Bon, lectriçounette, faut que je t’avoue, j’ai un peu profité du mauvais temps parisien depuis deux semaines pour me laisser repousser le poil de la gambette. Alors oui, la paresse a joué mais pas que. Tout le monde se moque de moi quand je dis ça mais ce n’est pas qu’une excuse bidon : de temps en temps, ma peau a besoin de repos et je dois la laisser en jachère sinon ça devient Tchernobyl. Poils incarnés, points noirs, boutons rouges ou petits bobos (donc cicatrices), si je ne lui laisse pas un peu de repos de temps en temps, j’ai droit à la totale. Et, ce, que j’utilise rasoir, épilateur, cire ou tout autre technique d’épilation. Assez régulièrement, elle a besoin de repartir de zéro et qu’on la laisse en paix. Tu te doutes bien qu’en été, c’est pas très commode. Alors finalement j’ai accueilli ces quelques jours de froid et de pluie avec bienveillance (enfin les trois premiers, là ça commence à suffire).

Et quand la météo a enfin annoncé le retour du soleil, je me suis dit que c’était enfin l’occasion d’étrenner l’épilateur électrique Silk Epil 7 Dual Epilator de Braun, reçu pour test il y a quelques temps et qui attendait désespérément son heure. En ce qui concerne l’épilation, je n’ai pas de méthode de prédilection. Sur mes jambes pourries, utilisées régulièrement, elles provoquent toutes les mêmes désagréments. En plus avec mes poils nucléaires même avec les méthodes à long terme ça ne dure jamais longtemps, elle se valent toutes pour moi (sauf la crème dépilatoire, je suis totalement contre). En fait, j’utilise chacune d’entre elles pour des occasions bien définies : la cire froide quand mes poils sont bien longs, le rasoir quand je suis pressée (sur poils courts rasoir manuel, sur poils longs électrique) et l’épilateur en retouche sur poils moyens (sur longs, aouch, ça fait mal). Et après cette petite semaine en roue libre, c’était justement le cas. Toutes les conditions étaient donc réunies pour un crash test.
Mais revenons d’abord sur cet épilateur. Qu’a-t-il de plus que les autres et notamment que le Silk Epil de l’année dernière ? Déjà comme ses grands frères, il possède une mini lampe qui éclaire la peau et permet de mieux voir les poils. Il peut également être utilisé sous l’eau. Bon, là, je ne te caches pas que j’étais un peu perplexe. Emmener mon épilateur sous la douche, euh non merci, j’avais pas envie de jouer Claude François le remake. Mais bon comme d’habitude j’ai l’imagination débordante. Comme il marche sur batterie et pas sur secteur, il n’y a aucun risque. On a d’ailleurs fait le test lors de la présentation en le plongeant allumé dans un seau d’eau et il continuait à mouliner tranquillement sans éclairs menaçants. Mais pourquoi une utilisation sous l’eau ? En fait la chaleur de l’eau va dilater les pores et rendre l’épilation moins douloureuse et plus rapide. Et pas de crainte qu’il nous glisse entre les mains puisqu’il a une sorte de coque anti dérapante. Et puisqu’il est étanche, ça veut aussi dire que tu peux le nettoyer sous l’eau sans problème et sans risque de le noyer.

Mais la vraie nouveauté c’est que sa tête associe un épilateur et un rasoir. C’est un 2-en-1. Avec ses 40 pincettes, il épile les poils à la racine puis le rasoir (un deux lames Venus de Gilette) passe derrière et enlève ceux qui s’accrochent et le duvet trop fin pour être attrapé par les pinces. Ca peut paraître de prime abord être une association contre-nature mais en fait ça révolutionne d’une certaine façon le geste de l’épilation électrique. Par exemple, toujours sous la douche, tu peux mettre de la mousse à raser et t’épiler après. Concrètement, ça accélère également l’épilation. Si vous avez des poils bioniques comme moi et que vous utilisez aussi un épilateur, vous devez sûrement repasser à de nombreuses reprises sur une même zone pour éradiquer tous les salopiauds (sur certains poils plus coriaces je dois repasser une dizaine de fois pour me les faire, parfois même par désespoir et pour ne pas y passer la journée, je finis par y aller à la pince). Là, tu passes une fois et le job est fait. Ce qui n’est pas pris par l’épilateur sera ensuite éliminé par le rasoir. Franchement, quand on est pressées ça facilite quand même la vie. Ca me ferait presque envisager de remiser mon rasoir classique pour les situations d’urgence. En un passage, la peau est toute douce.

