Aujourd’hui, lectriçounette, je n’ai absolument rien à te raconter. Une pipelette comme moi, comment est-ce possible ? En fait, pour être honnête, j’ai plein de chose à te raconter, plein de produits dont je voudrais te parler, surtout du maquillage, je suis dans ma phase 100 % make-up, mais je n’ai rien à te montrer. Je suis au chômage technique. Ca fait une semaine que la pauvre parisienne que je suis n’a pas vu un coin de ciel bleu. Résultat, impossible de faire des photos décentes, il n’y a pas assez de lumière. Quand je bosse de chez moi, c’est simple, je suis dans le noir toute la journée en ce moment (merci les petites rues). Je me lève, il fait nuit, à midi, il fait nuit, et quand je me couche, il fait toujours nuit. J’ai l’impression de vivre en Finlande. J’ai bien essayé de sortir pour avoir plus de lumière mais ça ne change absolument rien.
"Tu fais quoi dans la vie ?" "Je me maquille ?" Tout de suite tu exhales le sérieux et l'intelligence.
Le soleil, tout comme le ciel bleu, s’est fait porter pale. C’est tout gris et personne n’en sourit ! Résultat mes photos sont moches de chez moches. Oui, encore plus que d’habitude. Et pourtant, j’étais toute fière dernièrement, je me la jouais styliste photo et essayais de faire des images plus sympas (on voit de moins en moins mon parquet, je ne sais pas si vous avez remarqué). Je me plaignais de la difficile vie d’une journaliste beauté mais en fait blogueuse beauté, c’est pire ! Déjà, tu te lances dans des tests hasardeux à tes risques et périls, mettant en danger ta peau et ton aura de glamour. Alors j’ai eu la chance de ne jamais faire une grosse allergie à un soin visage (pas dans mon souvenir) mais j’avais eu les yeux qui brûlent pendant pas mal de temps après l’application d’un produit censé faire pousser les cils. Et je te dis pas le nombre de fois où on m’a regardé bizarre parce que j’avais tenté un maquillage un peu aventureux pour le blog et m’était foiré.
La Beauty Paresseuse en action ;)
Le pire, c’est quand tu ne réalises pas tout de suite que c’est foiré mais les commentaires des gens que tu croisent te le font bien comprendre (et quand ces commentaires viennent de pros, collègues ou make up artists, ça fait mal). Ou même quand tu sais que c’est foiré mais que tu sors quand même avec parce que t’es une vraie testeuse et que tu veux donner un vrai avis sur le produit, pas que sur sa couleur mais sur sa tenue toussa toussa. Donc pour savoir ce qu’il a dans le ventre, faut bien le porter toute la journée (voire même le remettre, l’horreur !) Alors tu sors de chez toi, la tête pas très haute et la honte chevillée au fard à paupière. Le pire c’est que non seulement ton ego de beauty addict en prend un coup parce que tu vaux mieux que ce rouge à lèvres qui te plombe le teint mais tous ceux que tu croises et qui savent que tu est blogueuse beauté (ça marche aussi pour journaliste), ben choisissent forcément ce moment-là pour te le renvoyer en pleine face. « Pff, comment ça t’es une soi-disant pro et tu ne sais même pas te maquiller. C’est moche ton truc. Ca ne va pas avec ça. Ca ne se porte pas comme ça… » Blablabla.
Oups, beauty test raté. Ca c'est fait, le fond de teint trop clair ne me va pas. Sinon, pour le noir sur les lèvres, je crois que j'ai trouvé ma couleur.
Ben oui mais que veux-tu, moi, je prends ma mission (oui, je suis la Mère Théresa de la beauté et le blogging est ma mission) très au sérieux donc je teste. Alors oui des fois, c’est moche, j’ai honte, mais j’en suis aussi fière. Au moins, je pourrais vous dire en conscience que c’est moche (bon, j’avoue, y’a des fois, c’était vraiment trop moche et je l’ai enlevé vite fait). Et puis de toute façon, après un moment, quand t’es blogueuse beauté, ton ego tu finis par le mettre de côté. Parce qu’il y a tellement de situations où tu n’es pas a ton avantage ou carrément totalement ridicule que tu laisses couler. Tu finis même par oublier que les gens ne vivent pas dans le même monde que toi. Ces derniers temps par exemple, puisque la luminosité était pourrie chez moi, je prenais donc mes photos de maquillage dans la rue. Je dégainais mon appareil quand l’envie me prenait et je m’auto-photographiais le visage. Alors bon, j’essayais quand même de choisir une rue déserte mais apparemment à Paris même les rues peu fréquentées sont très fréquentées pile au moment où tu prends ton œil en photo.
Et il est où mon Clint Eastwood pour me prendre en photo à moa aussi ?
Au début comme j’étais hyper concentrée, je ne remarquais pas. Et puis la dernière fois, je lève les yeux et je vois quelques passants qui me regardent bizarrement et aussi un mec dans sa camionnette tranquillement en train de mater. Alors, ok, le ridicule ne tue pas mais là j’ai quand même fuis vite fait bien fait. J’admire d’ailleurs les blogueuses mode et leurs photos de streetstyle. Ok, elles ne sont pas toutes seules, elles sont avec leur photographe mais il y a souvent des passants en arrière plan qui doivent se demander ce que doit bien foutre cette fille sous-habillée pour la saison en train de minauder sur le trottoir. Dur dur la vie de blogueuse !Tout ça pour dire : nan mais rallumez la fucking lumière ! Y’en a marre là ! Paris is peut-être magique mais avec un rayon de soleil elle le serait encore plus. Je veux prendre des photos potables moi. Déjà que je distingue pas les couleurs autant que vous vous les voyez bien et pas un sombre gris à la place. Comme ça quand je vous dit que c’est vert vous pouvez me répondre que non en fait c’est bleu. Je suis frustrée parce que j’ai plein de trucs à vous dire mais que j’ai pas envie de vous faire des articles sur tel ou tel produit en vous disant « il est troooooooooop beau » ou « il est trooooooooooop moche » sans vous le montrer.
Et voilà une note humeur du jour qui ne sert à rien. Pour toute réclamation écrire à Evelyne Delhiat.
PS : Note bien évidemment écrite et programmée plus tôt dans la semaine, boulot oblige, et of course aujourd'hui le soleil a pointé le bout de son nez. Donc j'ai l'air ridicule. Merci Evelyne. Profitons-en quand même pour prendre le max de photos parce qu'à mon avis, ça ne va pas durer.




