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jeudi 31 mars 2016

Pâques à New York, ou comment en prendre plein la vue : chapeau !


J’espère que vous avez passé une excellente Pâques ! Ah, les week-ends de trois jours, c’est quand même le bonheur. Sauf qu’au lieu d’en profiter pour me reposer (ok et écrire pour le blog aussi un peu), j’ai passé le week-end dehors. En vraie blogueuse en carton, je ne résiste pas à l’appel de la vraie vie quitte à délaisser un peu ce petit espace. J’ai plein d’idées pourtant, de choses dont je veux vous parler mais une fois devant mon écran, l’inspiration me quitte. Je me suis quand même posée devant mon ordi durant ces trois jours… pour trier mes photos de voyage. Ces deux dernières années, j’ai pas mal bougé, pris des centaines de photos mais, à chaque fois, au retour, j’ai eu la paresse de les ranger/trier/réunir/classer. Résultat, c’est le grand n’importe quoi. Il y en a partout. Dans ma lancée de mes articles voyage sur Cuba, je me suis donc dit qu’il était grand temps de mettre un peu d’ordre dans tout ça, pour moi mais aussi si un jour je veux vous parler de mes autres destinations.


Et c’est là que je suis tombée sur les photos de mon voyage à New York il y a deux ans. Ah, New York, j’aime tellement cette ville que je peux te dire que je mitraille. J’étais partie en avril 2014… pour Pâques justement ! Et ça m’a rappelé une idée de billet que j’avais voulu écrire au retour, mais je n’avais jamais trouvé le temps. A l’époque, je m’étais demandée si c’était une bonne idée de choisir cette période pour découvrir la ville. J’étais partie avec ma sœur et on n’avait pas vraiment eu le choix sur les dates, c’était les seules où elle était libre. Mais a posteriori, je m’étais demandée si on avait bien fait de partir en période de vacances scolaires. Alors je n’ai absolument pas fini ma série d’articles sur mon voyage à Cuba (loin de là). J’essaie d’ailleurs de vous publier la suite le plus rapidement possible. Mais en même temps, je me suis dit que si je n’écrivais pas cet article maintenant, il ne serait clairement plus d’actualité avant l’année prochaine. Et l’écrire 3 ans plus tard me semblait quand même fort de café (déjà que 2 ans, ça fait un peu long !) Donc je fais une petite pause dans mes aventures cubaines et je me lance.

Alors Pâques à New York, bonne ou mauvaise idée ?


BONNE IDEE !
L’amoureuse de New York qui est en moi pense évidemment que croquer la Grosse Pomme à pleines dents est toujours une bonne idée, quelle que soit la période. Mais en même temps, la fille raisonnable qui est aussi en moi (oui, il y a beaucoup de gens à l’intérieur de moi-même) sait qu’il y a évidemment des périodes plus propices pour profiter à fond de son séjour, surtout si c’est le premier dans cette superbe ville. Je ne sais pas vous mais moi par exemple, j’ai toujours rêvé d’aller à New York pendant un évènement spécial : le nouvel an est évidemment un classique mais je crois que je ne survivrais pas au froid. J’avais fait un premier voyage en 2011 juste après Halloween et au vu des décorations qui embellissaient toujours la ville, je pense que ça peut être une période sympa. Mais y aller pendant Thanksgiving ou à la Saint Patrick me dirait bien aussi. En fait, j’ai trop regardé de séries américaines parce ce qu’à cause d’elles j’avoue avoir très envie de voir en vrai une grande parade sur la 5ème Avenue (alors qu’en France, c’est plutôt le genre de choses que je fuis).

Alors quand avec ma sœur on s’est calées notre séjour pour Pâques il y a deux ans, j’ai évidemment tout de suite regardé s’il y avait des évènements spéciaux à cette époque-là. Et ô joie, ô bonheur, il y en avait bien un… sur la 5ème Avenue justement ! Yeah. Ce n’est pas un gros truc officiel organisé par la ville comme à Thanksgiving, plutôt une tradition. Il est ainsi de coutume pour les New Yorkais de porter leur plus beau chapeau puis de se réunir sur la 5ème avenue le matin du dimanche de Pâques. Et quand je dis leur plus beau chapeau, je devrais plutôt dire leur plus excentrique. On ne parle pas ici d’une simple jolie capeline mais de chapeaux réalisés pour l’occasion et il faut bien le dire complètement dingues. C’est un véritable spectacle ! Quand nous y étions, nous avons vu des chapeaux nids, des chapeaux châteaux forts, des œufs en pagaille, des lapins aussi, des oiseaux… Plus c’est grand, plus c’est coloré et mieux c’est ! Certains se baladaient avec des maisons sur la tête ou des paniers de fruits. Il y a évidemment ceux qui restent sur le thème de Pâques et ceux qui collent plutôt à leur personnalité. Et puis il y a ceux qui ne se limitent pas au chapeau et s’offrent pour l’occasion un total look excentrique. Tu en prends clairement plein les yeux ! C’est totalement drôle. Mais pas drôle ‘on se moque d’eux’, drôle dans le sens tellement sympa.


