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dimanche 1 mai 2016

Je garde, je jette : le bilan cosmétique du mois d'avril 2016



Vu les froides températures qu’on a dû affronter cette dernière semaine, difficile de croire que nous sommes début mai. Et pourtant si. L’heure est donc venue pour notre bilan cosmétique du mois écoulé. Il est temps de se pencher sur les produits terminés pendant le mois d’avril. Et si j’étais sur une bonne lancée ces derniers temps, j’ai un peu ralenti le rythme ce mois-ci. Pour un  peu, ce bilan aurait été très pauvre. Bon, je suis tout de même arrivée à ma moyenne de 7 victimes mensuelles mais j’avoue, j’ai quelque peu triché. J’ai un peu fait les fonds de tiroir.


Je suis en plein ménage de printemps de mes cosmétiques. Et dans ce grand rangement, je suis tombée sur des produits terminés que j’avais mis de côté je ne sais quand et oubliés et d’autres pas tout à fait finis mais inutilisables. J’ai en effet un vilain défaut : quand mes bases de vernis ou mes top coat sèchent avant que je ne les termine, je ne les jette pas, je les stocke. N’importe quoi je sais. En fait, je garde l’espoir de pouvoir les ressusciter un jour. Mais en faisant mon tri, j’en ai retrouvé un qui était dans un sale état depuis un bout de temps et qui était clairement irrécupérable. Je me suis donc résolue à m’en débarrasser. Il n’est pas tout à fait fini, mais il en a clairement terminé. Et que ce soit pour lui ou pour les autres victimes du mois d’avril, se pose la traditionnelle question : ces produits terminés, je les garde ou je les jette ? Ou plutôt je rachète ou pas ?


Soin Patine Correcteur de Blond, Dessange Paris
OUI
Je pense que vous devez désormais connaître ce produit par cœur vu le nombre de fois où je vous en ai parlé. Il faut dire que j’en suis déjà à mon troisième tube, c’est dire à quel point je l’aime. Depuis que j’ai adopté un ombré hair, il m’est indispensable. Mon blond a naturellement tendance à virer à l’orange si je n’en prends soin. Et justement ce soin me permet de garder (ou retrouver) un joli blond clair. D’ailleurs, il faut que je file en racheter parce que depuis que je l’ai terminé, ma couleur commence à faire n’importe quoi.


Douche Crème Douceurs d’Enfance au parfum de Madeleine, DOP
OUI
Mais j’ai failli lui dire non. J’ai une sorte de relation amour-haine avec ce gel douche. Quand je l’ai commencé (à l’époque de son lancement, ce qui fait un bail quand même !), j’ai eu un coup de cœur pour lui. Je trouvais l’idée de faire un gel douche à la madeleine vraiment originale et son odeur délicieuse. Puis, je l’ai délaissé pour d’autres nouveautés. Et puis avec le ralentissement du blog, je me suis donné pour objectif de finir tous les produits entamés et il a fait son retour dans ma salle de bains. Et là, déception, je n’aimais plus du tout son odeur. Au début ça allait mais après quelques instants, il y avait comme un arrière goût qui ne me plaisait plus, mais alors plus du tout. Ca aurait pu sceller son sort. Je refile en effet tous les gels douche que je n’aime pas ou plus à ma sœur. C’est pour ça que dans cette rubrique il n’y a pas forcément beaucoup de gels douche et surtout qu’il n’y en a quasi aucun qui récolte un NON. Parce que les NON, je m’en débarrasse avant de les finir. Le gel douche est pour moi un produit plaisir alors pourquoi m’embêter à utiliser un produit dont je n’aime pas le parfum. Celui-là a toutefois fait exception. Je vous en avais dit tellement de bien lors de son lancement que je voulais le terminer pour vous dire que je m’étais trompée et que je ne l’aimais pas tant que ça. Et puis, finalement, le temps que je le finisse, il m’a de nouveau plu. Je trouvais au début que son arrière-goût était une odeur chimique mais, en fait, j’ai fini par reconnaître que c’était peut-être une senteur de fleur d’oranger, et comme je déteste la fleur d’oranger, je crois que ça a brouillé un temps mon jugement. Quand j’ai finis par m’y faire, j’ai su de nouveau apprécier son odeur sucrée originale et très sympa. Mais plus que son odeur sous la douche, j’adore le parfum de gâteau qu’il laisse sur la peau (même quand je détestais son parfum dans la douche, j'adorais son odeur sur la peau). Trop miam ! Voilà comment un OUI qui s’est transformé en NON est redevenu un OUI.


