Affichage des articles dont le libellé est look du jour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est look du jour. Afficher tous les articles

mardi 28 juin 2016

C’est le wax qu’elle préfère



Je ne sais pas si je vous en ai déjà touché un mot mais je suis une bipolaire saisonnière. Je ne réagis pas du tout bien au froid. En revanche, je suis sur un petit nuage quand il fait chaud. Ca influe vraiment sur mon humeur. Je peux ainsi faire l’ascenseur émotionnel en un cours laps de temps à cause de la météo. Par exemple, là, je suis au fond du trou. Vu le printemps qu’on a eu à Paris, et le début d’été aussi, je broie du gris (comme la couleur du ciel). Recherche soleil désespérément. Et comme clairement, ici ce n’est pas pour tout de suite, en attendant les prochaines vacances (ouiiin, c’est loin), je me replonge assez régulièrement dans les photos de mes derniers voyages. Du temps où il faisait beau. Hashtag nostalgie. Et dans les photos de notre roadtrip dans l’ouest américain d’il y a un an (qu’il faudrait vraiment que je trie pour vous parler enfin de ce voyage assez dingue), je suis retombée sur un dossier spécial looks.


Vous aviez déjà eu un aperçu de mes looks américains à mon retour, avec ma tenue pour le Grand Canyon et celle pour Joshua Park. Mais le temps m’avait ensuite manqué et j’avais dû m’arrêter dans ma lancée. Pourtant, j’en ai fait des photos de looks durant ce voyage ! Car vois-tu, un phénomène étrange a lieu quand je suis à l’étranger. Dès que je passe les frontières françaises, je me prends pour une blogueuse mode. Je ne suis absolument pas en mode no look quand je suis en vacances. Au contraire, la fashion addict qui sommeille en moi se réveille et j’adore imaginer les tenues que je vais porter pendant mon séjour (quitte à pleurer après parce que ma valise est trop lourde). En plus, quand je pars avec Sophie, on fait la paire puisqu’elle adore jouer les photographes de blogueuse mode en carton (aka moi-même). Alors évidemment, pendant ce mois aux Etats-Unis, on s’est fait plaisir et on a pas mal mitraillé.

Bref, en attendant mes vrais articles sur notre roadtrip dans l’ouest américain, je me suis dit que je vous posterais bien quelques looks estivaux (après tout, on est censé être en été), en commençant par cette tenue shootée dans les rues de San Francisco. Plus précisément, dans Mission District, le quartier latino de la ville. Pendant longtemps, Mission était plutôt mal famé et donc déserté des touristes. Aujourd’hui, le quartier est beaucoup plus sûr et pour moi, c’est clairement un immanquable si vous visitez SF. Car Mission est devenu une galerie d’art à ciel ouvert. Les murs du quartier servent en effet de toiles au street artistes et sont couverts de fresques politiques, religieuses, drôles ou poétiques. C’est vraiment superbe. Une promenade dans ce quartier en plein renouveau en met vraiment plein les yeux. Et tout ce street art nous a évidemment semblé le décor parfait pour des photos de look.


Ma valise pour ce roadtrip était essentiellement composée de mini shorts pour randonner dans les parcs nationaux et de robes légères pour Los Angeles et Las Vegas. Mais San Francisco était un cas à part. Car le climat de la ville est assez particulier. Oui, les températures peuvent y atteindre 25/26 ° mais la réalité, c’est qu’il n’y fait jamais très chaud, même en été. J’avais donc prévu des tenues un peu plus couvertes comme cette jolie jupe mi-longue. Cette jupe de la marque Kiss The Sky, dès que je l’ai repérée sur Asos, je me suis tout de suite dit « Il me la faut ». Pourtant, en général, la longueur midi (genou) ne me va pas. Là, c’était même pire, c’était sous le genou. J’ai de trop petites jambes pour cette longueur donc ça me tasse. Ca pourrait être compensé par des talons mais comme je suis incapable de marcher avec des talons, c’est mort. Après des années d’étude de ma morphologie et de fashion faux pas, je sais que la longueur qui me va le mieux, c’est mi-cuisse. Pourtant, il y avait un truc avec cette jupe, je la trouvais vraiment trop jolie. Alors malgré sa longueur qui n’était a priori pas pour moi, je l’ai tout de même shoppé. Et je ne regrette pas.


En fait, j’adore son imprimé. Je suis une fan d’imprimés : j’ai des bouches, des croix, des oiseaux, des nuages, des fleurs, des palmiers, des ananas et j’en passe. Mais je n’en avais aucun dans ce style dans ma garde-robe, un peu coloré, un peu graphique. Je dirais que c’est un imprimé wax (mais n’étant pas une spécialiste je n’en suis pas 100% sûre). Cet imprimé inspiré des superbes tissus colorés africains était très à la mode l’été dernier. Ca tombe bien, parce que je trouve justement ces tissus qui mixent différents motifs et différentes couleurs (souvent bien franches et flashy) très beaux. Alors certes, la jupe en elle-même n’est pas hyper colorée mais elle a quand même attiré mon œil. En fait, elle offre peut-être le mix parfait : elle a un petit côté ensoleillé mais elle est plus facile à porter qu’un imprimé wax classique un peu plus coloré (même si au final elle m’a justement donné envie de pièces wax plus flashy).


