon, je t’avoue quand même que moi je ne connaissais pas du tout. Oui, c’est la honte pour l’obsédée des cheveux que je suis. Car j’ai découvert ensuite que cette marque était très connue hors de France (c’est mon problème, je suis trop franco centrée). D’ailleurs, en faisant mes petites recherches pour apprendre à mieux la connaître, je suis même tombée sur quelques beautystas françaises tellement accro qu’elles commandaient sur internet ou faisaient le plein quand elles partaient à l’étranger. Il faut dire qu’Aussie bénéficie d’un très bon bouche à oreille : consommatrices et même coiffeurs ayant utilisés la marque semblent en être fans. J’avais donc assez hâte de tester ces produits tant vantés.


Mais avant de vous dire ce que j’en pense, petit retour sur la marque (même si je ne vais peut-être rien vous apprendre tellement on a parlé d’elle ces derniers temps sur la blogo beauté). Malgré ce qu’on pourrait penser au premier abord (vu son nom qui désigne aussi en argot les Australiens et son logo qui est un kangourou), la marque n’est pas australienne. Après petite recherche je ne suis même pas sûre qu’elle soit vendue en Australie. En fait, elle a été fondée par un coiffeur professionnel américain qui, lors d’un voyage au pays des kangourous en 1979, découvre la richesse de la nature australienne. Il décide alors d’utiliser ces ingrédients naturels pour chouchouter nos cheveux. D’où sa forte identité australienne. Bon, depuis, la marque a bien grandi et fait désormais partie du groupe P&G (Procter & Gamble Beauty) qui possède également, entre autres, Pantène, Wella ou Head & Shoulders, donc qui s’y connait quand même un peu en cheveux. Mais Aussie se démarque de ses (con)sœurs par sa philosophie : elle veut dédramatiser le soin du cheveu et rendre ça fun. Ce qu’elle transmet par son slogan assez marrant : « Il n’y a pas que les cheveux dans la vie mais c’est un bon début ». Cela se traduit par des gammes courtes, des produits faciles à utiliser qui agissent rapidement et des parfums sensoriels. Le but : prendre soin de ses cheveux sans se prendre la tête.

La marque a débarqué au mois de mai dernier avec six gammes et a rapidement conquis les beautystas. Je ne compte plus les articles dithyrambiques sur la blogo beauté. J’ai d’ailleurs de nombreuses beauty copines (ou blopines) autour de moi qui ont complètement succombé à la marque. L’idée qui revenait le plus souvent, c’est que ça avait complètement transformé leurs cheveux, qui depuis étaient plus beaux, plus légers, toussa toussa. Au début de l’été, mes cheveux s’étant transformés en paille (le résultat de deux ombrés hair et de l’exposition au soleil), j’attendais donc beaucoup de ces produits vu à quel point ils m’avaient été vantés. Eh bien, spoilert alert, j’attends toujours. Sur moi, on peut dire que ça a fait pschitt. J’ai pu tester la gamme Miracle Moist, pour les cheveux secs et abîmés. Donc un peu ma problématique du moment. La marque nous dit que cette gamme dont la formule contient de l’huile de macadamia apporte de la douceur aux cheveux et les rend souples et hydratés. La gamme en elle-même est composée de trois produits : un shampooing, un après-shampooing, et le 3 MM, le 3 Minute Miracle, le produit star de la marque. Grâce à sa formule intégrant de l’extrait de mélisse de citronnelle d’Australie, le 3 Minute Miracle Reconstructor « adoucit les cheveux rêches et les laisse brillants et plein de santé ! Un soin qui répare et hydrate en profondeur pour des cheveux ravivés en 3 minutes seulement. » (je cite). Le miracle de ce Reconstructor étant justement qu’il est censé reconstruire de beaux cheveux en seulement 3 minutes. 


Pour une fois, j’ai voulu faire les choses bien : j’ai testé les trois produits en même temps, dans la même routine. Comme ça, si je remarquais une amélioration, je saurais à qui l’attribuer. Mais d’amélioration, il n’y a pas eu. Concrètement, le shampooing fait bien le job, il lave. L’après-shampooing, je suis moins fan car il ne démêle pas super bien. Heureusement, le 3MM compense en démêlant mais l’action soin « transformatrice de cheveux » tant vantée n’a pas été flagrante sur moi. Mes cheveux sont restés exactement les mêmes. Pas pire hein, mais pas mieux non plus. Là un peu déçue, je me suis dis : pourquoi elles et pas moi, qu’est-ce que j’ai fait de mal (mauvaise utilisation ?), pourquoi ça ne marche pas (sur moi) ? Je voulais vraiment expérimenter les bienfaits tant vantés par les blopines (traduction : copines blogueuses). Bon, puisque ça ne fonctionnait clairement pas sur ma chevelure, je me suis dit que j’allais tenter de vivre cet effet waouh par procuration au moins. J’avais un autre 3 Minutes Miracle Reconstructor en stock et je l’ai légué à une copine pas trop beauty addict mais qui mourrait d’envie de tester la marque car son coiffeur ne lui en avait dit que du bien. Elle en attendait donc beaucoup. Mais chez elle aussi RAS, rien à signaler. Pourtant avec ses cheveux frisés et donc bien secs, elle était également la cliente idéale de ce 3MM. Mais pour nous, pas d’effet Aussie. Je pense qu’on n’était pas faites pour la marque. En plus de n’avoir pas vu de résultat, on n’a toutes les deux pas du tout adhéré au parfum de bubble-gum des produits que tout le monde adore. C’est comme ça, parfois le courant ne passe pas. 


