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vendredi 24 janvier 2014

Un petit avant-goût de Madrid : la Puerta del Sol, le Parque del Retiro...


Encore une semaine où je suis bien partie, motivée, présente, mais où finalement je me laisse rattraper par le temps et les trucs à faire et où je disparais de nouveau. Ma bonne résolution d’être plus présente par ici est loin d’être tenue pour l’instant. Mais je ne lâche pas. Et puis, j’avais une bonne excuse (mais très bonne cette fois) : des voyages à organiser. Ca y est, c’est officiel : je m’envole pour Cuba en mars… et pour New York en avril.  #fauchée mais # heureuse (clap your hands if your happy comme dit le célèbre philosophe Pharell Williams, et moi je clap clap clap). Donc forcément, la tête pleine de mes prochains voyages, je n’ai pas eu le temps de vous faire les articles tellement de fois promis et autant de fois reportés sur mes précédentes destinations.


En attendant, je vous laisse donc avec mes photos Instagram de la jolie ville de Madrid (que j’ai adoré) en petit avant-goût avant un point plus approfondi. Et moi, je retourne travailler. Parce que c’est pas tout de voyager, il faut aussi pouvoir se les payer. Concernant les guides, finalement, je n’ai pas changé mes habitudes. Comme on avait déjà le National Geographic emprunté, moi, j’ai opté pour le Un Grand Week End et le Guide Voir d’Hachette. Pas mal associés, assez complémentaires. Même si le NG est aussi très bien. J’ai failli prendre le Lonely Planet, mais il n’y a pas d’images et j’ai besoin de photos et de couleur. Evidemment, si je pouvais, je les prendrais tous mais il faut savoir être raisonnable. Sinon, vous pouvez admirer mes deux nouveaux marque-pages, une bouche et une moustache, shoppés à Madrid. Je les adore.


Mon gros coup de cœur de ce voyage, ça a été le temple de Debod. Parce que je ne m’attendais absolument pas à voir un temple égyptien au cœur de Madrid. C’est un vrai hein, pas une reconstitution : il a été donné par l’Egypte à l’Espagne en remerciement. Moi qui suis depuis toujours fascinée par l’Egypte des pharaons (au point d’avoir songé à une époque à devenir archéologue/égyptologue) mais qui n’ais jamais pu visiter le pays, j’étais soufflée.


En plus, on est arrivées pile au bon moment, au coucher du soleil. Et c’était splendide. Ca rend la découverte encore plus magique. Une fois la nuit tombée, c’était encore plus beau. Le temple, qui est en extérieur, est parfaitement illuminé. C’est superbe. Ainsi, dans le noir complet, avec juste le temple illuminé, tu oublies presque que tu es en Espagne. Et puis les reflets des portiques sur le plan d’eau ! Magique je te dis ! Je ne suis pas la seule à le penser puisque le lieu était envahi de gens et de photographes.


Le temple est situé dans le Parque del Oeste (le parc de l’Ouest), qui est entre le palais royal et la place d’Espagne. On n’a pas fait tout le parc mais juste après le temple, il y a un petit spot d’où tu as une super vue sur le Palais Royal et la Cathédrale de l’Almudena. Et encore une fois, au coucher du soleil, le spectacle est splendide. Les couleurs (ce blanc sur fond rose) étaient juste waouh.


Ce n’était pas ma première fois à Madrid, j’y avais déjà passé une journée et demi, il y a des années. A l’époque, j’avais évidemment été marquée par l’immeuble Metropolis sur la Gran Via. Eh bien des années plus tard, il me faut toujours le même effet. Oui, à Madrid (et ailleurs), je suis du genre à ne pas m’extasier devant les mecs mais devant les immeubles et la beauté de l’architecture. Hum, hum…


Autre lieu que j'ai pris plaisir à revoir : le parque del Retiro. A l'époque, j'étais tombée amoureuse (oui, oui, amoureuse) de ce superbe parc, surtout son plan d'eau avec sa statue équestre au loin. Bon, à l'époque, c'était au mois d'août, le bleu de l'eau répondait au bleu du ciel et le monument avec ses colonnes blanches se détachait mieux et faisait forcément encore plus de l'effet. En plus, il y avait plein de petites barques sur le lac. Cette fois, il pleuvait et au lieu du bleu et du blanc, c'était plutôt du vert et du gris. Et 1er janvier oblige, la location de barques était fermée. C'était donc moins magique et spectaculaire évidemment.