L’autre bonne surprise, c’est que sa longueur m’a finalement séduite. Je pense que si ça passe sur moi, c’est grâce à sa coupe : ce n’est pas une coupe droite moulante, elle est plutôt évasée. Et puis le tissu est léger et tombe bien (attention toutefois aux coups de vent qui te prennent en traître). Elle est aussi asymétrique, ce qui fait que ça ne me coupe pas la jambe, c’est plus flatteur. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais. Bref, I love it. Elle est parfaite. Et comme évidemment, la star du look, c’est elle, je suis restée plutôt low profile sur le reste de la tenue avec ma combinaison fétiche déjà vu ici d’un vieux débardeur noir Stradivarius dont j’aime la simplicité, le décolleté et les colliers intégrés associé à un gilet noir à manches courtes New Look parfait comme il fait chaud mais qu’il y a quand même un petit vent. J’ai quand même fait ma blogueuse mode jusqu’au bout avec un bracelet de main (je ne sais pas si ça s’appelle comme ça, tu sais ces bracelets qui combinent bracelet et bague). J’avoue, j’adore le principe. Mais à Paris, je n’ose pas en porter. Je trouve ça too much, trop modeuse. Peut-être aussi que je me dis que je suis trop vieille pour ce genre d’accessoires. Mais comme à chaque fois que je voyage, je me suis lâchée et j’ai craqué.


Bon, là, tu dois te dire que c’est surtout sur les chaussures que j’ai craqué ! C’est quoi ces slippers léopard avec cette jupe wax ? Ca fait un peu mal aux yeux. Alors, je pourrais faire ma fausse modeuse en te disant que le mix d’imprimés est justement à la mode. Mais en vrai, c’est surtout que ces slippers sont les seules chaussures fermées d’été que j’ai dans lesquelles je peux marcher des heures sans me retrouver avec les pieds en sang ou des ampoules partout. Ce sont donc mes chaussures fétiches quand je voyage. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que vous les voyez passer. A San Francisco, j’avais déjà fait le coup du mix des imprimés en les portant avec une combinaison palmiers. J’ai beau être une fashion victim, quand je sais que je vais beaucoup marcher, je privilégie le confort. Et puis, je ne sais pas, je trouve que cette association passe assez bien (oui, peut-être que je me voile les yeux mais si c’est la condition pour être comme dans des pantoufles, ça me va).


Débardeur : Stradivarius (ancienne collection)
Gilet manche courte : New Look (ancienne collection)
Jupe : Kiss The Sky sur Asos (collection printemps-été 2015)
Bracelet de main : Claire’s shoppé aux Etats-Unis lors du voyage
Slippers Léopard : Suite Blanco (achetés il y a longtemps en Espagne)

Sinon, petite question qui n'a rien à voir. Je viens de changer d'ordi et depuis les textes du blog m'apparaissent ridiculement petits. Limite, il me faut une loupe pour pouvoir les lire. Je n'arrive pas à savoir si c'est un problème avec l'affichage de mon ordi ou si ce changement a fait changer ma police par défaut. Ca vous le fait à vous aussi ? Si oui, que j'essaie de réparer ça.
Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 28 juillet 2015

Petite robe pour grand canyon


Ce qui est bien quand je pars en voyage avec Sophie (entre autres choses parce qu’elle a plein d’autres qualités), c’est qu’elle est toujours partante pour prendre des photos de mes looks. Ca l’amuse. Je ne voudrais pas pointer du doigt mais je ne dirais pas la même chose de mes autres compagnons de voyages (oui, étrangement, je ne prends des photos de looks qu’en voyage). Pour ne dénoncer personne, hum hum, mais lorsque j’avais tendu l’appareil à ma sœur à New York l’année dernière, ça avait failli finir en bain de sang. Au bout de deux photos, c’était bon, elle avait fini. Et quand je lui demandais d’en refaire parce que « t’as vu ma tête sur ces photos », « d’ailleurs, on voit ma tête, faut pas qu’on voit ma tête », j’aurais pu tomber raide direct tellement elle me foudroyait du regard. Et rebelote à Londres. Bon, là, faut lui accorder qu’elle avait finalement compris le coup de la tête. En revanche, elle s’était mis à couper les chaussures (par vengeance ?). Nan mais les chaussures, faut qu’on les voit, c’est quoi un look sans les chaussures ? que je lui dis. Face à mon ton de dictatrice, elle s’est finalement exécutée mais je la soupçonne d’avoir voulu me jeter dans la Tamise sur le moment. 

Je rigole mais en fait j'avais super peur et j'ai dû y aller à 4 pattes tellement j'avais le vertige

J’ai aussi tenté le coup avec ma meilleure amie à Lisbonne et le feeling n’est pas passé non plus. Ca l’a gavée itou (regard de tueuse à l’appui). Dès qu’elle a eu ma sœur au téléphone, elles ont d’ailleurs partagé leurs complaintes de photographes sous la contrainte. Résultat, je ne suis pas sûre qu’elles rejouent de sitôt les David LaChapelle. Ca les saoule. Et elles me l’ont dit. Je ne les blâme pas pour autant. Quand le monde des blogs est à mille lieux de ta vie, faire des photos de look te passes sûrement complètement au-dessus de la tête. Sans compter que je ne suis pas le modèle le plus facile. Je n’ai clairement pas le chromosome de la blogueuse mode dans le sang. J’adore partager mes looks avec vous parce que j’adore la mode, j’adore m’habiller. Mais clairement poser n’est pas du tout mon truc. Mais avec Sophie, c’est différent. Comme ça la fait marrer, on se prend totalement au jeu toutes les deux. On s’amuse alors à rentrer dans la peau d’un photographe inspiré pour elle, d’une (apprentie) BM pour moi. Il suffit qu’on trouve un décor sympa et nous voilà parties. Et pendant notre roadtrip américain, on en a trouvé des endroits sympas. Alors même si parfois le look ne suivait pas (parce que quand tu passes des heures en voiture, t’as plus envie d’être confortable que tendance), on a dégainé l’appareil photo à tout va. Et forcément, on a immortalisé le grand canyon en mode fashion.