Attention, je ne dis pas que ce sont de mauvais produits. Les cosmétiques, c’est comme ça, ça marche sur certaines personnes et pas sur d’autres. Et cette fois, moi, je n’ai pas eu le droit à mon miracle. Donc pour moi, c’est une gamme de produits capillaires classiques. Même si j’y crois quand les copines disent que ça a changé leurs cheveux car, après leur premier test, elles continuent à acheter des produits de la marque. Mais clairement, malgré le super bouche à oreille dont bénéficie Aussie, je pense qu’il faut être consciente qu’il n’y aura pas d’effet waouh pour tout le monde. Si vous avez envie de craquer et de tenter votre chance, allez-y, vous y aurez peut-être droit (laissez peut-être tomber l’après-shampooing). Les prix étant assez raisonnables (7 et 9 €), on peut s’y essayer sans se ruiner. Si ça ne marche pas, pas de rancune alors, on n’y aura pas laissé ses économies. Je précise toutefois, car je sais que certaines se sont posées la question : oui, Aussie met en avant ses ingrédients naturels venus d’Australie, c’est sa marque de fabrique. Mais les formules en soi ne sont pas « naturelles » ou « bio ». Ce sont des formules classiques. D’ailleurs, je précise, car je sais que c’est désormais l’obsession de certaines : oui, les produits contiennent des sulfates et parfois silicones (je vous ai mis une photo des trois INCI). Bon, tu le sais, moi, ça ne me dérange pas.

Et vous, vous avez aussi testé Aussie ? Et si oui, vous faites partie de quel camp : l’effet waouh ou le mien ?
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dimanche 26 octobre 2014

On craque ou pas pour les eyeliners Night Series de Nars et leur couleur profonde ?


J’ai l’impression que ça fait une éternité qu’on n’a pas parlé de maquillage par ici. Probablement parce que ça fait vraiment une éternité. A la base, c’était pourtant mon truc, ma petite obsession. Sauf que par manque de temps, les trois derniers mois, je me suis maquillée à peu près toujours pareil. Et je ne fais pas seulement le même maquillage, j’utilise aussi toujours les quelques mêmes produits pour le réaliser. Résultat, je n’ai pas testé beaucoup de nouveautés ces temps-ci et, forcément, peu de nouveaux produits se sont faits une place dans ma trousse de maquillage. Bon, il y a tout de même quelques exceptions (sinon, je pense que je serais morte d’ennui, je reste une beautysta dans l’âme). Ainsi, j’aime tellement la marque Nars que dès que je reçois des nouveautés, je n’ai qu’une hâte, les tester. Et souvent, elles ne tardent pas à rejoindre de façon permanente ma routine maquillage.


Ca a été le cas des crayons pour les yeux Night Series. Dans sa collection automne 2014, Nars a lancé les eyeliners Night Series, quatre liners au format crayon. Leur particularité selon la marque : une formule innovante qui s’applique en douceur et permet de créer toutes sortes d’effets en une seule application et des couleurs constituées de fines micro-nacres scintillantes noires teintées. Oui, pas très clair tout ça. Ca nécessite une petite traduction je trouve. Concrètement, côté formulation, la pointe du crayon est ferme mais reste onctueuse, pour une application agréable. Ca glisse bien sur la paupière et ça ne fait pas mal. Côté couleur, cette collection rend hommage à la nuit avec une réinterprétation du noir. Elle est ainsi composée de quatre couleurs profondes : un vrai noir et trois faux noirs. Il y a d’abord Night Clubbing, un noir profond constellé de nacres dorées, Night Flight, un noir aux touches de bleu cobalt, Night Bird, un noir enveloppé de violet nacré, et Night Porter, un noir vert émeraude. Nouvelle traduction : on a donc un noir parsemé de nacres or, un bleu, un vert et un violet très foncés.

