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mercredi 13 février 2013

Vade Retro bouton de fièvre

 En temps normal, l’addict aux rouges à lèvres que je suis te présente une ou deux trouvailles par semaine. Mais là, je ne sais pas si tu as remarqué, rien depuis dix jours. Depuis ce dimanche maudit où le bouton de fièvre opéra un big come-back. Ah, le bouton de fièvre ! Cette horreur ! Ce truc qui te défigure pendant des jours et des jours. Fut un temps, j’en avais tous les mois, youpi ! Mais ces derniers mois, j’avais presque réussi à l’oublier, je n’en avais pas eu depuis une éternité. Un vrai petit miracle. Et puis pouf, un dimanche, de nouveau cette sensation de picotement/échauffement qui annonce le retour du maudit. L’habitude fait que je suis capable de reconnaître immédiatement les premiers signes de son arrivée. En général, je me jette alors sur mon Activir. Mais comme ça faisait un an que je n’en avais pas eu besoin, je n’en avais plus à la maison. Et on était dimanche donc toutes les pharmacies du coin étaient fermées.


Là, je me dis que peut-être mon baume Carmex pourrait aider. Je me souvenais vaguement avoir lu que le camphre avait une action anti boutons de fièvre, un truc du genre. Alors même si je ne le supporte pas, j’étais prête à faire ce sacrifice. Mais évidemment, impossible de remettre la main dessus (comme toujours quand j’ai besoin de quelque chose). Et puis pas le temps de chercher, j’étais déjà en retard pour le brunch. J’ai donc filé en croisant les doigts pour qu’en fait cette sensation d’échauffement ne soit pas ce que je pense (même si au fur et à mesure qu’elle se faisait plus intense, le doute n’était plus permis). Quand j’ai fini par rentrer chez moi, je me suis dit que c’était trop tard pour faire quelque chose et j’ai abandonné toute lutte. Tant pis, j’aurais un bouton de fièvre, quitte à rester cachée toute la semaine.


Et puis le lendemain, je me suis réveillée et ai découvert le truc le plus énorme auquel j’ai jamais été confrontée (pourtant, j’en ai eu des spécimens). Avec ma lèvre hyper gonflée, on aurait dit l’enfant caché d’Angelina Jolie et d’Elephant Man. Bref, impossible de rester sans rien faire. Et puis je me suis souvenue que je gardais précieusement un traitement anti boutons de fièvre Urgo. J’avais totalement zappé n’en ayant pas eu besoin depuis que je l’avais. Je savais que le jour viendrait où j’en aurais terriblement besoin (sauf que ce jour est arrivé plus de 6 mois plus tard, une rareté, d’où l’oubli). Je l’ai donc sorti de sa cachette en croisant les doigts pour qu’il me sauve la face (c’est peu de le dire), tout en n’espérant pas de miracle non plus vu le gigantisme du truc.

Le nom exact de mon sauveur est Urgo Bouton de Fièvre et il s’agit d’une sorte de pansement gel à appliquer sur la zone du bouton. En fait, tu appliques le gel avec des petits bâtonnets en plastique et en séchant, il forme un film invisible sur la lèvre qui isole le bouton mais va aussi le traiter. Voilà comment la marque décrit son rayon d’action : « soulage des picotements, démangeaisons et brûlures, limite la sortie du bouton, limite la formation de vésicules et de croûtes, favorise la cicatrisation, limite la contamination ». Ah, la contamination ! Je t’avoue que c’est un truc qui me fait flipper. Pas forcément la contamination des autres mais une auto contamination. En fait, ma phobie c’est de me contaminer les yeux ! (j’ai un truc avec les yeux). Je ne sais même pas si c’est possible mais ça me fait flipper. Mais ce film agissant vraiment comme un isolant, j’avoue avoir été rassurée.



Et puis surtout, alors qu’en général, quand j’ai un bouton de fièvre, j’en prends pour deux semaines environ, le temps de dégonfler puis de cicatriser, là, jeudi ça ne se voyait quasi plus. Enfin, moi je le voyais parce que je savais qu’il était là mais c’était invisible d’un point de vue extérieur. Plus du tout gonflé et zéro croûte. En fait, dès mardi (le lendemain du premier jour de traitement), on avait déjà l’impression que d’un point de vue esthétique c’était revenu à la normale. Je te dis pas mon état de joie et bonheur. Franchement, j’y croyais pas mais je ne peux attribuer cette amélioration qu’à ce traitement. Les premiers jours, j’en appliquais 3 fois par jour (en couche épaisse quand je restais à la maison, plus fine quand je sortais que ça reste bien invisible et que je puisse déposer du baume coloré par-dessus). Ca picote un peu (parfois beaucoup) après la pose mais après effectivement tu ne sens presque plus ton bouton.

Limite, sur moi, je trouve ça plus efficace que l’Activir. Enfin, une fois que le bouton de fièvre est là. Quand je prends les symptômes tôt, l’Activir marche bien sur moi mais dès que le bouton a éclos, l’action est beaucoup moins visible. C’est pour ça que je n’y croyais pas au début car ce bouton là était bien développé voire surdéveloppé. Mais si, ce petit pansement gel lui a fait sa fête. Je me dis donc qu’il doit être encore plus efficace quand on prend les symptômes tôt.

J’ai ainsi pu retrouver mes chers rouges à lèvres plus tôt que prévu (nan, parce que ce qui m’énerve aussi quand j’ai un bouton de fièvre, c’est que je dois arrêter les rouges à lèvres intenses pendant toute la durée du truc, et ça c’est dur et bien trop long). Le hic : je me suis motivée à ressortir les vieux rouges à lèvres pour les finir. Trop vieux peut-être parce que pas longtemps après la pose de l’un d’entre eux, un nouveau bouton de fièvre faisait son apparition. Damned, je suis maudite ! Bon, j’ai ma solution désormais mais mon dernier conseil pour finir cet article sur ce sujet peu glamour : collectionner c’est bien mais après un certain temps, mieux vaut jeter à la poubelle certains produits. Bref, c’est pas encore tout de suite qu’on reverra du rouge à lèvres par ici. Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.
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