Il a fait assez froid les deux jours qu’on a passé dans ce site magnifique. Donc j’étais plutôt en mode deux pulls, deux manteaux, un collant, un jean et ma meilleure amie de ce voyage : la couverture piquée dans l’avion. Pas très fashion donc. Mais le jour de notre départ, le soleil a de nouveau pointé le bout de son nez. Joie et bonheur. J’en ai donc profité pour ressortir les tenues estivales. Et comme on allait passer 3 à 4 heures en voiture, j’ai jeté mon dévolu sur cette petite robe framboise que j’ai shoppé à H&M il y a deux étés je crois. Elle est très simple mais je l’adore. Comme elle est très légère, elle est parfaite lorsqu’il fait très très chaud. Elle a d’ailleurs été l’une de mes meilleures alliées lors de la canicule. En plus, j’adore sa couleur, ce rose soutenu. Je ne l’ai pas fait là parce que j’étais souvent en mode no make-up lors de ce voyage mais en général je m’amuse à assortir mon rouge à lèvres à sa jolie couleur.


Mais surtout, je l’aime parce qu’elle est super confortable ! J’adore les robes. Toutes les robes. Et quand j’en achète, mon premier critère n’est pas le confort mais la beauté. Je les choisis en fonction de leur coupe, leur imprimé, leur tissu. Ce qui fait que certains de mes coups de cœur, que j’adore pourtant, ne sont pas forcément faciles à porter et à vivre. Je suis parfois à l’étroit dedans et quand je m’assois, souvent, j’étouffe (oui, je sais, c’est fou). D’ailleurs, cette robe, à la base, je l’avais achetée à une époque où j’étais serrée dans toutes mes autres robes. J’en voulais une où enfin j’étais bien. Et c’est toujours le cas. Parce que c’est bien sympa d’avoir de beaux vêtements mais si tu es mal dedans toute la journée, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Au moins, cette robe a l’avantage d’être jolie et agréable à porter, et ça, c’est top ! Et pour ne rien gâcher, sa forme est flatteuse. Souvent, les marques font rimer confortable et large. Mais on n’est pas forcément obligée de ressembler à un sac pour être bien. Ok, je me sens un peu comme dans un pyjama dans cette robe et pourtant elle est près du corps et donc féminine. J’aime aussi que sa coupe soit telle que même si tu prends quelques grammes (enfin plutôt kilos), elle reste flatteuse et que tu ne te retrouves pas soudain à ressembler à Bibendum sur le point d’exploser. Elle laisse de la marge (ça peut toujours servir).


Bref, c’est la petite robe estivale parfaite (et pas chère). Bon, comme ce n’était pas non plus encore l’été au Grand Canyon, je la porte avec mon petit gilet à manches courtes New Look, que vous avez déjà vu ICI et que vous risquez de revoir. Je le porte très souvent en été quand il fait chaud mais pas si chaud au point d’avoir les épaules à l’air (je suis frileuse de l’épaule). C’est un basique indispensable pour moi. Au pied, j’ai des sandales Eram achetées avant de partir et que j’adore. Elles sont jolies et surtout je suis super bien dedans. Même quand on a marché longtemps, je n’ai jamais eu mal aux pieds et des ampoules (ce qui m’arrive pourtant avec la plupart de mes chaussures estivales dès qu’il fait chaud et que je marche beaucoup). J’avais pris une autre paire avec moi pour le voyage mais ça a été un tel coup de cœur que je n’ai porté qu’elles. D’ailleurs, depuis mon retour, même si j’ai plein d’autres sandales, je ne mets aussi plus qu’elles. J’ai enfin trouvé chaussures à mon pied. Parce qu’encore une fois, le confort, c’est la vie. Oui, je sais, je suis une modeuse de pacotille.

D’ailleurs, vous, vous privilégiez quoi : le confort ou la beauté d’un vêtement ?

Lunettes Wayfarer Ray Ban
Robe H & M
Gilet New Look
Sandales Eram
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 9 juillet 2015

Look : Faites passer le message (mode)



Quand j’avais vingt ans et des poussières (il y a fort, fort longtemps donc), j’étais obsédée par les t-shirts à message. Je les collectionnais. Mon préféré c’était un t-shirt Blonde (j’assumais déjà l’époque être blonde inside et en était même très fière). J’avais aussi du Funk, du Luxure, du Rebel, du My Boyfriend is a psychopath, du If you’re Rich call me ou un truc du genre. Oui, ça ne volait pas haut. Heureusement – pour ma dignité -, j’ai grandi (ok, vieilli) et je les ai laissés de côté. Je ne me voyais plus du tout porter ce genre de message. Et puis, ça tombait bien, la mode était passée. Mais la mode étant un éternel recommencement, voilà que la tendance est revenue. Sauf que cette fois, j’ai préféré passer mon tour. Point de t-shirts explicites pour moi. Comme dirait l’autre, I’m too old for this shit. De toute façon, depuis plusieurs années, j’étais dans ma phase robe. Beaucoup plus chic et féminin.


Dans un esprit de nettoyage de printemps, je me suis même débarrassé de mes vieux t-shirts. Je ne les assumais plus et je ne me voyais pas les remettre. Il était donc temps de faire place nette et de dire adieu à cette partie de ma vie (RIP jeunesse). De toute façon ils ne m’allaient plus (RIP sveltesse aussi). Lors de mon essayage avant débarrassage, ils m’arrivaient tous bien au-dessus du nombril. Alors que non, ce n’était pas des cropped top à la base. Et encore, c’est quand je rentrais dedans ! Il semblerait que j’ai doublé de volume depuis 10 ans, vu que pour nombre d’entre eux, je n’ai réussi à y glisser qu’un bras. Donc hop, j’ai fait disparaître ces preuves qu’un jour j’ai eu mauvais goût et que j’ai eu la taille mannequin.

En femme respectable, je pensais alors que mes années de t-shirts à message étaient derrière moi. J’avoue parfois sur Asos, il m’est arrivé d’en repérer un sympa et l’accro qui est en moi était alors à deux doigts de cliquer sur « commander ». Heureusement, l’adulte raisonnable qui est aussi en moi (oui il y a beaucoup de monde à l’intérieur de moi-même) l’empêchait de faire une grosse bêtise. Je n’avais plus l’âge pour porter ce genre de t-shirts aux messages fun mais toujours tendancieux (apparemment, je ne serais attirée que par ceux-là, faudrait que je songe à consulter). Je me voyais donc vivre une vie longue et heureuse pleine de t-shirts basiques… Puis ce fut le drame. J’ai craqué, j’ai ripé et ça a fait boule de neige. Voilà mon placard de nouveaux remplis de drôles de pensées. Et je vous présente aujourd’hui le coupable. Tout a commencé avec lui.