Sculpting Brow Mascara Brow Drama, Gemey-Maybelline
NON
Alors, ce n’est pas un grand NON. En fait, côté formulation, je trouve ce mascara pour sourcils très bien. Il colore bien les sourcils tout en restant naturel et il les fixe plutôt efficacement. Mon problème a été avec sa forme. Au lieu d’un goupillon normal, il se présente avec un goupillon boule. Pratique pour les gros sourcils, plus problématique pour les lignes fines. Personnellement, je suis moit’moit’ : j’ai la racine épaisse et la pointe fine. Alors pour la racine, c’était cool, la boule permet de faire le job assez rapidement, mais pour la pointe, elle était bien trop grosse. A la limite, ça aurait été un gel fixant transparent, ça n’aurait pas posé de problème mais vu qu’il était coloré, il fallait donc que je fasse attention de ne pas déborder. Sinon, je mettais de la couleur partout au-dessus et en-dessous. Donc pour moi, c’est non, et si vous avez des sourcils fins, je pense qu’il est aussi mieux de passer votre chemin. En revanche, je pense qu’il pourra plaire aux sourcils fournis. Si vous trouvez les goupillons classiques trop petits, cette petite boule pourrait vous faire perdre la boule.


Sérum Starter Bronzage Sunific Préparateur, Liera
OUI
Alors, oui, c’est un produit plutôt estival. Et non, pas de vacances au soleil programmées pour moi. En fait, j’ai commencé à utiliser ce soin pour le corps il y a deux ans avant mon voyage à Cuba puis l’année dernière avant les Etats-Unis, sans le terminer. Et, dans mes bonnes résolutions de vider les flacons de cosmétiques entamés, je m’y suis remise là vu qu’il n’en restait qu’un fond. Oui, ce n’est pas du tout la saison pour ce genre de produits, mais je l’ai utilisé assez longtemps en conditions pour me faire une petite idée. Ce sérum est un peu l’équivalent des gélules solaires. Il faut commencer à l’utiliser 15 jours avant le départ en vacances pour préparer la peau au soleil. Il permettrait ensuite de bronzer mieux et plus rapidement. Honnêtement, je ne sais pas s’il booste effectivement le bronzage. Comment savoir si tu as bronzé plus avec lui que tu n’aurais bronzé si tu ne l’avais pas appliqué ? Le bronzage dépend de tellement de facteurs. A un moment, j’ai quand même eu une idée folle. La blogueuse que je suis voulait une preuve de son action ou inaction. Je me suis donc dit : « Et si je n’en mettais que sur un côté du corps ? Je verrais alors bien s’il y a une différence ». Et puis, je me suis ravisée (la peur de me retrouver avec le côté droit plus bronzé que le gauche). De toute façon, indépendamment de son action préparatrice de bronzage, je l’aime bien ce produit. Il sent super bon (un parfum de soleil) et hydrate très bien la peau (en plus il pénètre vite et ne colle pas). Il est donc très agréable à utiliser. S’il permet également de bronzer plus et plus vite, c’est juste la cerise sur le gâteau. En fait, c’est le parfait lait corps à utiliser avant et pendant les vacances. Il prend parfaitement soin de la peau et si en plus il nous aide à bronzer, tant mieux. (à noter que je ne l’ai utilisé que sur le corps et pas sur le visage, je n’aime pas les produits qui font double emploi, j’ai toujours peur qu’ils soient comédogènes).


Crème Soyeuse Hydratante Fond de Teint Edition Photo, Laura Mercier
OUI, mais…
Je ne sais pas vous mais je trouve extrêmement difficile de trouver un fond de teint qui convienne parfaitement à toutes mes exigences. Il faut dire qu’elles sont un peu too much (et peut-être incompatibles). Je veux un fond de teint qui ai une couvrance parfaite. C’est-à-dire qu’il unifie le teint, corrige les rougeurs et camoufle (vraiment) les imperfections. Je veux aussi qu’il soit imperceptible sur la peau, c’est-à-dire un fini zéro matière. En gros, je veux être parfaitement maquillée sans qu’on voit que je suis maquillée. Ah oui, et je veux un fond de teint qui illumine. Oui, rien que ça. Bref, je n’ai pas encore trouvé ma perle. Mais je suis quand même tombée sur de très bons produits au fil de mes tests. C’est le cas de ce fond de teint. Je l’ai beaucoup aimé (d’où le OUI) même si ce n’était pas encore la perfection (d’où le « mais »). En fait, ce qui m’a bluffée, c’est sa couvrance. C’est la revendication principale de ce fond de teint imaginé pour que notre peau soit parfaite sur les photos ou les vidéos et c’est une réussite. Il avait aussi cet effet Photoshop dans la vraie vie. Bon, il ne camouflait pas à 100% mes imperfections, mais franchement, je ne les avais jamais vues autant corrigées. Elles étaient vraiment beaucoup moins visibles après application du fond de teint. Bluffée, je te dis.