 Du spectaculaire, on en a eu Plaza de Cibeles sur le paseo del Prado avec sa fontaine au milieu du rond point se détachant devant le splendide Palais des Communications joliment illuminé. C'est très beau de jour mais c'est vraiment époustouflant de nuit.


Au rayon découvertes, très bon point pour la gare d'Atocha, l'une des gares ferrovières de la capitale qui abrite une mini forêt tropicale avec tout plein de tortues !


Evidemment, qui dit Madrid dit Musée du Prado. Mais moi (ma soeur aussi), celui qui m'a le plus marqué (et que j'ai le plus aimé), c'est le Museo Thyssen-Bornemisza. Il couvre une très large période de temps : des peintures italiennes et hollandaises du XVIè siècle jusqu'au 20è. L'occasion d'admirer de superbes tableaux impressionnistes (ma période préférée avec le pop art). Et quelle ne fut pas ma joie de découvrir une oeuvre de Roy Lichtenstein (que j'adore donc, si tu me suis bien). En plus, un tableau qui n'était pas dans son expo parisienne : Woman in Bath. Pour la peine, je suis repartie avec le poster.


 Et évidemment, puisqu'on était à Madrid pour le Nouvel An, on est allées le fêter à la Puerta del Sol, le lieu de réunion traditionnel des Madrilènes. Un super moment. L'année a définitivement bien commencé. On croise les doigts que ça continue.

Et si tu veux suivre mes péripéties en direct, c'est là, mon compte sur Instagram c'est LABEAUTYPARESSEUSE.
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vendredi 15 mars 2013

Voyage en Andalousie : Séville et ses merveilles, la Cathédrale, l'Alcazar et ses jardins, le quartier de Santa Cruz


Et voilà, il est temps de terminer notre petit voyage en Andalousie. Après une pause la semaine dernière, reprenons où je vous avais laissé : à Séville. Mon gros coup de cœur de cette semaine de vacances. Les après-midi que nous y avons passés et les jolies choses que nous avons découvertes m’ont donné envie d’y retourner plus longuement pour découvrir vraiment la ville. Car finalement, par manque de temps, nous nous sommes concentrés sur deux points particuliers : le Parc Maria Luisa et la Plaza de España datant de l’exposition ibéro-américaine de 1929, dont je vous ai parlé il y a deux semaines, et le quartier historique. Une petite merveille dans laquelle se concentre de nombreux monuments dont la cathédrale, ancienne grande mosquée de la ville, et l’Alcazar, ou palais royal.


Aujourd’hui, je vous propose un petit tour dans ce quartier historique qui correspond à la vieille ville. Et c’est vrai qu’en marchant dans ses ruelles on est un peu transportées hors du temps. Un peu comme à Cordoue, flâner et se perdre dans ses petites rues a été un plaisir.


Evidemment, vu notre manque de temps, nous n’avons pas exploré toute la vieille ville. Nous avons privilégié le quartier de Santa Cruz, qui mène à la cathédrale et au palais royal. Ce quartier plein de charme fut apparemment la médina musulmane à l’époque de l’occupation maure puis devint un quartier juif après la reconquête de la ville par les rois catholiques, ou plutôt une partie du quartier juif. D’ailleurs, cette Judéria a autant de charme, si ce n’est plus, que celle de Cordoue. Elle a aussi les mêmes caractéristiques : un petit côté moyenâgeux avec ses ruelles étroites, un vrai dédale.


Mais un dédale dans lequel il fait bon flâner. J’ai vraiment beaucoup aimé ses toutes petites rues aux immeubles qui semblent avoir des siècles et qui débouchent sur de petites places ombragées où, encore une fois, les orangers jouent les stars. Un charmant labyrinthe (n’oubliez pas votre plan tout de même, ça facilite le repérage sinon, si tu n’as pas le sens de l’orientation, tu peux facilement tourner en rond).