En fait, avant notre départ pour l’Ouest américain, je me suis rendue compte que ma garde-robe n’était pas du tout adaptée à ce séjour. Parce qu’elle était remplie de robes justement. Pas très pratique pour randonner dans les parcs nationaux. Je me voyais déjà escalader le Grand Canyon et me retrouver la fesse à l’air au premier courant d’air. Il me fallait des shorts et des t-shirts. Me revoilà donc sur Asos et là gros coup de cœur pour le message d’un top. De ce top. Save Water Drink Champagne. J’adore ! C’est assez ironique d’ailleurs parce que du champagne, je n’en bois pas. Mais je ne sais pas, j’ai tout de suite flashé sur ce petit message rigolo, à la fois un peu snob et très 10 ème degré (et so Parisien non ?). Et puis je le trouvais tellement de circonstance pour ce voyage. Parce qu’on allait traverser des déserts mais aussi parce que la Californie traverse en ce moment une grave sécheresse. Pas de quoi plaisanter d’ailleurs, la situation étant assez grave. Mais quand même ce clin d’œil m’a plu.


Et puis, pour une fois, le message n’était pas tendancieux ou allumeur. Ce Save Water Drink Champagne est juste fun, en tout bien tout honneur. Alors j’ai craqué. Je ne suis pas sûre de sa coupe un peu étrange, asymétrique, pas des plus flatteuses pour mon gras. Mais il me plaisait tellement que j’ai fait abstraction. Et je ne regrette pas. Donc vous avez droit aux photos de mon gras (non photoshoppé) et moi. De rien ;) Mais le décor est tellement magnifique que vous me pardonnerez sûrement. Je l’ai porté le jour où nous avons visité Joshua Park. Je trouvais qu’il était parfait pour accompagner une incursion dans le désert. D’ailleurs, il a bien fait sourire les randonneurs rencontrés ce jour-là. Et parce que justement, le programme de la journée pour nous aussi c’était randonnée, j’ai opté pour une tenue à la cool en l’associant à un short en jean effet vieilli à la coupe assez basique. Le confort d’abord. Il ne casse pas trois pattes à un canard mais j’aimais qu’il ne soit pas trop court ni trop serré. Parce que je ne me voyais pas affronter la nature avec la fesse comprimée et qui dépasse. On en a vu hein qui portaient des shorts en jean tellement courts qu’on aurait dit des culottes, mais très peu pour moi. On n’était pas là pour être sexy. Bon, ok, je n’étais pas non plus en mode no look. On ne se refait pas. Modeuse invétérée un jour, modeuse toujours.


Look
Panama Borsalino (qui n’a pas vraiment survécu au voyage)
Débardeur WYLDR shoppé sur Asos
Short en jean Noisy May shoppé sur Asos
Chaussures de randonnée Quechua

Photos : So Leibovitz

Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 17 juillet 2014

Mon look de festival pour le concert de The Lumineers à Lisbonne


Comme je suis courte sur pattes (oui, je sais, tout de suite j’envoie du glamour), longtemps j’ai délaissé les jupes et les robes longues. La longueur mi-cuisse me va mieux et donne légèrement l’impression que mes jambes sont plus longues. Sans compter que quand t’es petite, les robes longues t’as tendance à marcher dessus. Ne parlons même pas du côté crade, puisqu’elles traînent par terre, balayant toutes les cochoncetés qu’on peut croiser durant la journée. La solution évidente est de porter des talons. Simple, sauf quand tu ne sais pas marcher avec des talons comme moi. Au final, j’avais beau trouver l’idée de la robe longue (ou de la jupe) sympathique, il n’y en avait quasi pas dans mon dressing. Et puis, l’été dernier, j’ai revu un peu mon jugement. Vous ne vous rappelez sûrement plus mais je vous avais raconté que tout d’un coup mes jambes s’étaient couvertes de boutons (probablement à cause de l’épilateur). C’était juste très moche. Et là, j’étais bien mal. Impossible de passer l’été en jean vu la chaleur. Mais impossible aussi de porter des jupes courtes vu l’état visuel horrible de mes jambes. Désespérée, j’ai filé chez ma sœur lui piquer toutes ses robes et jupes longues. Et le résultat m’a bien plu. J’aimais bien le petit côté bohème que ça donnait à mon look.


J’ai filé immédiatement en magasin pour en shopper quelques unes mais là j’ai fait chou blanc (peut-être parce que c’était la fin des soldes). J’ai alors fait avec les moyens du bord : la seule robe longue de mon armoire, les vêtements prêtés par ma sœur puis l’application quotidienne de fond de teint pour camoufler les cicatrices une fois les boutons secs. Bref, je peux te dire que l’été dernier a été un peu traumatisant et j’en ai gardé la peur d’une nouvelle poussée de boutons disgracieux cette année. Ce qui fait qu’à New York quand je suis tombée sur des jupes longues lors de mes virées shoppings, je ne me suis pas retenue. J’en ai notamment trouvée une chez Forever 21 que j’aime beaucoup (plus que les autres quoi). Parce qu’elle est blanche d’abord. Et tu connais désormais mon amour pour le blanc. Mais aussi parce qu’elle joue sur la transparence. La jupe est en voile blanc transparent et est doublée par une mini jupe qui est elle opaque. Je trouve cette combinaison (très à la mode en ce moment soit dit en passant, je ne fais pas dans l’originalité) très sympa. En plus, elle me permet de combiner mon goût pour le court avec mon nouvel amour pour le long. J’avais donc hâte d’étrenner cette nouvelle arrivée dans mon dressing. Et j’ai trouvé l’occasion parfaite.

