En temps normal, l’addict aux rouges à lèvres que je suis te
présente une ou deux trouvailles par semaine. Mais là, je ne sais pas si tu as
remarqué, rien depuis dix jours. Depuis ce dimanche maudit où le bouton de
fièvre opéra un big come-back. Ah, le bouton de fièvre ! Cette
horreur ! Ce truc qui te défigure pendant des jours et des jours. Fut un
temps, j’en avais tous les mois, youpi ! Mais ces derniers mois, j’avais
presque réussi à l’oublier, je n’en avais pas eu depuis une éternité. Un vrai
petit miracle. Et puis pouf, un dimanche, de nouveau cette sensation de
picotement/échauffement qui annonce le retour du maudit. L’habitude fait que je
suis capable de reconnaître immédiatement les premiers signes de son arrivée.
En général, je me jette alors sur mon Activir. Mais comme ça faisait un an que
je n’en avais pas eu besoin, je n’en avais plus à la maison. Et on était
dimanche donc toutes les pharmacies du coin étaient fermées.
Là, je me dis que peut-être mon baume Carmex pourrait aider.
Je me souvenais vaguement avoir lu que le camphre avait une action anti boutons
de fièvre, un truc du genre. Alors même si je ne le supporte pas, j’étais prête
à faire ce sacrifice. Mais évidemment, impossible de remettre la main dessus
(comme toujours quand j’ai besoin de quelque chose). Et puis pas le temps de
chercher, j’étais déjà en retard pour le brunch. J’ai donc filé en croisant les
doigts pour qu’en fait cette sensation d’échauffement ne soit pas ce que je
pense (même si au fur et à mesure qu’elle se faisait plus intense, le doute
n’était plus permis). Quand j’ai fini par rentrer chez moi, je me suis dit que
c’était trop tard pour faire quelque chose et j’ai abandonné toute lutte. Tant
pis, j’aurais un bouton de fièvre, quitte à rester cachée toute la semaine.
Et puis le lendemain, je me suis réveillée et ai découvert
le truc le plus énorme auquel j’ai jamais été confrontée (pourtant, j’en ai eu
des spécimens). Avec ma lèvre hyper gonflée, on aurait dit l’enfant caché
d’Angelina Jolie et d’Elephant Man. Bref, impossible de rester sans rien faire.
Et puis je me suis souvenue que je gardais précieusement un traitement anti
boutons de fièvre Urgo. J’avais totalement zappé n’en ayant pas eu besoin
depuis que je l’avais. Je savais que le jour viendrait où j’en aurais
terriblement besoin (sauf que ce jour est arrivé plus de 6 mois plus tard, une
rareté, d’où l’oubli). Je l’ai donc sorti de sa cachette en croisant les doigts
pour qu’il me sauve la face (c’est peu de le dire), tout en n’espérant pas de
miracle non plus vu le gigantisme du truc.
Le nom exact de mon sauveur est Urgo Bouton de Fièvre et il
s’agit d’une sorte de pansement gel à appliquer sur la zone du bouton. En fait,
tu appliques le gel avec des petits bâtonnets en plastique et en séchant, il
forme un film invisible sur la lèvre qui isole le bouton mais va aussi le
traiter. Voilà comment la marque décrit son rayon d’action :
« soulage des picotements, démangeaisons et brûlures, limite la sortie du
bouton, limite la formation de vésicules et de croûtes, favorise la
cicatrisation, limite la contamination ». Ah, la contamination ! Je
t’avoue que c’est un truc qui me fait flipper. Pas forcément la contamination
des autres mais une auto contamination. En fait, ma phobie c’est de me
contaminer les yeux ! (j’ai un truc avec les yeux). Je ne sais même pas si
c’est possible mais ça me fait flipper. Mais ce film agissant vraiment comme un
isolant, j’avoue avoir été rassurée.
Et puis surtout, alors qu’en général, quand j’ai un bouton
de fièvre, j’en prends pour deux semaines environ, le temps de dégonfler puis
de cicatriser, là, jeudi ça ne se voyait quasi plus. Enfin, moi je le voyais
parce que je savais qu’il était là mais c’était invisible d’un point de vue
extérieur. Plus du tout gonflé et zéro croûte. En fait, dès mardi (le lendemain
du premier jour de traitement), on avait déjà l’impression que d’un point de
vue esthétique c’était revenu à la normale. Je te dis pas mon état de joie et
bonheur. Franchement, j’y croyais pas mais je ne peux attribuer cette
amélioration qu’à ce traitement. Les premiers jours, j’en appliquais 3 fois par
jour (en couche épaisse quand je restais à la maison, plus fine quand je
sortais que ça reste bien invisible et que je puisse déposer du baume coloré
par-dessus). Ca picote un peu (parfois beaucoup) après la pose mais après
effectivement tu ne sens presque plus ton bouton.
Limite, sur moi, je trouve ça plus efficace que l’Activir.
Enfin, une fois que le bouton de fièvre est là. Quand je prends les symptômes
tôt, l’Activir marche bien sur moi mais dès que le bouton a éclos, l’action est
beaucoup moins visible. C’est pour ça que je n’y croyais pas au début car ce
bouton là était bien développé voire surdéveloppé. Mais si, ce petit pansement
gel lui a fait sa fête. Je me dis donc qu’il doit être encore plus efficace
quand on prend les symptômes tôt.
J’ai ainsi pu retrouver mes chers rouges à lèvres plus tôt
que prévu (nan, parce que ce qui m’énerve aussi quand j’ai un bouton de fièvre,
c’est que je dois arrêter les rouges à lèvres intenses pendant toute la durée
du truc, et ça c’est dur et bien trop long). Le hic : je me suis motivée à
ressortir les vieux rouges à lèvres pour les finir. Trop vieux peut-être parce que
pas longtemps après la pose de l’un d’entre eux, un nouveau bouton de fièvre
faisait son apparition. Damned, je suis maudite ! Bon, j’ai ma solution désormais
mais mon dernier conseil pour finir cet article sur ce sujet peu glamour :
collectionner c’est bien mais après un certain temps, mieux vaut jeter à la
poubelle certains produits. Bref, c’est pas encore tout de suite qu’on reverra
du rouge à lèvres par ici. Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.