J’ai vraiment beaucoup aimé ce moment (même s’il y avait beaucoup de monde, entre ceux venus parader et ceux venus les prendre en photos). D’un point du vue de Parisien blasé, on pourrait trouver ça nul et ridicule. Moi, j’ai aimé que les New Yorkais soient attachés à cette tradition totalement dingue il faut bien le dire. C’est agréable de se dire qu’ils ne sont pas blasés et qu’ils jouent le jeu à fond. Parce que tous ces chapeaux demandent clairement du travail ! Ce ne sont pas des chapeaux achetés dans le commerce. Ca se voit qu’ils les ont fait eux-mêmes et, vu le résultat, ça a dû leur prendre un certain temps ! D’ailleurs, ils sont tellement fiers de leurs œuvres qu’ils posent sans problème pour des photos, ils adorent ça même ! Oui, ils ont une dégaine bizarre mais ils assument. Pour preuve, ils ne se chapeautent pas au dernier moment. Dans le métro, ce matin-là, on a ainsi croisé de nombreux couvre-chefs étranges. Mais c’est bien, ça t’indique que tu es sur la bonne voie. Il suffit ensuite de les suivre pour trouver l’endroit du rassemblement.

Un autre détail que j’ai trouvé admirable, c’est que c’est une tradition respectée par tous. Certains sont venus en famille, d’autre en couple, d’autres entre mecs ou entre copines. Hommes, femmes et enfants, tous participent. Même les animaux ont été mis à contribution. On est tombées sur de nombreux chiens déguisés. Bref, c’était un moment dingue et rafraîchissant. Et je ne regrette pas d’avoir assisté à ce morceau de vie new-yorkaise, bien loin du cliché de New York que nous avons. Rien que pour ça, je dirais que partir à New York à Pâques est une excellente idée. D’ailleurs, si tu choisis un jour de partir à cette période, sache que cette tradition a lieu tous les ans. En revanche, ce n’est pas une parade officielle qui défile le long de la 5ème avenue. C’est plus un rassemblement informel de gens qui se retrouvent sur la Fifth Avenue, au niveau de la cathédrale Saint Patrick. Mais ce n’est pas plus mal finalement. Ca veut dire que tu n’est pas coincé derrière des barrières et que tu peux te promener parmi ces New Yorkais aux chapeaux excentriques comme tu en as envie (bon en revanche, il faut s’y attendre, il y a foule).


MAUVAISE IDEE
J’ai évidemment adoré ce séjour à New York, qui était le deuxième pour moi. Toutefois, je l’admets, quelques petits trucs m’ont dérangée. Enfin, surtout un. Si ça avait été ma première fois peut-être que je ne m’en serais pas aperçu mais là, ça m’a choqué. Quel était le problème ? Eh bien il y avait du monde partout ! Mais alors vraiment beaucoup de monde ! Là, vous devez me prendre pour une débile. Oui, je sais qu’il y a toujours du monde à New York. C’est une ville très peuplée et très touristique. Mais là, il y en avait vraiment beaucoup beaucoup de touristes. Ma première fois dans la Grosse Pomme, c’était en novembre 2011. Et oui, il y avait des touristes mais cela devait être dans la limite du raisonnable puisque je n’en garde aucun souvenir particulier. Il devait y avoir du monde mais pas tellement de monde au point que ça te marque. Cette fois, il y en avait vraiment trop. L’exemple le plus traumatisant, c’est que nous avons dû attendre environ 3 heures (voire plus) pour monter en haut de l’Empire State Building. La queue faisait tout le tour du pâté de maison. L’enfer ! Toute personne normalement constituée aurait laissé tomber. Mais pas nous, on a attendu. Parce que l’Empire State Building est mon gratte-ciel culte, je l’aime. Et ma sœur ne voulait pas non plus passer à côté. Le pire ? On y est retournées le soir et on a encore attendu une plombe. Alors qu’à tout casser, tu restes une demi-heure tout là-haut (moins même quand il fait froid, et il faisait très froid ce jour-là). Heureusement la vue en vaut amplement la peine. Gros cœur avec les mains. 