Il y avait tout de même un petit hic. Je trouvais qu’il se voyait parfois sur ma peau. Après, je pense que c’était en partie ma faute. Clairement, certains jours, j’en mettais trop. Un autre facteur a joué aussi : il s’agit d’une formule hydratante pour les peaux normales à sèches, donc assez crémeuse. Elle était peut-être un chouïa riche pour moi. J’ai commencé à utiliser ce fond de teint cet été et les jours où je le voyais le plus, c’est quand il faisait bien chaud et que ma peau était bien transpirante. Il était alors peut-être un peu too much. En fait, je pense que sur ma peau, c’est plus un fond de teint d’hiver (dommage que je n’ai pas eu vraiment l’occasion de le tester dans ces conditions). Pour l’été, il est trop épais pour moi et n’est donc pas invisible. Autre petit bémol, il s’agit d’un fond de teint au fini velouté. Ce n’est pas un défaut en soi, mais comme je l’ai dit je préfère les finis glowy, ma peau manquant de luminosité. Bref, c’est un très bon produit que je vous recommande sans problème s’il correspond à vos besoins. Pour moi, on n’y est pas encore tout à fait. Mais j’ai tellement aimé sa couvrance que je ne pouvais que lui dire oui. 


Fond de Teint Equilibrant Skin Foundation SPF 15, Bobbi Brown
OUI mais…
En fait, on est exactement dans la même problématique qu’avec le fond de teint Laura Mercier. J’ai beaucoup aimé ce fond de teint, qui est un très bon produit, mais il n’est pas tout à fait parfait pour moi. Sauf que cette fois, les pour et les contre sont inversés. J’ai aimé sa texture fluide ultra légère qui ne se voit pas sur la peau. On a un effet zéro make up. J’ai aussi apprécié son fini lumineux. En revanche, je trouvais qu’il manquait de couvrance. Il unifiait bien le teint mais ne camouflait pas les imperfections. Il est plus à classer dans la catégorie des fonds de teint qui corrigent tout en transparence. Ce qui fait que quand j’avais un sale teint, il n’était pas suffisant. J’ai d’ailleurs pris l’habitude de le mélanger avec les BB ou CC Creams d’Erborian pour avoir plus de couvrance. Et là, c’était parfait. C’est donc un « oui » parce qu’il était quand même bien, tempéré par un « mais » parce qu’il n’était pas exactement parfait pour moi et mes exigences folles.


Top Coat, OPI
OUI mais…
« Oui », car ce Top Coat était ma foi très bien. « Mais » il y en a tout plein d’autres tout aussi bien et pour un peu moins cher. Alors autant pour une couleur originale, je peux dire « foncez », autant pour un top coat classique qui n’offre pas un truc en plus (sèche-vite, effet gel, ultra brillant…), on peut aller voir ailleurs. J’ai aussi un petit problème avec la contenance. Je ne sais pas si ça vous le fait aussi mais mes bases et mes top coat ont tendance à sécher dans leur flacon ou à devenir pâteux hyper rapidement. Ce qui les rend inutilisables. Comme vous pouvez le constater d’ailleurs, il y a toujours un fond de produit dans le flacon de ce top coat mais il est complètement figé. En fait, je suis quasi toujours obligée d’abandonner mes bases ou mes top coat avant de les finir. Je me dis donc qu’il est plus raisonnable d’aller vers des flacons plus petits afin de moins gâcher.

Et voilà pour ce bilan cosmétique du mois d’avril. On se retrouve dans un mois (en espérant que je n’ai pas cette fois à fouiller les fonds de tiroir).
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dimanche 14 février 2016

Comment je prends soin de mon ombré hair avec une routine spéciale cheveux blonds


Cela fait maintenant plus de deux ans que j’ai fait mon premier ombré hair. Deux ans que je suis passée dans la team des cheveux bicolores et que je suis à moitié blonde (ou blonde du bas). Et même si, depuis, cette coloration est un peu passée de mode, elle continue à être ce que je préfère pour mes cheveux, ce qui je trouve me va le mieux. Je ne me vois clairement pas redevenir totalement brune, je trouve désormais ça trop tristounet pour moi. D’ailleurs dès que je refais ma couleur et que le coloriste me fait un peu moins blonde, j’avoue que ça me déprime un peu. En fait, je trouve que le blond (quand il est bien fait) apporte du peps et de l’éclat à mon visage. Moi qui suis souvent fatiguée et le porte comme le nez au milieu de la figure, c’est pile ce qu’il me faut. En revanche, même si j’aime cette touche de blond, je ne me vois pas devenir totalement blonde. Parce que ça ne m’irait pas, ni au teint, ni aux sourcils. Mais aussi parce que ce n’est pas moi. Je reste et resterai une brune dans l’âme et je tiens donc à garder mes racines brunes.