En même temps, on peut y passer la journée sans problème, à marcher le nez en l’air pour admirer les détails sur les façades, les jolies portes (si elles sont ouvertes, tu peux même découvrir un intérieur typique avec son classique et charmant patio). Comme à Cordoue, les fenêtres sont protégées par des grilles en fer forgé. Si tu fatigues, tu peux t’asseoir à une des nombreuses terrasses que tu rencontreras le long de tes pérégrinations. Dans les bars, troquets ou restos, les tapas sont bien évidemment à l’honneur mais pas que, d’autres spécialités jouent aussi les stars comme le churros (bon, en revanche, si t’as faim avant 13 h, de nombreux restaurants seront fermés).


Les ruelles de Santa Cruz nous ont conduit sur une grande place où la Cathédrale fait face au palais royal. Nous avons commencé notre visite par la Cathédrale de la ville. Comme celle de Cordoue, il s’agissait à l’origine de la Grande Mosquée et elle a ensuite été reconvertie en église et totalement transformée (voire complètement reconstruite). Ainsi on a moins ce mélange des styles islamiques et chrétiens qui fait tout le charme de la Mezquita de Cordoue. S’il reste quelques traces du passé maure de l’édifice, elles sont plus rares, le gothique a vraiment pris le dessus.

Tombeau de Christophe Colomb

Et comme il fallait bien montrer la grandeur et la puissance de la religion catholique, la Cathédrale est vraiment immense (c’est d’ailleurs la plus grande d’Espagne). C’est assez impressionnant. Tout aussi impressionnant que de tomber sur le tombeau de Christophe Colomb qu’elle abrite.

 

Mais si le gigantisme et les œuvres d’art de la Cathédrale sont impressionnantes, ce n’est pas vraiment ce qui m’a le plus marqué ou touché. Mon plus beau souvenir du monument, c’est la Giralda, le superbe campanile de l’église. A l’origine, il s’agissait du minaret de la mosquée almohade, puis il a été reconverti en clocher. D’un point de vue architectural, il est splendide.

Quartier de Santa Cruz vu d'en haut
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Patio des orangers vu d'en haut

Cerise sur le gâteau, tu peux y monter pour admirer Séville vue d’en haut. Les guides parlent souvent de la Cathédrale et de la Giralda comme de deux choses séparées. Au début, ça me perturbait, j’avais l’impression que c’était deux monuments distincts. Mais non, tu accèdes à la Giralda par l’intérieur de l’église (même si effectivement, d’un point de vue architectural, il faut bien le dire, les deux n’ont rien à voir). Bref, après nous être bien motivés pour grimper jusque là-haut, nous nous sommes mis en route et là divine surprise : ce ne sont pas des marches mais des rampes ! Ca change tout (si tu as déjà grimpé à pied jusqu’en haut de la Tour Eiffel ou de Saint Pierre de Rome par exemple tu dois comprendre notre soulagement). Franchement, ça facilite grandement la tâche, surtout quand tu es avec des enfants. Pourquoi une rampe ? Il faut se rappeler qu’il s’agissait d’un minaret et que le muezzin montait à cheval jusqu’en haut pour sonner l’appel à la prière.


Une fois sous les cloches, les jambes presque pas en compote, tu peux admirer le reste de la cathédrale, comme le jardin des orangers, mais aussi les toits de la ville. Et là, gros craquage sur les toits des immeubles. Ils ont de superbes terrasses avec parfois des piscines ! Là, tu te dis : « mais je veux habiter là ! ». Mention spéciale aussi au rooftop bar.

Porte du lion
Entrée du palais mudéjar

Une fois redescendus sur terre, nous avons traversé la grande place pour aller visiter l’Alcazar. Comme la Cathédrale, ce palais fortifié a été construit lors de la période musulmane par les Omeyyades avant d’être lui aussi modifié et reconstruit après la reconquête chrétienne. Tout en gardant sa fonction de palais royal. C’est d’ailleurs encore une des résidences de la famille royale.

Patio de las Doncellas

 Tu peux visiter l’intérieur du palais où se succèdent de nombreuses salles richement décorées. Mon coup de cœur : le Patio de las Doncellas, un superbe patio au cœur du bâtiment. Vraiment magnifique. Il y a une sorte de sensation de calme qui s'en dégage alors que ce jour-là, il y avait du monde partout.