Ca m’a quand même traumatisée. Surtout que ma première fois en novembre, je ne me souviens pas d’avoir attendu du tout, en tout cas certainement pas autant. Mais ce n’est pas la seule fois où on a dû faire la queue : ça nous est arrivé aussi pour le ferry se rendant à la Statue de la Liberté (heureusement beaucoup moins) et pour entrer au Met ! Bon, on y allées un jour où il pleuvait donc évidemment tout le monde avait eu la même idée que nous (pluie = musée) mais quand même ! Partout où on allait, il y avait un monde fou. On a ainsi fait l’erreur d’aller sur la Highline à Chelsea et de traverser le Brooklyn Bridge le week-end et c’était plus bondé que le métro à l’heure de pointe. Ce qui n’avait pas été le cas en novembre 2011. Pour me rafraîchir la mémoire, je suis d’ailleurs allée jeter un œil aux quelques photos qu’il me reste de ce voyage et effectivement il y a moins de monde partout (sauf à Times Square où là c’est blindé tout le temps). Alors ok, à l’époque, on était hors saison. Mais quand même. En fait, je pense que le problème n’était pas seulement que c’était les vacances mais que c’était les vacances pour tout le monde.

Pâques est en effet une période fériée dans pas mal de pays. On a donc croisé beaucoup de touristes français, mais aussi des touristes parlant espagnol, portugais, anglais (donc venant d’Europe et d’Amérique du Sud). Et puis il y avait aussi tout plein d’Américains car Pâques c’est aussi la période du Spring Break ! Les Américains ont très peu de vacances (par rapport à nous en tout cas). Et parmi elles, il y a une semaine vers mars-avril, le fameux spring break. Nous on l’associe aux étudiants qui vont se bourrer la gueule en Floride et au Mexique mais c’est simplement comme ça qu’ils appellent leurs vacances de Pâques, qui ne sont pas uniquement pour les étudiants. A New York, quand on y était, il y avait ainsi de nombreuses familles américaines venues visiter la ville pendant le Spring Break. On s’est donc dit que le problème n’était pas qu’on y soit en période de vacances françaises mais de vacances pour un grand nombre de pays. D’où un afflux massif. Si on part à New York pour la première fois, pour profiter un peu plus sereinement de son séjour, mieux vaut donc peut-être éviter la période de Pâques (noël et le nouvel an doivent être aussi assez populaires). D’ailleurs, si vous êtes déjà allé à New York, vous avez aussi fait des heures de queue ou c’était raisonnable ?


Quid de la météo ?
Fait-il déjà beau à Pâques à New York ? Franchement, nous ça a été le grand n’importe quoi. On a eu un jour où il faisait assez chaud pour se balader en jupe sans collants puis on a eu une telle vague de froid qu’on a dû s’acheter des gants et que ma peau s’est totalement desséchée (limite il faisait plus froid qu’à Paris en hiver), on a aussi eu un jour de pluie diluvienne. Puis le soleil est revenu pour qu’on puisse profiter de siestes sur la Highline ou à Central Park. En gros, à cette période, j’ai un peu l’impression que c’est la roulette russe. Il peut faire super beau un jour et très froid le lendemain. D’ailleurs, certains arbres avaient déjà fleuri quand d’autres était encore complètement morts. Etrangement d’ailleurs, je garde un meilleur souvenir de la météo lors de mon premier séjour en novembre. Je m’attendais au pire mais je n’avais eu froid qu’un seul jour et je m’étais souvent baladée en débardeur. Ca avait été grand soleil pendant deux semaines et pas un jour de pluie. Alors que pour avril, je m’attendais à un temps printanier et même s’il a fait beau certains jours, dans l’ensemble, j’ai été déçue. On a eu du ciel bleu mais il a aussi très souvent fait gris. Ca doit être encore une autre histoire quand Pâques est en mars, il doit faire encore plus mauvais. Même si là encore, je pense que la météo à ces périodes là (même n’importe quand aujourd’hui) est grandement aléatoire.