D’ailleurs ce brune jusqu’au bout du bout m’a posé un petit problème au début avec ma couleur de cheveux. Je suis restée fidèle à ma routine capillaire de brune aux cheveux colorés parce que dans ma tête, je restais brune. J’avais tout faux ! Résultat, mon blond a rapidement viré et est passé de blond bébé à couleur bizarre dans les jaunes/roux. En fait, malgré mes racines brunes, il aurait fallu que je passe à une routine 100% cheveux blonds pour prendre soin de mes longueurs décolorées. Ce que j’ai fait après mon deuxième ombré hair. Et depuis, que ma décoloration soit plus ou moins importante, je reste fidèle à cette routine pour cheveux blonds. Au fil du temps, j’ai d’ailleurs testé pas mal de produits. Certains sont partis aussi vite qu’ils sont venus. Et d’autres sont restés. Je me suis donc dis que ce serait pas mal de vous présenter ma routine idéale pour cheveux blonds, qui peut être utilisée pour prendre soin de son ombré hair ou sur cheveux blonds totalement colorés ou décolorés.

La première problématique quand tu passes au blond, c’est que celui-ci peut virer. Surtout quand tu es brune et que tu décolores ! La décoloration va en effet éliminer les pigments bruns du cheveu et révéler ses sous tons. Or les brunes ont souvent des sous tons roux ou cuivrés. Un bon coloriste peut arriver à les neutraliser ou à passer à travers. Mais si tu ne prends pas soin de ton blond, les malotrus vont revenir rapidement ! C’est comme ça que lors de mon premier ombré hair, je suis passée d’un beau blond clair à un cuivré un peu bizarre (et de plusieurs couleurs) après seulement quelques shampooings. Désormais, je ne me fais plus avoir et je sais comment contrer le problème. J’ai ajouté à ma routine capillaire des produits contenant des pigments bleus ou violets qui permettent d’éliminer les reflets jaunes ou oranges. Comme pour le maquillage, il s’agit là du pouvoir des couleurs complémentaires. Dans le spectre coloriel, le bleu et le violet sont les teintes opposées du jaune et du orange. Elles permettent donc d’annuler ces couleurs. 


Lors de ma dernière décoloration, je suis passée au Shampooing Eclat du Blond Froid Glacier (Color Enhancing Blonde Shampoo Cool-Ice Anti-Yellow Effect) de la gamme Blond Me de Schwarzkopf Professional. Il est destiné aux blonds éclaircis ou décolorés. Il s’agit d’un shampooing violet qui permet de neutraliser les reflets jaunes. Il apporte des pigments froids aux cheveux pour garder un blond froid, un blond pur en somme (une autre version existe pour les blonds caramel). Le coloriste m’a conseillé de l’utiliser pendant les 3 semaines suivant la décoloration, mais étant bien sujette aux mauvais reflets, j’avoue que je l’ai utilisé plus longtemps. Au début, j’utilisais un shampooing classique puis un autre produit anti reflets. Ce que j’aime bien avec lui, c’est qu’il permet de tout faire en un. Il lave les cheveux et joue les gardes du corps de ton blond. Ce n’est pas le seul shampooing bleu/violet sur le marché. Je n’ai pas testé les autres donc je ne pourrais faire de comparaison. Mais en tout cas, j’aime bien celui-ci. 


Ce n’est toutefois pas le seul produit bleu que j’utilise. Depuis plusieurs années, je suis une adepte du Soin Patine Correcteur de Blond de Dessange. Je l’adore et je le rachète encore et encore. Je vous en avaisd’ailleurs parlé il y a un bout de temps et mon avis n’a pas changé depuis. La patine, c’est une sorte de coloration en salon que le coloriste fait après la vraie coloration pour neutraliser ou apporter des reflets. Elle est éphémère et se pose comme un masque sur cheveux mouillés. Petite révolution, ce soin a été le premier à nous permettre de réaliser une patine à la maison et comme un pro. Il est bourré de pigments bleus et permet de corriger les reflets jaunes et orangés. C’est-à-dire que non seulement il les neutralise (il les empêche d’apparaître) mais s’ils sont déjà là, il va aussi aider à les estomper voire les faire complètement disparaître. Il te permet donc non seulement de garder ton blond pur mais aussi de le récupérer s’il a commencé à virer. Je ne sais pas si ça marche à tous les coups mais je me souviens être sortie de chez le coiffeur un jour avec des reflets caramel que je détestais. En utilisant ce soin, j’ai réussi à retrouver un beau bond clair comme j’aime. Je l’aime aussi parce qu’il démêle mes cheveux (pas besoin d’après-shampooing quand je l’utilise) et les laisse tout doux. En tout cas, sur moi, je trouve. La marque conseille de l’utiliser une fois par semaine. De mon côté, son utilisation varie selon mon blond et mes besoins. Quand je voulais me débarrasser de mes reflets caramels, je l’utilisais deux fois par semaine. En ce moment, comme je suis moins blonde et que je me lave les cheveux en parallèle avec un shampooing bleu, je l’utilise moins. Mais ça reste mon indispensable et je le trouve diablement efficace. A noter, son packaging a changé dernièrement mais le produit est toujours aussi top. 