 Mais finalement, ce qui fait vraiment le charme de l’Alcazar, ce sont ses jardins, au pluriel. Accolés au palais, il y a en effet de multiples petits jardins au style musulman ou Renaissance. On y retrouve un peu les mêmes caractéristiques que dans ceux de l’Alcazar de Cordoue - le côté labyrinthique, les plans géométriques, les allées menant à des fontaines ou bassins au cœur de chaque jardin – mais en plus grand et majestueux.


Chaque jardin a un thème : Mercure, la Danse, souvent symbolisé par une statue. On serait bien restés l’après-midi à flâner dans ce cadre idyllique mais malheureusement, on a été malchanceux, le jour de notre visite, on a eu le droit à un véritable déluge. Impossible de s’attarder. Résultat, on a parcouru vite fait les jardins contigus au palais pour ne pas trop regretter et prendre tout de même quelques photos. On est restés dans l’ensemble de petits jardins carrés délimités par des façades maniéristes et une très belle galerie.


Mais on n’a pas pu s’aventurer dans les plus grands jardins. Il y a notamment un vrai labyrinthe grandeur nature. Bon, je t’avoue que j’y ai mis la tête mais j’ai vite fait demi-tour. Déjà le sol était boueux à cause de la pluie et puis les allées étaient bien étroites. Coincée entre deux murs faits de bosquets, mon côté claustro est ressorti. J’ai aussi eu peur de me perdre. Je suis donc retournée en courant rejoindre les copines qui étaient restées à l’abri.


Finalement, après avoir attendu encore que la pluie s’arrête, on a renoncé et décidé d’aller faire du shopping (il y a en effet un outlet pas loin de l’aéroport de Séville). Car si l’Espagne c’est une superbe architecture et de beaux monuments, c’est aussi des Zara moins chers (mais ça, je vous en ai déjà parlé). Et oui, on ne se refait pas, globe-trotteuse mais toujours un pu modeuse.
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vendredi 1 mars 2013

Voyage en Andalousie : Séville la belle, sa Plaza de España et le Parc Maria Luisa


Après Ronda et Cordoue, continuons nos pérégrinations en Andalousie avec Séville. Ah Séville ! J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette ville. D’ailleurs, si à la base on penchait plutôt pour Cordoue quand on a organisé ce voyage, en louant une maison près de cette ville, c’est à Séville qu’on a finalement passé le plus de temps. On a refait trois fois les 200 km qui nous séparaient de cette ville, c’est pour dire ! Et même comme ça, on n’a pas tout vu. On a été obligés de se concentrer sur l’essentiel. Mais même comme ça, quel émerveillement. J’ai d’ailleurs préféré couper cette note en deux parce que vous parler de tout ce qu’on a visité et tout ce que j’ai aimé d’un seul coup, ça allait faire trop (il aurait fallu que je trie encore plus les photos et j’étais incapable d’en effacer plus).


Aujourd’hui, je vous emmène donc dans mon endroit préféré à Séville, la Plaza de España, avant une petite promenade dans le Parc Maria Luisa attenant. On se réserve la mosquée/cathédrale de la ville, l’Alcazar et l’ancien quartier juif pour la semaine prochaine. J’ai tellement aimé ces endroits que j’ai mitraillé avec mon appareil photo, même si je suis un peu déçue car à cause d’une mauvaise luminosité, cela ne reflète pas avec fidélité la beauté et la féerie des lieux (il a fait très moche les trois jours que nous avons passés à Séville et même si on a eu quelques rayons de soleil, on a surtout dû affronter la pluie à plusieurs reprises). Quand je vois certaines photos sur le net prises un jour de soleil, je suis morte de jalousie et ça me donne aussi envie d’y retourner.


Enfin, revenons à cette superbe Plaza de España qui nous a laissé totalement émerveillés. Des Places d’Espagne, j’en ai vu des belles (celle de Madrid par exemple ou même celle de Rome, encore plus culte) mais aucune n’est comparable à celle de Séville. Apparemment, elle est très connue (on la voit par exemple dans de nombreux films dont un Star Wars). J’avoue mon inculture, je ne la connaissais pas et ne l’avais jamais vue en photo. Ce qui fait que le choc a été encore plus grand quand on y est arrivés. Waouh quoi !