Conclusion, je dis un grand oui à New York mais la prochaine fois (car oui, avec NY il y a toujours une prochaine fois), j’essaierais de choisir un peu mieux la période. Déjà marre du froid et de la pluie, je veux du soleil pour pouvoir profiter de Central Park et des nombreuses terrasses. Mais pas non plus qu’il fasse trop chaud (en juillet/août par exemple je crois que c’est l’enfer). Je pense que juin, septembre ou même octobre peuvent être pas mal. Et comme c’est hors saison, on devrait rester raisonnable dans les prix et surtout dans l’afflux touristique !
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mardi 20 mai 2014

Flowers in My Hair : petit look d'été à New York


La première fois que j’ai entendu la chanson Ho Hey de The Lumineers, j’ai eu un coup de cœur immédiat. Je me souviens, c’était dans une série tv américaine. Le titre a tout de suite rejoint ma playlist de favoris, tournant en boucle dans mon iPod. A l’époque, j’en étais toutefois restée à cette chanson, sans creuser plus et m’intéresser aux autres morceaux du groupe. Ce que j’ai regretté car si je l’avais fait j’aurais pu les voir en concert quand ils sont passés à Paris. Or, en live, je trouve les morceaux encore plus magiques. Mais non, je n’ai pas eu cette curiosité. Bref, presque un an plus tard, en novembre dernier, dans l’un des premiers épisodes de la série Reign (oui, mon iPod est principalement nourri par des chansons entendues dans des séries), nouveau coup de cœur. Et je découvre que c’est encore The Lumineers qui se cachent derrière ce crush musical, cette fois sur le titre Flowers in your hair. A la fin de l’épisode j’ai filé m’acheter la chanson. Et j’en ai profité pour shopper l’album entier. A l’aveuglette. Ce que je ne regrette pas.


J’aime cette pop folk, son air de famille avec Dylan mais en plus moderne. Ca ne casse certes pas trois pattes à un canard mais ça met de bonne humeur. Et ça me donne invariablement envie de chanter. J’aime les histoires racontées dans certains titres, comme Classy Girl, et quand je ne comprends pas forcément où le chanteur veut en venir, c’est la musique qui emporte le morceau comme dans Big Parade. J’adore ainsi toutes les chansons de l’album. C’est rare mais je trouve qu’il n’y a rien à jeter. Même si Ho Hey et Flowers in Your Hair restent mes deux chouchoutes. Celles qui me font chanter à tue-tête ou danser toute seule (même dans la rue). Et pourquoi je vous en parle maintenant ? Après tout, ça fait un bout de temps que l’album a rejoint mes favoris. Parce que de nature obsessive, quand j’ai quelque chose dans la tête, difficile de l’en déloger. Cette fois, dans ma tête, c’était les jolies mélodies du groupe et les paroles des chansons. Elles sont toutes simples mais elles te restent longtemps en mémoire. Je ne me lasse ainsi pas de fredonner Ho Hey et notamment le couplet :

« I don’t think your right for him,
Think of what it might have been if you,
Took a bus to Chinatown,
I’d be standing on Canal
And Bowery,
You’d be standing next to me”.


A force de répéter ces vers, j’ai d’ailleurs fini par me demander ce que le croisement de Canal and Bowery (deux rues new yorkaises) avait de si spécial. Surtout que je me souvenais de Canal Street de mon premier séjour dans la grosse pomme et la rue ne m’avait pas spécialement marquée de façon positive (c’est la grande rue de Chinatown et j’avais détesté Chinatown). Je ne me souvenais en revanche pas de Bowery. Le nom de la rue me parle car c’est une rue à la fois mythique et très tendance du Lower East Side. Mais aucun souvenir d’y être passée. Je me suis donc promis de tirer ça au clair un jour. C’était il y a déjà un bout de temps. A l’époque, mon prochain voyage à New York (celui d’avril dernier) n’était pas du tout planifié. Mais je savais que j’y retournerais un jour, très proche (j’ai trop aimé cette ville pour en rester loin très longtemps). Et je me disais que quand ça arriverait, la prochaine fois que j’irais à New York, j’irais faire un tour du côté de Chinatown pour me tenir entre Canal et Bowery. Ce que j’ai fait. Et en bonne fan (hystérique), j’avais des fleurs dans mes cheveux.