Au soleil

Le hasard a pour une fois bien fait les choses puisque j’ai en ma possession Night Clubbing, le noir, et Night Flight, le bleu. Justement les teintes qui m’attiraient le plus. J’ai commencé à tester ces deux eyeliners début août et je n’ai porté qu’eux jusque fin septembre. Pourtant, même si je ne les ai plus quittés pendant deux mois, j’ai un avis mitigé dessus. On pourrait croire que cette utilisation exclusive rimerait avec une totale approbation, mais non. Car s’ils ont des qualités certaines, ces eyeliners ont aussi de nombreux défauts. Commençons par leur couleur. Je ne parlerais que des deux teintes en ma possession mais je pense que mes conclusions peuvent aussi s’appliquer aux deux autres. Comme vous pouvez le voir sur les swatchs (pris sous différentes luminosités), elles sont superbes. Les nacres dorées illuminent le noir, qui est bien noir et profond et pas grisâtre. Et ce bleu bien foncé et pigmenté, c’est tout ce que j’aime. Le hic, c’est que la couleur des liners swatchés sur le bras n’est pas la même que celle obtenue quand tu les utilises classiquement sur les yeux. Quand je faisais mon trait au ras des cils, les nuances des deux couleurs ne ressortaient pas trop. On avait l’impression que c’était juste des noirs classiques. Sous grand soleil, on pouvait peut-être voir quelques reflets, mais c’était infime. En fait, il y a bien  une différence de couleurs entre les deux. Une fois, je me suis emmêlée les crayons et j’en ai posé un différent sur chaque œil. Et en spécialiste, j’ai vu que le résultat n’était pas tout à fait le même (un œil lambda lui ne remarquera rien). Mais tu voies la différence par comparaison des deux, utilisés seuls, c’est juste des noirs. 

Lumière naturelle

En fait, ça m’a rappelé le trio Arabian Night de Nars avec lequel j’avais rencontré le même problème. Dans le godet et sur les swatchs sur le bras, c’était un noir pailleté, un violet profond et un bleu foncé. Mais posés sur la paupière, il n’y avait rien à faire, tous les fards ressortaient juste noirs. Là, c’est la même chose. Dommage, car les teintes sont belles. (La conclusion, c’est ne crois jamais quelqu’un qui te donne son avis sur un produit en l’ayant juste swatché sur son bras, il faut le porter pour savoir vraiment ce qu’il vaut). Et là, tu te dis : mais pourquoi alors les avoir portés deux mois non stop si leur couleur n’allait pas ? C’est pas qu’elle n’allait pas, c’est que je m’attendais à quelque chose de plus flagrant. Disons que c’est une demi déception, car après tout, la marque les annonce bien comme des noirs et pas un bleu, un violet et un vert, on peut dire que j’étais prévenue. Et puis, de toute façon, cet été, je voulais justement quelque chose de sobre. Donc leur couleur m’allait très bien. Et comme ils étaient faciles et agréables à utiliser, je leur suis restée fidèle. La pointe glisse bien, ne fait pas mal, la couleur est intense et opaque dès le premier passage et il est plutôt longue tenue (même si j’ai eu droit à quelques bavures certains jours).

Flash : là, tu peux voir que les reflets se voient moins

Alors on craque ou pas ? Si vous avez un budget make-up conséquent et que vous adorez Nars, je répondrais pourquoi pas. Si non, j’ai beau moi aussi adorer la marque, je pense qu’on peut s’en passer. Parce qu’il y a de nombreux crayons noirs tout aussi bien et moins chers (ceux-ci sont à 25 € quand même). Surtout que j’ai rencontré un petit problème à cause du format du liner. C’est donc un crayon à l’intérieur duquel il y a une fine mine qui sort petit à petit quand tu tournes sa base. Il y a également un taille-crayon caché au bout du crayon pour affûter la mine quand tu en as besoin. C’est bien. Sauf que cette mine, à la fois ferme et tendre, elle est fragile. Et comme je suis un petit peu une sauvage, surtout quand je suis pressée, eh bien je l’ai cassée à plusieurs reprises. Soit en la taillant, soit en appuyant trop fort quand j’étais en train de l’appliquer. Résultat, j’ai perdu une certaine quantité de produit (déjà que t’en as moins quand c’est une mine de ce genre et pas un crayon classique). Sans compter que la mine en elle-même s’use vite (donc tu la tailles souvent). Bref, tout ça pour dire que j’ai quasi terminé ces deux crayons en deux mois. Moi qui, je crois, n’ai jamais fini un crayon pour les yeux de ma vie de beautysta, ça m’a soufflé. Ok, je les ai utilisés tous les jours mais ça veut dire qu’ils tiennent un  mois en utilisation intensive. Ca fait pas beaucoup. Et donc ça revient cher. Mon côté raisonnable me dit donc qu’il vaut mieux se diriger vers un produit qui durera plus longtemps. Ce ne sont pas les crayons noirs qui manquent. Les reflets auraient été plus prononcés, les « plus » du produit l’auraient peut-être emporté sur les « moins », mais là je me dis autant investir sur des produits de la marque plus bluffants (et il y en a, beaucoup).
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