En plus de la couleur qui vire, l’autre problème quand tu passes au blond, c’est que tes cheveux ont tendance à se transformer en paille. La décoloration abîme en effet beaucoup les cheveux et ils se dessèchent. J’ai donc ajouté des produits spécifiques à ma routine pour bien les nourrir et éviter justement qu’ils ne deviennent comme de la paille. Quand je n’utilise pas mon shampooing bleu, j’aime bien le Shampooing Rénovateur à la Kératine pour Cheveux Blonds de la gamme Blond Me de Schwarzkopf Professional (oui, j’aime beaucoup cette gamme pour prendre soin des cheveux blonds). Ca peut paraître bizarre, mais même s’il contient des SLS, je le trouve assez doux. Je ne sais pas, je l’ai bien aimé. La marque nous dit qu’il contient de la kératine de soie afin d’apporter brillance et luminosité à la chevelure. Et il peut être utilisé sur cheveux blonds naturels, éclaircis ou décolorés. Ca reste un shampooing donc je ne distingue jamais une action de fou mais je l’ai trouvé très bien.


Je complète ma routine avec le masque de la même gamme : le Masque Rénovateur à la Kératine pour Cheveux Blonds (Keratine Restore Blonde Mask). La marque nous dit cette fois qu’il nourrit et restaure intensément la fibre capillaire, qu’il répare le cheveu en l’hydratant. Concrètement, moi je trouve qu’il laisse mes cheveux tout doux, j’aime bien. Il permet aussi de les démêler super facilement (et j’ai un faible pour les masques aux pouvoirs démêlants). Alors évidemment, se pose la question cruciale : contient-il des silicones ? La réponse est oui, mais ils arrivent très loin dans la liste INCI (après la kératine, la soie et l’huile d’abricot par exemple). Tu le sais je pense, je ne suis pas anti silicone. J’en ai même besoin dans mes produits capillaires sinon je trouve que mes cheveux deviennent rêches et incontrôlables. Mais je n’aime pas non plus quand ils arrivent en deuxième position derrière l’eau. Là, je me dis que le produit c’est du vent. Avec ce masque, je trouve qu’on a un bon compromis. 


Toutefois, malgré tous mes efforts, parfois mes cheveux se sont tout de même transformés en paille. Quand je reviens du soleil et que je n’en ai pas pris soin correctement par exemple, ça n’y coupe pas. Certains coiffants pour maintenir mes boucles ont aussi parfois tendance à m’assécher les cheveux. Quand c’est le cas, je dégaine l’arme fatale et fait des bains d’huile avant le shampooing. Dans l’absolu, je devrais le faire régulièrement car ce boost de nutrition ne peut leur faire que du bien mais j’avoue, j’oublie. Je ne m’en rappelle qu’au moment de les laver (trop tard donc) alors qu’il faudrait laisser poser l’huile 30 minutes. Alors il existe de nombreuses huiles capillaires mais dans celles que j’ai en stock, aucune ne m’a séduite. Parce que ces huiles sèches capillaires sont toutes bourrées de silicones. Moi je veux faire un bain d’agents nutritifs pour nourrir et réparer mes cheveux pas les baigner dans le silicone. J’ai donc délaissé les huiles capillaires et me suis tournée vers les huiles végétales. Le mieux, ce sont les huiles pures je pense. Mais comme je n’en avais pas sous la main, j’ai jeté mon dévolu sur l’Huile d’Argan Sauvage de The BodyShop. Elle peut être utilisée sur le corps et les cheveux mais je la réserve à ma crinière. Parfois, je la pschitte mais quand je veux en mettre beaucoup (quand mes cheveux sont particulièrement secs), ça prend trop de temps. Je la dévisse alors et en verse dans mes mains. J’en mets sur les longueurs et la laisse poser minimum 30 minutes (souvent plus) avant de filer me laver les cheveux. Sa formule n’est pas composée à 100% d’huile d’argan mais il n’y a que des huiles végétales dedans (pas de silicones ou d’huiles minérales) et c’est aussi très bien. En tout cas, côté efficacité, elle laisse mes cheveux tout doux, même quand ils sont particulièrement abîmés, et elle ne les graisse et ne alourdit pas (mais je n’en mets jamais sur les racines hein et je les lave toujours après). Elle a en plus une petite odeur de noisette que j’aime beaucoup. Bon, celle-ci tu peux évidemment l’utiliser que tu aies les cheveux bonds ou bruns.

Et voilà pour ma routine capillaire du moment pour cheveux blonds. Des produits que vous utilisez déjà ou que vous avez envie d’essayer ?
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dimanche 10 janvier 2016

Je garde, je jette ? Le bilan beauté 2015 de mes produits terminés, chapitre 4



C’est dimanche ! On se retrouve donc aujourd’hui pour le chapitre 4 de mon bilan beauté de l’année 2015. Le rendez-vous du mois est désormais devenu le rendez-vous de la semaine. Je suis plutôt fière, après des débuts un peu titubants, pour l’instant j’arrive à tenir ma régularité sur cette rubrique. Maintenant, il ne me reste plus qu’à être un peu plus présente en semaine et j’aurais réussi à reprendre un peu en main le blog comme je le désirais. Mais c’est encore un peu difficile. Pourtant, j’ai envie de vous raconter plein de choses. C’est d’ailleurs peut-être ça le problème, je pars dans tous les sens et finis par ne rien finir justement. Alors qu’avec cette rubrique, c’est plus cadré. Et puis surtout, j’ai une motivation supplémentaire : je veux me débarrasser enfin de tous ces produits vides qui ont envahi mon appartement.