Oui, parce que pour couronner le tout, la chanson Flowers in Your Hair (et la série Reign) m’a fait développer une obsession pour les headbands à fleurs. Pas ceux avec les grosses fleurs, hein, comme les grosses couronnes qu’on peut voir portées par certaines stars. Je peux trouver ça joli sur les autres mais dans la vraie vie c’est un peu too much et difficile à assumer. Et sur moi, c’est carrément ridicule. Non, juste des petites fleurs, mignonnes et portables. Sauf qu’en France, la mode n’est pas vraiment aux fleurs dans les cheveux. J’ai tout de même trouvé un joli headband de fleurs roses chez Claire’s juste au moment d’Halloween (je cherchais des accessoires horrifiques, je suis repartie avec des fleurs). Malgré l’envie, je ne l’ai pas étrenné tout de suite. Le headband fleurs en plein hiver, mouais. Mais je n’ai pas manqué de l’emporter avec moi à New York et j’en ai évidemment paré ma chevelure le jour où on a décidé d’explorer le Lower East Side. Bon, en arrivant à ce fameux croisement, j'ai quand même été beaucoup déçue. Je m'imaginais un de ces spots new yorkais hyper romantiques. Mais pas du tout. C'est un gros carrefour qui marque l'entrée du Manhattan Bridge. Mouais. Pas forcément photogénique en plus. Et puis le chanteur du groupe (plutôt pas mal au demeurant, bon, dans le genre hipster) ne m'y attendait même pas. Quel scandale. Mais pour le principe, j'y ai tout de même immortalisé mon look.


On a eu de la chance, alors qu’on a eu très très froid (enfin surtout moi) pendant la plus grande partie du séjour, ce jour-là (notre premier jour), il faisait très beau. C’était limite l’été. J’ai ainsi pu sortir jambes nues sans problème. Encore une fois, j’ai voulu une tenue à la fois féminine et confortable, glamour mais casual, dans laquelle je me sente bien et jolie (qui a dit qu’il fallait souffrir pour être belle). J’ai donc fait de nouveau confiance à mon duo gagnant débardeur + jupe (mes nombreuses robes commencent d’ailleurs à être un peu jalouses). Le départ de ma tenue, la première pièce choisie et autour de laquelle j’ai construit le reste du look, c’est la jupe. Je l’adore cette petite jupe en dentelle crème. La coupe n’est pas moulante mais flatteuse et elle est pile de la bonne longueur (ni trop courte, donc je ne passe pas ma vie à la baisser de peur qu’on ne voit mes fesses, ni trop longue, avec mes petites jambes, la longueur genou par exemple ne me va pas). C’est une jupe H&M de la collection actuelle. Je l’ai achetée avec ma jupe noire à fleurs, que je vous ai déjà montrée deux fois, juste avant de partir pour Cuba.


Je l’ai associée à un débardeur noir Stradivarius que j’ai depuis des années et que j’aime beaucoup parce qu’il a le bon décolleté et un truc en plus. Il a plusieurs fils noirs de longueurs différentes et ornés de perles métalliques argentées qui partent d’une bretelle à l’autre. En fait, ça fait comme un collier intégré. Par-dessus, j’ai enfilé un gilet à manches courtes New Look. Il vient d’une ancienne collectionne mais ils les ressortent souvent. Il est super pratique et, en été, je l’ai toujours dans mon sac car il permet de se couvrir les épaules quand il fait un peu frais mais pas encore trop chaud pour mettre des manches longues. Enfin, j’ai complété ma tenue avec mes slippers bouche H & M achetés l’été dernier. J’adore ces slippers noirs avec leur bouche rouge en strass, je trouve qu’ils conviennent parfaitement à la beauty addict que je suis. Et ils sont confortables (ce qui n’est pas toujours le cas quand tu paies tes chaussures 15 €). J'ai accessoirisé le tout avec mon bracelet Hipanema très estival et mon sac rouge chouchou en cuir sans marque acheté dans une boutique de créateurs en bas de chez moi (qui ne va pas forcément avec le reste de la tenue mais c'était le format le plus pratique pour New York et je n'allais pas partir avec plusieurs sacs à main). Une petite tenue toute simple en somme mais très sympa je trouve. Et mon histoire avec The Lumineers n’est pas finie. Elle va même connaître un super happy ending puisque je m’envole mi juillet vers Lisbonne pour les voir jouer dans un festival. Evidemment, ce jour-là, j’aurai des fleurs dans mes cheveux.