Oui, le Red Bull à la main, les nuits sont courtes à Lisbonne

En début d’année, pour mon anniversaire, ma sœur a eu la brillante idée de m’offrir un week-end à Lisbonne avec une place pour un festival portugais avec The Lumineers et Imagine Dragons parmi les têtes d’affiche. Best cadeau d’anniversaire ever. Déjà, Lisbonne, l’une de mes villes préférées. Et puis surtout The Lumineers, mon groupe adoré dont j’avais tellement regretté d’avoir raté leur passage à Paris. Sans compter Imagine Dragons aussi, mon dernier coup de cœur musical que j’avais justement commencé à écouter en boucle au moment où elle m’a offert ce parfait cadeau (ça a été un pur hasard mais qui est parfaitement tombé). Et puis la cerise sur le gâteau : le festival était début juillet, ce qui voulait dire en plus un long week-end au soleil. Parfait pour la Parisienne que je suis en manque de soleil et qui savais qu’elle n’allait pas partir en vacances. Bref, sur le moment j’ai crié et j’ai attendu début juillet avec impatience. Enfin, la semaine dernière, j’ai fait mes valises pour passer 4 jours à Lisbonne et j’ai glissé dedans ma nouvelle jupe car je la trouvais parfaite pour un look de festival.


Je me suis longtemps demandée avec quoi l’associer et, finalement, l’idée s’est imposée : cette jupe à la taille légèrement haute ne pouvait être portée qu’avec un cropped top. Bon, ok, je pouvais aussi la mettre avec un t-shirt classique mais je sentais que ce serait plus joli avec un top court. Et que ça collerait plus au look festival. Pourtant, j’ai longtemps été contre les cropped top. Dans ma jeunesse, j’en ai pourtant porté mais, là, je me disais que je n’avais plus l’âge de montrer mon ventre, surtout que jusqu’il y a peu (vive la vieillesse et la malbouffe), j’avais constamment l’air d’avoir le ventre d’une femme enceinte de 6 mois tellement il était gros et gras (oui, j’envoie encore du glamour). Mais, surprise, cette année un peu folle à courir partout, et notamment le régime cubain (riz et fruits uniquement pendant deux semaines), m’ont fait retrouver le ventre plat de mes 20 ans. J’en étais moi-même étonnée (je pensais cette mauvaise graisse indélogeable). Résultat, j’ai revu un peu mon bannissement des cropped top. Oui, j’étais contre le retour de cette tendance mais toute fière de mon nouveau ventre, je me suis dit qu’il fallait que j’en profite. C’était le moment ou jamais de le montrer (avant que le gras ne revienne). Et justement, un jour que je passais à H&M pour faire les soldes, j’ai flashé sur un cropped top blanc à rayures bleues (non soldé mais pas cher). J’ai tout de suite su que cette pseudo marinière courte serait parfaite avec ma jupe blanche.


Et effectivement, j’aime beaucoup la combinaison des deux, c’est l’ensemble parfait. Du blanc et du bleu comme j’aime. Je ne suis pas sûre que je porterais cette tenue à Paris (même si on ne distingue qu’une mini bande de ventre et encore, je ne me sentirais pas forcément à l’aise avec ce bout de peau dévoilé), mais pour un festival estival, elle est idéale. Je l’ai évidemment accessoirisée avec mes bracelets Hipanema adorés mais aussi un collier tête de mort blanc, bleu et turquoise, une bague lunettes so fun et mes ray ban Wayfarer chouchoutes (oui, j’y suis allée fort dans le bijou, je trouvais que ça donnait la petite touche hipster en plus que je recherchais). Normalement, j’aurais enfilé mes sandales blanches et bleues mais comme elles ont un talon, j’ai pensé que c’était une mauvaise idée. Pour gambader toute la journée dans Lisbonne puis passer la soirée et la nuit debout à écouter des concerts, j’ai préféré des ballerines H&M ajourées plus confortables. Leur couleur dénote un peu sur le blanc et le bleu du reste du look mais en même temps, je trouve que ce brun est flatteur sur peau hâlée. Et j’ai bien évidemment mis des flowers in my hair avec un headband de fleurs roses acheté chez Primark à Londres. C’était mon petit hommage mode à The Lumineers, en plus de parachever le look festival.


Enfin, j’ai glissé toutes mes affaires dans le tote bag Morue Forever de Lolita Picco. J’adore ce tote bag et je le trouvais particulièrement de circonstance pour Lisbonne. C’était mon petit clin d’œil fun, ma petite private joke que moi seule comprenait. En fait, j’ai découvert les créations de Lolita Picco il y a quelques mois sur le blog Le Rose aux joues. J’ai tout de suite flashé sur le mug Morue parce que plusieurs copines m’appelaient comme ça plus jeune (#nostalgie). Je suis donc allée sur le site de la créatrice et découvert qu’elle faisait aussi des tote bags. Même si j’en ai déjà 50, je me suis tout de suite dit qu’il me le fallait absolument. C’est là que l’adorable Mme Beauté est entré en jeu, me disant qu’elle connaissait la créatrice. Elle l’a donc shoppé pour moi (bon, tu peux aussi commander sur le site hein). Je l’ai retrouvé lors de notre petit week-end à Marseille et ai pu confirmer qu’en vrai, il était tout aussi sympa qu’en photo. Le hasard faisant bien les choses d’ailleurs, ce week-end là, c’était le Créa Market (un marché de créateurs qui se tient à Marseille une fois par mois) et Lolita Picco y tenait justement un stand. J’en ai donc profité pour shopper aussi le mug et le t-shirt. Love, love, love. Elle a aussi une déclinaison cagole. J’ai failli céder mais je me suis retenue. En revanche, je ne regrette absolument pas mon tote bag Morue trop beau et parfait avec cette tenue.