J’en ai stocké partout. C’est ça d’accumuler les produits terminés pendant des mois. Quand chaque semaine je les jette après avoir écrit ma note, j’ai d’ailleurs une double bouffée de fierté à chaque fois : pour avoir publié un article (yeah !) et pour avoir vidé un peu (double yeah). Evidemment, je pourrais vider plus vite si j’incluais plus de produits d’un coup dans ces bilans beauté mais je trouve que ça fait beaucoup (trop lourd, trop chiant pour vous). Surtout que comme ce sont des bilans un peu exceptionnels, je suis un peu bavarde sur certains cosmétiques. Bref, je vais m’arrêter de parler pour enfin rentrer dans le vif du sujet. Cette semaine, je me suis une nouvelle fois arrêtée à 7 victimes. Et comme toujours, se pose la traditionnelle question : ces produits terminés, je les garde ou je les jette ? Ou plutôt je rachète ou pas ?


Baume Anti-Rides Multi-Régénérant Contour des Yeux, Clarins
OUI
Depuis que j’ai fait une allergie à un (voire même deux) contour des yeux il y a plus d’un an, je suis très difficile sur ce genre de produits. Parce que ça m’a valu une conjonctivite infernale qui a bien traîné en longueur. D’ailleurs, je crois que mes yeux n’ont jamais vraiment récupéré, ils sont toujours en vrac. Je ne me pensais pas sensible et je croyais pouvoir utiliser tous les types de soins. Il semblerait que ce ne soit pas le cas sur le contour de l’œil et que je doive faire attention. Depuis, j’essaie de rester fidèle à certaines marques que je considère safe, comme Clarins. Et je dis « oui » à tous les produits qui ne me font pas gonfler les yeux ou ne me donnent pas envie de me gratter comme une démente. Ce contour des yeux a passé le test haut la main. Mais je ne l’ai pas apprécié uniquement parce que je le tolérais bien. Je l’ai beaucoup aimé aussi parce que la texture est assez riche et nourrissante, ce qui est parfait pour mon contour de l’œil un peu sec. Mais il n’est pas trop riche non plus. Il ne laisse pas cette zone grasse, pénètre très vite et si tu en mets le soir, tu ne te réveilles pas avec les yeux gonflés le matin. Bon, pour le côté anti-rides, on repassera. Mes ridules sont toujours là (mais elles ne se sont pas creusées quand je l’utilisais). Après, il faut être réaliste, une fois que la ride est là et bien là, aucun soin ne la fera disparaître. Moi, je l’ai accepté donc je ne lui en tiens pas rigueur et je ne garde en tête que ses aspects positifs. Et le fait est que c’est un très bon contour de l’œil.


Masque Exfoliant Jeunesse Youthmud, Glamglow
OUI
Je sais, c’est mal mais je me fais rarement de masques pour le visage. Tout simplement parce que la plupart du temps, je ne vois aucune action. Alors je me lasse. C’est surtout vrai pour les masques spécial éclat : RAS, nada, niet. Pourtant, c’est justement ce qui m’embête le plus avec ma peau, je trouve qu’elle manque d’éclat. Alors, quand après la première utilisation de ce masque gommage Youthmud, j’ai vu une vraie différence, je ne te dis pas ma joie. Ma peau était beaucoup plus lumineuse. Résultat, je l’ai utilisé régulièrement et je crois que c’est un des premiers masques que je termine (le premier ?). En fait, il y a juste un petit bémol. Certains diront son prix, parce qu’il est quand même assez cher pour une petite contenance (je ne me souviens plus combien d’utilisation il m’a fait mais il part assez vite). Après, moi, je me dis que je préfère payer un peu cher pour un produit qui agit qu’aller dans du moins cher mais n’avoir aucun résultat. Non, le bémol, c’est que si tu gardes le masque un peu longtemps, la boue durcit (oui à l’intérieur c’est une sorte de boue/argile avec de vrais morceaux de feuilles de thé vert dedans). Tu as donc l’impression qu’il est devenu inutilisable. En fait, il faut juste mettre un peu d’eau dedans pour le réhumidifier et c’est reparti pour un tour. Toutefois, quand il ne restait qu’un fond de masque, je n’ai pas réussi à le ressusciter. Il n’y en avait pas assez pour que ça prenne et j’ai dû le jeter. Dommage. Mais bon, j’en garde tout de même une opinion super positive. Attention, je ne dis pas que c’est le seul masque sur le marché qui réussit à redonner de l’éclat à la peau. Juste le seul que j’ai testé. Mais si tu en connais d’autres qui fonctionnent aussi bien, je suis preneuse.