Headband à fleurs : Claire's
Débardeur : Stradivarius (ancienne collection)
Gilet manche courte : New Look (ancienne collection)
Jupe crème : H&M collection actuelle
Slippers : H&M collection été 2013
Bracelet : Hipanema
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mardi 29 avril 2014

Dans la peau de Carrie Bradshaw : une modeuse à New York (look)


En bonne modeuse, j’ai évidemment choisi les tenues mises dans ma valise pour New York avec attention. Rien de bien extravagant (je me suis retenue de mettre mes jupes/robes Castelbajac car elles prenaient trop de place), non, juste des tenues sympas et féminines, casual et confortables mais élégantes en même temps. J’avais envie d’être bien habillée pour déambuler dans les rues de la ville. Pour moi, New York est une ville stylée, c’est donc l’occasion ou jamais de l’être aussi. D’abord pour faire honneur au chic à la française (il faut bien entretenir cette image même si parfois tu te demandes d’où elle peut bien venir) et aussi pour être à la hauteur du chic à la new yorkaise (autre cliché dont tu te demandes d’où il sort). En gros, je ne voulais pas passer pour une pouilleuse du look tout en lançant un nananère vestimentaire (genre, prends ça la New Yorkaise, les Parisiennes ont quand même plus de style que vous).


Et puis, j’avais aussi juste envie de vivre dans un épisode de Sex & The City. En vrai, dans la vrai ville, les vraies rues. Je crois que j’ai été trop bercée par la série, ça m’est un peu monté au cerveau. Mais oui, j’avais envie de me prendre un peu pour Carrie Bradshaw (avouez, ça vous arrive aussi). Donc j’ai embarqué dans ma valise toutes mes tenues préférées. Je me voyais d’ailleurs déjà faire tout plein de photos de looks au quatre coins de la ville, dans tous les quartiers sympas. Ca aurait été la classe n’est-ce pas ? En vrai, comme la vie n’est absolument pas un film romantique où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ça ne s’est absolument pas passé comme ça. La plupart du temps, il a fait vraiment très très très froid et la frileuse que je suis a alors empilé les couches pour survivre. Je ne ressemblais donc plus à rien. Enfin, si, à Bibendum. Bye bye l’éventualité de prendre toutes mes jolies tenues en photo. Les quartiers auraient bien changé, le look lui un peu moins : la plupart du temps, mon uniforme ça a été gros manteaux rose, bottes et bonnet.

Perry Street, West Village
66 Perry Street, Carrie's place

Heureusement, on a eu quelques jours de répit. Et parce que c’est quand même plus sympa de découvrir un quartier quand il fait soleil, on a profité d’un jour où on savait qu’il allait faire beau pour aller se promener dans le West Village (mon quartier favori de la ville, mais on en reparlera). Et là, j’ai pu me glisser dans la peau de Carrie Bradshaw le temps de quelques minutes (et quelques clichés). Attention, interlude grosse fan : dans la série, Carrie habite dans l’Upper East Side. Pour être exacte entre la 72ème rue et la troisième avenue dans le premier épisode puis au 245 de la 73ème rue, entre Park Avenue et Madison. Oui, elle change d’adresse entre le pilote et le reste de la série ni vu ni connu. Ils l’ont upgradé et lui ont donné une adresse plus chic. Elle change aussi d’appartement, dans le pilote de la série elle n’est pas du tout dans son célèbre appart’ avec son dressing star. En tout cas, je me souviens qu’en 2011, lors de mon premier séjour, j’étais allée faire un pèlerinage à son adresse exacte (j’en avais profité aussi pour aller rendre visite à l’immeuble d’Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s pas loin de là, et à Blair de Gossip Girl, une autre girl from the block, comme quoi toutes mes idoles mode viennent de l’Upper East Side. Mais je m’égare).