Headband Fleurs, Primark Londres, collection actuelle
Cropped Top marinière, H&M, collection actuelle
Jupe Longue, Forever 21 New York, collection actuelle
Bracelets Hipanema
Ballerines, H&M, collection actuelle
Tote Bag Morue Forever, Lolita Picco

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 8 juillet 2014

Un look blanc virginal


Si je m’en méfie en maquillage, côté mode, j’ai toujours aimé le blanc. Je trouve cette non couleur très flatteuse sur une brune. Pourtant, j’en portais moins que ce que j’aurais voulu. Tout simplement parce que comme je suis une vraie Gaston Lagaffe, à chaque fois que je porte un vêtement blanc, je me salis. Impossible de finir la journée immaculée, au bout d’une ou deux heures, je me retrouve avec des taches, qu’il faut ensuite assumer (ou essayer de cacher) jusqu’au soir. Résultat, j’avais tendance à m’empêcher de craquer sur des vêtements blancs. Mais ça a changé depuis mon ombré hair. Bizarrement, alors que j’avais toujours pensé que le blanc était fait pour les brunes (c’est mon côté chauvine, je trouve que tout va mieux aux brunes), j’ai eu la révélation : maintenant que j’étais à moitié blonde, le blanc était ma couleur (avec le bleu toujours hein, faut pas pousser). Résultat, depuis, je shoppe des robes ou des hauts blancs en série.


En fait, j’aime beaucoup l’effet que donne une tenue blanche avec des cheveux blonds. Cette blondeur associée à un vêtement immaculé donne un look virginal dont je suis fan. Peut-être parce que ça m’évoque ces clichés de jeunes filles en blanc (blondes la plupart du temps) au milieu des champs avec des fleurs dans les cheveux. Une esthétique que l'on retrouve notamment dans Virgin Suicides (un film que j'aime beaucoup), avec cinq adolescentes blondes éthérées, le cheveu au vent et toutes habillées de blanc.


Et quand je suis à moitié passée du côté blond de la force, sans même m’en rendre compte, je crois qu'inconsciemment j’ai commencé à vouloir reproduire ces looks clichés que j'ai tant aimés quand j’étais plus jeune. Sans que je le sache, ça m’a inspiré et a provoqué une razzia shopping. J’ai toujours été attirée par les robes blanches en voile ou à dentelle mais je ne sautais pas forcément le pas de l’achat (par peur de me salir). Alors que là, j’ai dégainé la carte bancaire à tout va. Mais ce n’est que quand j’ai porté pour la première fois une de mes nouvelles robes blanches que j’ai tilté et que c’est passé de l’inconscient au conscient : cette nouvelle blondeur avait provoqué une envie de me faire des looks virginaux.


Une envie de blanc accentuée encore par l’arrivée des beaux jours, le blanc étant pour moi la couleur estivale par excellence. Désormais, dès que le soleil est de sortie, je dégaine l’une de mes nombreuses robes blanches, la plupart shoppées à New York (j’ai fait le plein de vêtements blancs là-bas : robes, jupes, manteau, t-shirts). Il y en a beaucoup qui se ressemblent (c’est mon côté monomaniaque) donc je ne vais pas toutes vous les montrer mais j’avais envie de partager cette tenue-ci avec vous. En fait, il y a peu, je suis allée au lancement du nouveau parfum Annick Goutal (qui sortira en septembre, donc je ne vous en parlerais que plus tard). Il faisait beau, il faisait chaud et j’étais vêtue de blanc. Je n’avais pas forcément l’intention d’immortaliser mon look ce jour-là mais j’ai été totalement enthousiasmée par la mise en scène créée pour nous présenter ce Vent de Folie (le nom du parfum). Je me suis alors dit que ça ferait un décor parfait pour des photos de look. J’ai donc réquisitionné l’une de mes talentueuses photographes officielles (on l’appellera So) et on a commencé à shooter (tout en se cachant du vrai photographe de l’évènement qui, intrigué et inspiré par notre petit manège, voulait profiter que je prenne déjà la pose pour me mitrailler à l’insu de mon plein gré). J’ai donc joué ma jeune fille en fleur et en blanc, éthérée et évanescente.


 Justement, parlons-en de ce look, qui je m’en suis aperçue après est presque 100 % new-yorkais. Je ne portais ce jour-là que des pièces shoppées en avril à New York (oui, encore une fois, j’étais déchaînée, revenant avec une valise supplémentaire). La pièce centrale, c’est évidemment ma robe blanche. Elle est toute simple mais je l’aime bien. Elle vient de chez Old Navy, une marque sœur de Gap que j’ai découvert lors de mon séjour. La marque en soi est assez classique, pas du tout mon style (comme Gap) mais j’y ai déniché cette jolie robe que j’ai aussi prise en bleue. En fait, j’aime sa coupe, j’aime surtout qu’elle soit assez longue. La plupart de mes robes m’arrivent à mi-cuisse, voire juste en dessous des fesses. Et si j’aime cette longueur qui me va mieux parce que j’ai les jambes courtes, je me dis aussi que je commence à ne plus avoir l’âge de risquer de montrer ma culotte à tout moment. Avec la longueur juste au dessus du genou de cette robe, c’est tout de suite plus dame, plus adulte, plus élégant. Mais bon pour pas faire trop dame non plus (voire nonne), j’ai baissé les bretelles au maximum pour avoir un plus joli décolleté. Au final, je trouve que c’est la parfaite robe d’été, féminine et un peu sexy mais qui n’en dévoile pas trop (on n’a pas à craindre le coup de vent quoi).