Après attention, puisqu’il y a des lames, comme avec le rasoir, il y a des risques de coupures. En tout cas si vous êtes manchote comme moi. Même si la tête pivote pour s’adapter aux zones escarpées du corps (j’applaudis d’ailleurs l’idée), je me suis coupée plusieurs fois au niveau des chevilles. Chevilles et genoux, c’est fatal pour moi, à chaque fois que je sors le rasoir manuel, je finis charcutée. J’ai beau faire attention, ça saigne de partout après. C’est pour ça que je suis passée à l’électrique. En même temps, là j’ai pas vraiment fait attention justement. J’ai mis un certain temps à intégrer le nouveau geste : besoin d’un seul passage et y aller lentement. Au début, j’y suis allée à la hussarde, en repassant comme une dingue 20 fois sur la même zone. D’où les dommages collatéraux. Dès que j’ai compris le truc, ça allait quand même mieux. Et ce qui est pas mal aussi c’est que si t’as pas envie d’utiliser le rasoir un jour, cette partie là de la tête est amovible et tu peux l’enlever. Mais bémol, puisque c’est un rasoir classique, à un moment il sera usé et il faudra remplacer la tête avec la lame (des recharges sont vendues au rayon petit électroménager de Darty et consorts).

Alors je t’avoue que je ne l’ai pas testé sous l’eau. Pas par crainte de me faire une Claude François puisque sur ça j’étais rassurée mais parce qu’avec ma mini douche c’est vraiment pas pratique voire impossible. Si je me baisse pour atteindre mes jambes, j’ai la moitié du corps dehors et je ne suis pas assez souple pour lever la jambe jusque sous les yeux. Oui, parce que vu que je suis limite aveugle et que bien évidemment je ne vais pas sous la douche avec mes lentilles, pour voir ce que j’épile, il faudrait que je me colle la jambe sous le nez. Impossible car je n’ai malheureusement pas des dons de contorsionniste. Faudra donc attendre d’avoir une baignoire (pendant les vacances peut-être) pour le tester en conditions extrêmes. Mais j’ai confiance vu que les copines qui l’ont testé sous l’eau m’en ont dit du bien : ce serait rapide et moins douloureux (là, sur certaines zones aïe, mais faut dire que j’étais plus habituée vu que je tournais au rasoir depuis des mois). Pas testé non plus avec de la mousse à raser. Tu vas crier mais de toute façon, je me rase aussi à sec. Je trouve que l’épilation sur moi est plus nickel comme ça et contrairement à ce qu’on pourrait penser j’ai moins de coupures (mais je ne te conseille pas de faire pareil, car c’est vraiment violent pour la peau).

Une nouvelle machine qui permet donc une épilation plus nette et plus rapide. Pour certaines, le moins pourrait tout de même être une repousse de certains poils plus rapide. En effet, ceux éliminés par le rasoir repousseront inévitablement plus rapidement que ceux arrachés par l’épilateur. Moi, vu qu’ils repoussent tous à vitesse grand V, ça ne change pas grand-chose pour moi. A noter également que puisque l’appareil fonctionne sur batterie, si vous épilez une grande zone ou que la batterie n’est pas totalement chargée quand vous commencez, il faudra vous arrêter pour recharger l’appareil. Sachant qu’il ne marche pas quand il est branché sur le secteur. Bon, là d’un côté c’est bien, c’est un garde-fou pour éviter la Claude Françoinisation. Mais en même temps, c’est un peu embêtant quand même de s’arrêter en plein boulot. On sait quelles améliorations apporter à la prochaine version.
En revanche, comme il allie deux technologies, il est un peu plus cher qu’un épilateur basique. Il est à 150 € pour la version Jambes et à 170 € pour la version Jambes et Corps avec un accessoire supplémentaire pour les zones sensibles. Après, il faut choisir son épilateur selon ses besoins. Celui-ci est pour vous si vous voulez de la facilité, de l’efficacité et de la rapidité.