Dans l’Upper East Side, pas de trace du mythique fronton. Tout simplement parce que c’est celui d’un immeuble du West Village, qui existe bien lui. A l’époque, je me souvenais avoir lu quelque chose sur le sujet mais c’était flou. Alors cette fois, j’ai fait my homework comme ils disent et j’ai découvert que le célèbre perron se situait au 66 Perry Street. Une fois à New York, j’ai alors fait ma fan de base et ai traîné ma sœur dans cette très jolie rue du Village pour prendre une photo de ces marches et de cette porte vus tant de fois dans la série. Notez, je ne suis pas la seule. Pour contenir les fans hystériques et les empêcher de gravir le petit escalier, il y a même une chaîne. Une fois sur place et puisque par chance, il ne faisait pas si froid, je me suis dit que c’était le moment où jamais de prendre une photo de mon look façon Carrie. Ce n’était pas ma tenue la plus sympa du séjour, mais l’occasion a fait le larron. L’immeuble étant un peu trop famous et donc fréquenté, je me suis quand même éloignée et ai pris pour décor une autre brownstone avec des marches encore plus jolies je trouve.


Et là, j’ai fait ma Carrie, genre je rentre chez moi après un rendez-vous avec Mister Big. Bon, je suis quand même beaucoup plus underdressed qu’elle. Ce jour-là, j’avais opté pour une association toute simple t-shirt/jupe. Comme je vous en parlais sur mon séjour à Cuba, j’ai redécouvert cette combo et je trouve ça sympa. D’ailleurs, on retrouve l’une des jupes de mes looks cubains justement, ma petite jupe noire fleurie H&M. Vous allez croire que je n’ai qu’elle. Mais en même temps, cette pure coïncidence montre qu’elle marche parfaitement en mode tenue été ou tenue automne/hiver. Il suffit de changer le reste des éléments du look et elle s’adapte. Puisqu’il faisait un peu frisquet ce jour-là, pas de débardeur cette fois, mais un t-shirt manches longues. J’aime bien ce petit haut gris acheté chez Stradivarius à Madrid cet hiver. Il est tout simple à un détail près : un empiècement de dentelle au niveau des épaules. Et ça change tout. Ca le rend plus chic, plus féminin et plus sexy. J’aime bien aussi son tissu, un coton fin et tout doux. Je l’ai d’ailleurs shoppé aussi d’une autre couleur. Enfin, froid oblige, je suis restée fidèle aux collants noirs. Et pas de talons pour moi. Oui, je sais, c’est une Carrie trahison. J’admire sa capacité à déambuler sur des stilettos mais j’en suis bien incapable. Encore moins pour arpenter les rues new yorkaises. Je n’ai toutefois quand même pas cédé à l’appel des baskets. Ok, c’est super fashion, c’est les chaussures du moment mais sur moi, je ne peux pas, surtout avec une jupe ou une robe. J’ai donc opté pour mes bottes Aldo ou mes bottes de Francis Lalanne comme on les appelle avec ma sœur. Des chaussures qu’en fait je n’aime pas du tout (elles sont trop hautes, trop larges) mais que j’ai achetées quand même (va comprendre !) donc je suis désormais obligée de les porter. Et puis c’était la seule paire qui allait avec le reste de ma tenue.  

Là, tu peux voir que du côté droit mon "ombré hair" est beaucoup moins nuancé. on distingue bien la barre !

Côté accessoires, j’ai fait assez simple mais gai quand même pour réveiller ce look un peu trop black que certains pourraient penser tristoune. J’ai apporté une touche de couleur avec un sautoir associant des croix et des têtes de mort bleues, turquoises et blanches et une bague en argent avec une pierre turquoise (là encore achetées à Madrid, il faut dire que j’y ai trouvé pas mal de jolies choses). Et puis pour me protéger des rayons du soleil qui était de sorti tout de même malgré les températures fraîches, je suis restée fidèle à mes Wayfarer de Rayban. Je les avais acheté en 2011 à New York justement et je trouvais poétique de les ramener à la maison. Et puis je les adore aussi… Voilà, pour ce petit look new-yorkais façon Carrie Bradshaw. Moi je dis, de loin, de dos et si on ferme les yeux, Carrie et moi, on est quasi des jumelles (je n’ai pas les vêtements de créateurs, je n’ai pas la silhouette mais j’ai un peu les cheveux quand même… ;p).


Lunettes de soleil Wayfarer de Rayban
T-Shirt Stradivarius (collection hiver, acheté à Madrid)
Jupe noire fleurie H&M (collection actuelle, je l'ai même retrouvée à New York)
Bottes Aldo (collection hiver dernier)
Collier Forever 21 ou Claire's (mais on retrouve ces crânes partout)
Bague en argent : marché El Rastro, Madrid

PS : moi aussi je veux habiter dans une brownstone, dans le West Village si possible. #ilovenewyork

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