Et parce que même si je suis très blanc en ce moment, le bleu reste ma couleur, je l’ai accessoirisée avec un sac cartable Forever 21 que j’aime beaucoup aussi. En plus, je trouve que l’association blanc/bleu marche du tonnerre. J’aurais d’ailleurs dû mettre des sandales blanches et bleues pour aller avec (j’ai ça dans mon dressing) mais je ne sais pourquoi, j’ai finalement opté pour ces sandales beiges. Peut-être parce que je trouve leur couleur flatteuse sur peau hâlée. Elles viennent de chez Express, une marque également découverte lors de mon séjour. Elle n’existe pas en France mais si vous allez à New York, il y a un magasin sur Times Square. Il y a des vêtements un peu chers et bof mais on peut aussi y trouver de jolies choses à prix plus abordable. Ces sandales (que j’ai aussi shoppées en noir), je les aimais bien au début, maintenant, je m’interroge. Je ne sais plus si je valide. Côté bijoux, parce qu’ils ne me quittent pas en été, j’ai enfilé un de mes bracelets Hipanema. Celui-ci est de la saison dernière et il est parfait. Et parce que c’est mon obsession en ce moment, et que c’était indispensable pour un look virginal réussi, j’ai évidemment mis des fleurs dans mes cheveux avec un headband de fleurs blanches de chez American Eagle Outifitters. Marque américaine très sympa dont je vous parlais dans mon dernier look. On ne voit pas très bien le headband je trouve mais il est vraiment très beau. Je le porte d’ailleurs régulièrement.


Un joli look estival sans prétention mais féminin et élégant. Evidemment, il serait très joli aussi sur moi brune, mais avec le blond, je ne sais pas, je trouve qu’il y a un petit quelque chose en plus. Et parce que ce jour-là, il faisait beau, on a fini notre shooting improvisé en extérieur. Pas dans les champs, on est à Paris, mais au Parc Monceau, parce que ce n’était pas loin d’où nous étions et parce que j’adore ce parc. Et ça tombait bien, son esprit romantique collait parfaitement à ma tenue. Et pour la petite histoire, j’ai fini la journée avec ma robe toute tachée : de maquillage, de jus d’orange… On ne se refait pas ! Même blonde, je reste un Gaston Lagaffe au féminin.

 

Robe Old Navy (New York)
Sandales Express (New York)
Sac cartable Forever 21 (New York, collection actuelle)
Headband fleurs American Eagle Outfitters
Bracelet Hipanema (collection été 2013)
Lunettes de soleil Wayfarer Ray Ban
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 23 juin 2014

Blanche-Neige, sa robe de princesse et son prince Jean-Charle de Castelbajac


Celles qui suivent mon blog depuis longtemps se souviennent peut-être de mon amour pour Jean-Charles de Castelbajac et ses créations (d’ailleurs cet article aurait très bien pu s’appeler La Beauty Paresseuse loves Castelbajac). Je parlais souvent de mon addiction pour ses vêtements au début, un peu moins ces derniers temps. Pourtant, je lui suis toujours aussi fidèle. D’ailleurs, j’adore que quand on cherche à me décrire, l’un des premiers qualificatifs qui viennent à l’esprit des gens, après le fard à paupière bleu, c’est que je suis celle qui porte des robes Donald (ou plus largement du JCDC). Oui, je suis la fille aux jupes Mickey, aux robes nuage ou aux pulls Bambi. On peut dire que c’est une de mes signatures et j’en suis fière. Entre Castelbajac et moi, ça a été un véritable coup de foudre. C’était en 2007 et c’était le premier défilé de mode auquel j’assistais. Et là, j’ai été totalement séduite. Gros gros coup de cœur. Qui n’a fait que se confirmer au show suivant. Je me rappelle encore d’une robe Blondie sur laquelle j’avais craqué et que je voulais absolument. Mais que je n’ai jamais réussi à trouver. Et puis il y avait cette robe d’un superbe bleu orné d’un nuage et d’une colombe. Qui elle a rejoint mon dressing et qui reste l’achat mode le plus cher que je n’ai jamais fait. Je l’ai portée une fois (et elle a fait son petit effet) mais ayant trop peur de l’abîmer en la passant à la machine ou en la faisant nettoyer dans un mauvais pressing, je ne l’ai plus jamais remise. Depuis, elle est exposée dans ma chambre, comme de l’art. 


J’ai aussi de nombreux vêtements que je n’ai jamais portés. Parce que si j’aime la mode de Jean-Charles de Castelbajac, elle est tout de même très marquée, très forte, on peut presque dire très excentrique. Même moi, je n’aime pas tout ce que le créateur fait. Parfois, devant certaines pièces, je prends aussi peur. Et si j’ai de temps en temps adhéré au concept du vêtement au point de l’acheter, je n’ai parfois jamais osé le porter. Je voulais juste une pièce, un souvenir d’une collection particulière. Cette fidélité, je pense que c’est aussi parce que j’ai eu la chance de rencontrer l’homme, à plusieurs reprises, et qu’il m’a autant séduite que sa mode : drôle, sympathique, généreux, accessible, qui ne te regarde pas de haut. On pourrait penser qu’à l’image de nombreux créateurs stars, il vit sur une autre planète et méprise le commun des mortels. Mais pas du tout. D’ailleurs, je trouve que cette bienveillance se voit, se sent, même quand on ne l’a pas rencontré mais qu’on n’en a que l’image que les médias transmettent. Et puis cette vie aussi ! Je suis aussi très admirative de ce parcours assez fascinant. Bref, terminons ce qui est devenu une petite lettre d’amour à Monsieur et concentrons-nous sur l’une de ses créations.


En octobre dernier, à l’occasion des ventes privées, j’ai fait une véritable razzia et ai largement agrandi ma collection (déjà pléthorique). J’ai notamment fait main basse sur une robe Banche-Neige que j’avais repérée il y a quelques saisons mais que je n’avais jamais trouvée en magasin à l’époque. Forcément, quand je l’ai vue, je n’ai pas hésité un instant. Il me la fallait. Note tout de même l’esprit de contradiction féminin : je l’ai shoppée sans y repenser à deux fois. Mais, à ce moment-là, j’avais tout de même des doutes sur le fait de la porter un jour. Je la voulais absolument mais c’est une pièce tellement particulière que je n’étais pas sûre d’assumer. Il y a quelques années, j’y serais allée sans problème. Là, je me disais que je n’avais peut-être plus l’âge pour m’afficher dans des vêtements de princesse de contes de fée. Alors que j’adore Blanche-Neige (oui, j’assume). Mais étais-je pour autant prête à l’afficher sur moi. En fait, ce n’est pas de porter la robe que je n’assumais pas mais plutôt le potentiel regard des gens. Je trouve qu’à Paris on est pas mal jugé/critiqué sur nos vêtements et on est un peu moins libre de ce que l’on porte que dans d’autres villes du monde. Mieux vaut ne pas sortir des clous côté vestimentaire sinon attention aux regards de travers. D’ailleurs, je l’avoue, j’ai moi aussi parfois regardé d’un mauvais œil des gens que je trouvais habillés bizarrement. Le conditionnement…