J’ai d’ailleurs vraiment eu du mal à sélectionner les photos que j’allais mettre sur le blog, ça a été un déchirement. Je voulais tout mettre mais il y en avait vraiment trop. C’est que j’ai eu un énorme coup de cœur pour cette place. Certes, j’ai vraiment aimé Séville mais je crois que c’est ici que le coup de foudre a commencé. Je lui trouve un petit côté féerique, vue de certains angles, avec ses deux grandes tours, on se croirait presque dans un conte de fée Disney. Sauf que ça ne fait pas fake comme à Disneyland, pas décor en carton pâte mais décor historique grandeur nature.


Et puis avec ses canaux, ses ponts et ses petites barques, on se serait aussi cru dans une Venise miniature. Bon, je n’ai jamais été à Venise mais c’est l’impression que ça donne. En plus, avec les nuages qui s’amoncelaient au dessus de nos têtes et ce ciel menaçant, la couleur rougeâtre des pierres aussi, il y avait comme un petit côté tableau de Turner. Moi qui aime beaucoup ce peintre anglais.


Bref, cette place te transporte tout de suite ailleurs. Tu as envie de t’attarder, de flâner sur les ponts, de t’asseoir aussi sur les bancs qui représentent les villes d’Espagne. On s’est forcément attardés sur Cordoue et Séville mais aussi Madrid et Barcelone. Même si va savoir pourquoi tu te retrouves avec une photo d’Almeria. Tu ne sais pas où la situer ? Ils ont pensé à tout puisque sur le sol devant chaque banc il y a un petit plan de la région où la ville se trouve. La mosaïque sur le mur met elle en scène un évènement historique en rapport avec la ville. On s’est donc posés un petit bout de temps au centre de l’histoire espagnole, mais on n’est pas allés jusqu’à faire des tours de barque ou même une petite promenade en calèche.


La Plaza de España a été construite pour l’Exposition Ibéro-Américaine qui s’est tenue à Séville en 1929 qui réunissait l’Espagne et des pays d’Amérique centrale et du sud. Elle serait censée représenter l’Espagne accueillant ses anciennes colonies. Elle forme un demi arc de cercle qui fait face au Parc Maria Luisa. Tout du long, elle est bordée par un impressionnant Palais lui aussi en demi-cercle composé d’un bâtiment central et de deux ailes  qui se terminent par des tours de 80 mètres. Tu peux d’ailleurs entrer dans le bâtiment pour observer la Place - ses canaux, ses quatre ponts et sa fontaine centrale - à partir des galeries couvertes. Impossible de prendre toute la place en photo sur un même cliché, trop imposant, donc tu as droit à tous les points de vue.

Plaza de España vue du Parc Maria Luisa
De l’autre côté du Parc Maria Luisa, se trouve une autre place peut-être moins majestueuse mais tout aussi belle : la Plaza de América. Elle aussi a été imaginée pour l’Exposition Ibérico-Américaine. Comme la Plaza de España, elle fait un peu oasis hors du temps.


Au centre se trouve un plan d’eau entouré de trois bâtiments représentants les trois styles architecturaux ayant marqué l’histoire de Séville : Mudéjar, Renaissance et Néo-gothique (construits eux aussi pour l’exposition).


J’ai un petit faible pour le pavillon Mudéjar, désormais musée des coutumes et arts populaires, que je trouve vraiment superbe. Lors de ce séjour en Andalousie, j’ai découvert le style mudéjar (défini par l’utilisation de techniques de l’art apportées par les musulmans pour des édifices construits par des chrétiens chez wiki) et cette architecture qui mêle influences maures et chrétiennes me touche beaucoup plus que les styles chrétiens auxquels ont est en général habitués.


Bien sûr le pavillon néo-renaissance, aujourd’hui musée d’archéologie, en impose aussi mais je lui trouve moins de charme. (je ne vous mets pas la photo du troisième pavillon, le néo-gothique, ma photo était moche… ou alors c’était le pavillon en lui-même).