Soin Patine Correcteur de Blond, Dessange
OUI
Depuis que j’ai adopté l’ombré hair et que j’ai donc rejoint la team blonde, ce soin est mon indispensable. Car à cause de ma base brune, quand je me décolore, mon blond va naturellement virer au vieux roux au fil du temps. Pas le beau roux dont je rêvais à une époque, le roux clair pas très beau. Lors de mon premier ombré hair, je me suis d’ailleurs fait avoir. A l’époque, je n’avais pas encore intégré que j’appartenais désormais à la team bonde et que je devais par conséquent changer totalement ma routine et adopter des soins spécifiques. Mes racines étant toujours brunes, je continuais à penser en brune et utilisais donc des produits pour cheveux foncés. Et mon beau blond clair si durement acquis après une journée passée chez le coiffeur a rapidement disparu, se transformant en blond orangé. Alors après ma deuxième décolo qui m’a permis de récupérer un joli blond, je ne me suis pas fait avoir. J’ai commencé à utiliser ce soin une fois sur deux à la place du masque. Et mon blond est resté pur et clair. En fait, il contient des pigments bleus qui vont neutraliser les reflets orangés ou jaunes. Mission qu’il accomplit à la perfection. Tellement, que j’y suis accro. Celui-ci est mon deuxième tube et j’en ai un troisième entamé dans ma salle de bains, c’est pour dire. 


Gommage Crushed Cabernet, Caudalie
OUI mais…
Quand j’ai testé ce gommage pour la première fois, j’ai tout de suite craqué dessus. C’était il y a des années (d’ailleurs ce pot date lui aussi de quelques temps). A l’époque, je ne tombais que sur des gommages aux grains fins et je pense que vous l’avez désormais compris ce n’est pas mon truc. Avec ses grains qui se sentent bien, cet exfoliant m’a conquise. Le seul hic, c’est que je n’avais pas du tout aimé son odeur. Comme je le disais alors (et le pense aujourd’hui) : il sent la vinasse. Mais bon, je l’adorais donc j’étais prête à passer outre. Sauf que depuis, j’en ai testé plein des gommages à gros grains tout aussi sympa et dont en plus je suis fan de l’odeur. Alors qu’aujourd’hui, je déteste encore plus le parfum de celui-ci. Pour moi, l’exfoliation doit être un moment de plaisir et de détente, façon spa. Là, je ne pouvais tellement pas avec l’odeur que ce n’était pas le cas. Et j’étais bien contente de le terminer. C’est donc un « oui » parce qu’objectivement le produit est bien, mais le « mais » est là parce que de mon côté, pour mes prochains gommages, je préfère me diriger vers des produits avec des parfums qui me conviennent mieux. A noter toutefois que le Gommage Crushed Cabernet a subi un relooking il y a quelques temps. Le packaging a changé (dommage, j’aimais bien celui-ci et le nouveau est un pot classique, trop générique). Peut-être que le parfum aussi ? Il faudrait que j’aille sentir ça.


Brow Gel, Nars
OUI
J’avoue qu’avant lui, je n’étais pas très appliquée concernant le maquillage des sourcils. Pourtant, j’ai le sourcil fou qui a désespérément besoin d’être dompté. Mais tous les gels fixant testés jusqu’ici se sentait trop (pas agréables à porter) ou se voyait trop (avec limite parfois une pellicule blanche). Il y avait aussi ceux totalement inefficaces, avec ou sans j’avais le sourcil toujours aussi en désordre. Celui-ci a réussi à me séduire parce qu’il arrivait à tout conjuguer. Quand je le mettais, je ne sentais pas que j’avais quelque chose sur le sourcil. Il faisait aussi bien son job, pas un poil ne se faisait la malle (oui, même celui qui frisotte, ce gougnafier). J’aime aussi que ce soit un gel teinté. Il fait donc deux actions en un seul geste (juste ce que la paresseuse que je suis adore). Il fixe mais puisqu’il est teinté il colore aussi les sourcils. Pas besoin d’utiliser un autre produit pour les maquiller, il le fait très bien. Après, je n’ai pas de gros trous dans les sourcils donc je ne m’avancerais pas sur ce cas. J’ai juste une ligne un peu clairsemée en queue et avec lui j’arrivais parfaitement à l’étoffer. Mais s’il y a un vrai trou peut-être qu’un crayon sera nécessaire, je ne sais pas. Dernier bon point, il ne se voit pas. Enfin, si, on voit le résultat maquillage. Il y a une différence avant-après. Mais on ne voit pas qu’on a mis quelque chose sur le sourcil (pas de pellicule banche). Attention toutefois, comme il est teinté, on manipule le goupillon avec précaution. Ca demande forcément un geste plus précis qu’un gel incolore, sous peine de se faire un plus gros sourcil que désiré.