Tout de même pas prête à faire une croix sur cette jolie création, j’ai trouvé la parfaite occasion pour la porter. Je l’ai glissé dans ma valise pour mon week-end à Londres mi mai. S’il y a bien une ville où tu peux porter ce que tu veux, c’est Londres. J’avoue qu’il m’est arrivé de tourner de l’œil en voyant le mauvais goût de certaines tenues des Anglaises. Mais j’admirais en même temps leur liberté. Et au milieu de leurs excentricités, je savais que je passerais totalement inaperçue avec ma robe Blanche-Neige. Ca a été le cas. Et la porter m’a fait comprendre que je l’aimais vraiment beaucoup en fait. Je ne regrette pas une seconde de l’avoir achetée, elle est trop belle. Et je le trouve encore plus jolie portée. Même si je conçois qu’elle ne plaise pas forcément à tout le monde. Je pense que la plupart des gens la trouveront too much. Comme la plupart des créations Jean-Charles de Castelbajac, elle a tellement de caractère qu’elle ne peut faire l’unanimité. Mais moi j’aime tout.


J’aime sa coupe qui épouse les formes sans être trop moulante (alors que je craignais qu'elle ne soit justement trop large). Et si j’avais aussi peur que l’association de cinq couleurs différentes sur une même pièce, soient un peu too much, en fait non, c’est parfait. Je dis aussi oui aux manches en sequins rouges et jaunes, aux sequins noirs pour représenter le nez, le sourcil et l’œil et même le gros strass en guise de pupille. Je pense que si ça marche aussi bien c’est peut-être parce que le visage de Blanche-Neige n’est représenté qu’à moitié. Ma sœur n’avait même pas reconnu le personnage, c’est pour dire. En fait, ça rend le tout un peu abstrait, moins enfantin aussi. Bon, moi, je trouve qu’on la reconnaît quand même bien mais la robe est tout de même plus facile à assumer ainsi. En plus, elle est complètement noire dans le dos, donc elle n'en rajoute pas dans l'excentricité. Côté tissu, c'est satiné donc un peu brillant. Ma soeur n'aime pas trop, moi je trouve que ça fait plus chic. A noter, j’ai un peu modifié les couleurs sur certaines photos pour les booster un peu, elles sont donc un peu plus flashy qu’en réalité, mais comme on était en contre-jour sinon on ne voyait pas grand-chose. Bref, après l’avoir portée une fois, je valide et je la remettrais sans problème à Paris. Mais pas forcément de la même façon.


Ce jour-là, il faisait un temps bizarre : ensoleillé mais à moitié pluvieux. Un temps londonien en somme. Je n’ai donc pas osé sortir jambes nues et avec des chaussures d’été. Alors que justement la robe fonctionne très bien avec des ballerines ou des petites sandales (avec du plat en tout cas, j’ai plus de doutes sur le fait de la porter avec des talons). Mais puisqu’on avait une longue journée devant nous, j’ai eu peur d’avoir froid si j’optais pour une tenue trop estivale. J’ai donc préféré enfiler un collant noir (la robe est déjà excentrique, pas besoin d’en rajouter avec un collant de couleur) et des bottes de motardes. Oui, les bottes, ce n’est pas forcément la meilleure combinaison pour aller avec cette robe. Mais en même temps, je trouve que ça marche bien, ça donne un style. Le côté motarde vient casser le côté conte de fée. Avec des bottes cloutées, on évite le premier degré de la robe de princesse et finalement j’aime bien cette petite touche rock’n’roll. Et puis surtout j’adore ces bottes, des Steve Madden. C’est une marque que j’ai découverte à New York (je crois qu’elle n’est malheureusement pas vendue en France). Mais celles-ci, je les ai achetées sur un site anglais, Dune London (top d’ailleurs, avec une livraison à l’international à seulement 4 € et un retour gratuit si ça ne va pas). Je n’aime pas trop acheter sur internet, encore moins des chaussures, j’ai toujours peur que ça n’aille pas. Mais là, je ne regrette absolument pas. D’ailleurs, si vous êtes une shoes addict, je vous conseille les boutiques Steve Madden si vous passez à New York et ceux de Dune London si vous allez à Londres.


Et moi, j’ai choisi la bonne option en enfilant des bottes. Car si en milieu de journée, il a effectivement fait assez chaud pour que je me promène bras nu, dès que le soleil est tombé, j’ai tout de suite remis mon manteau. Une petite veste noire H&M en laine avec une coupe perfecto qui a été une de mes pièces fétiches ces derniers temps (c’est juste dommage, elle bouloche un peu, il faudrait que je la rase). Je l’ai achetée en octobre dernier et ne l’avais pas mise de l’hiver car elle n’était pas assez chaude pour les basses températures. Mais je l’ai ressortie en avril et ne l’ai plus quittée jusque fin mai. Car pour la mi-saison elle est top. Avec mon grand foulard tête de mort Primark (qui revenait au pays), elle était parfaite pour me tenir chaud la nuit tombée ou les journées frisquettes (et pendant ce week-end à Londres, on en a eu quelques unes).

 Photos prises par my sister qui n'a pas encore saisi toutes les nuances de la photographie de look, mais elle apprend (on applaudit). Si ce n'est pas facile de faire sa blogueuse mode, c'est encore moins facile de s'improviser photographe de BM.
Rendez-vous sur Hellocoton !