Entre la Plaza de España et la Plaza de América, se trouve donc le Parque Maria Luisa (on peut presque dire que ces deux places en marquent l'entrée), un très très grand parc, bouffée de verdure au cœur de la ville. C’est d’ailleurs le plus grand parc de Séville. A l’origine, il s’agissait des jardins du palais de San Telmo (que nous n’avons pas vu, trop loin de notre itinéraire, je te dis il est très grand ce parc), avant d’être donné à la ville par l’infante Maria Luisa. Il fut ensuite réaménage pour l’exposition de 1929.

 

Je lui trouve un petit côté jardin romantique avec ses nombreuses fontaines et étangs, mais aussi ses monuments (statues, petits bancs ou s’asseoir) en l’honneur des grands hommes espagnols (Cervantès par exemple). Le parc est aussi un jardin botanique, on y trouve ainsi de nombreuses espèces d’arbres. Enfin de nombreux oiseaux y ont élu domicile : des paons par exemple mais aussi des cygnes. 


Enfin, tout autour du parc, on rencontre des bâtiments qui ne passent pas inaperçus avec leur architecture qui sort du lot : il s’agit en fait des anciens pavillons de l’exposition. Chaque pays d’Amérique du Sud et Centrale (et donc ancienne colonie) ayant le sien, avec une architecture différente. Ici, celui de la Bolivie. Pas le plus beau mais le seul que j’ai pris en photo (on était en voiture pour les autres).


Au-delà des anciens pavillons, tu retrouves un peu partout dans les quartiers historiques des immeubles à l’architecture particulière. Ca donne vraiment du cachet à la ville (tu l’as compris les immeubles modernes c’est pas forcément mon truc, je préfère les bâtiments qui ont plusieurs siècles).


Infos Pratiques
Sur ce coup-là, je ne vous serais pas vraiment utile car c’est ma sœur qui a organisé tout le voyage, je n’ai fait que suivre le mouvement. Paresseuse jusqu’au bout ;) Ma soeur avait loué une maison pour la semaine dans un petit village à 20 minutes en voiture de Cordoue. Très sympa la maison, construite à l’andalouse : un plan carré avec quatre ailes et un patio au centre. Sauf que le patio a été remplacé par une piscine. Le pied quoi. Enfin, si on avait pu en profiter. Début novembre malheureusement c’était plus la période pour lézarder. Dommage, surtout qu’il y avait aussi une terrasse sur le toit avec barbecue. Franchement, la maison était top. Une très grande cuisine (ce qui permet d’économiser sur le budget nourriture, pas besoin d’aller au resto tout le temps), un petit salon et 4 chambres avec chacune leur salle de bains. Je ne sais plus du tout via quel site elle l’a louée ou combien la semaine coûtait (sachant que forcément en saison, ça doit être plus cher) mais il doit y avoir pas mal de plans comme ça en Espagne. En revanche, cela nécessite forcément une voiture. Après, il faut être près à encaisser les plus de 15 heures de route (en tout cas pour nous de Paris à Cordoue). Mais ça veut aussi dire que tu es libre de vadrouiller une fois sur place. C’est ce qui nous a permis de ne pas nous cantonner à Cordoue mais d’aller aussi jusqu’à Séville et Ronda.


En fait, les choix de ma sœur étaient les meilleurs pour notre situation (les plus économiques et les plus pratiques) : vacances à plusieurs et avec des enfants, envie de visiter plusieurs villes. Mais si tu pars en couple ou avec une ou deux copines, la solution avion + hôtel est peut-être préférable ou alors la location d’un appartement en ville. Ca te permet de mieux t’imprégner de l’ambiance et aussi de profiter de la vie nocturne. Nous, avec les enfants, on a fait une croix sur cet aspect-là. C’est dommage parce que la vie nocturne, c’est aussi un peu le charme de l’Espagne. Mais ça me donne une excuse pour y retourner. Voilà, voilà, je pense que je ne vous ai pas vraiment aidés sur ce coup-là. La prochaine fois, il faudrait que je note tout bien au moment du voyage en fait, mon cerveau ne retenant pas tous ces petits détails.
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