Nourish Reconstruction Mask, Toni & Guy
NON
Tout simplement parce que je n’ai aucun souvenir de ce masque. Si je regarde le côté positif, ça veut dire qu’il ne m’a pas laissé de mauvais souvenir. Mais pas de bon non plus. Ca veut probablement dire que sur mes cheveux, il n’avait aucune action. Je ne me vois donc pas vous le conseiller. En plus, les silicones arrivent en troisième position dans sa compo. Si tu es contre, c’est encore plus clair, passe ton chemin. Si ça ne te dérange pas, tu peux probablement trouver des masques siliconés moins cher. En bref, au suivant.


Gel Lavant Mains à l’Argile, Cattier
NON
Alors, soyons claire, ce n’est pas un mauvais produit. C’est un nettoyant pour les mains classique qui fait son boulot sans dessécher la peau. Le truc avec les pousse-mousse, c’est un peu comme avec les gels douche, ce sont des produits plaisir. Il n’y a pas de véritable action, ils doivent juste être sympas à utiliser (en tout cas quand on a la peau normale et donc le loisir de choisir ce qu’on veut). Pour mes savons pour les mains, ma préférence va donc à des produits dont le parfum me séduit. J’aime aussi les packagings sympas. Là, le flacon est un peu austère pour moi et en plus je n’aime pas l’odeur de menthe en cosméto, nous n’étions donc pas faits pour nous entendre.

Et voilà pour le bilan de la semaine. Les boîtes se vident petit à petit mais on est encore loin d’en voir le bout ! J’espère que vous aimez cette rubrique parce que je pense que j’ai de quoi tenir jusqu’à la fin du mois de janvier avec mon stock de produits terminés. Allez, on se retrouve la semaine prochaine.

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dimanche 5 octobre 2014

Ô rage, ô désespoir, je ne suis plus blonde : mes nouveaux déboires capillaires


Dingue, me revoilà. Oui, je sais, j’ai encore disparu plus d’un mois. Encore trop de boulot. La bonne nouvelle, c’est que je ne cumule enfin plus les missions donc je suis revenue au rythme plus humain d’un seul job. Ca veut dire qu’on va enfin me revoir un peu plus par ici ? Euh, pas tout de suite. Ayant une trentaine d’articles à boucler avant la fin du mois pour le boulot, et avançant à la vitesse d’un escargot tellement je suis sur les rotules, je ne serais encore présente par ici que de façon sporadique. Mais là, il fallait absolument que je vous parle. Parce que je suis passée chez le coiffeur. Et que, comme à chaque fois, je suis au désespoir capillaire. Et que bon, y’a presque qu’à vous que je peux parler de mes mini dépressions post coiffeur sans passer pour une folle. Parce que pour le commun des mortels, s’arracher les cheveux après un passage raté chez le coiffeur c’est se faire une montagne d’un rien. Alors que je sais que vous, vous comprenez (et sympathisez avec) mes déboires capillaires.

Ma nouvelle coloration, côté pile

La dernière fois qu’on avait parlé de cheveux, j’étais à demi blonde. Au début, je l’avoue, ce passage au blond, je l’avais un peu mal vécu. A la base, je voulais un ombré hair nuancé sur les pointes pour éclaircir un peu ma chevelure. Mais au final mon blond  partait de beaucoup plus haut, parfois même des racines. Et puis c’était bien blond. C’était un gros changement quoi. Il m’a donc fallu un peu de temps pour le digérer, normal. Mais finalement, rapidement je m’y suis faite et surtout je l’ai aimé cette coloration car ça illuminait mon visage. Et si mon deuxième passage par la case coloriste pour remonter un peu le blond (mes cheveux ayant poussés) m’a une nouvelle fois un peu traumatisée, là encore, j’ai rapidement accepté et aimé ma nouvelle couleur. Certes on pouvait trouver le contraste entre mes racines très foncées et mes longueurs très blondes beaucoup trop violent, mais moi ça ne me dérangeait pas. Oui, clairement, ça ne faisait pas naturel, mais ça passait je trouve. Comme toutes les longueurs n’étaient pas décolorées et que mes cheveux du dessous étaient restés bruns, il y avait une profondeur qui faisait que ça fonctionnait. En tout cas, c’était beau je trouve (malgré je l’avoue mon scepticisme et mon désespoir du début). Vous pouvez d’ailleurs juger par vous-même puisque on voit bien le résultat dans les quelques photos de looks mode postées ces derniers mois.

Ma nouvelle coloration, côté face
Beaucoup plus foncé, hein ?

Si je l’aimais tant que ça cette chevelure bi-colore, mi brune/mi blonde, c’est que ça m’allait bien surtout. J’ai ainsi eu de nombreux compliments sur cette couleur, tout le monde me disait que ça m’allait hyper bien. Sur le moment, pendant une demi seconde, j’étais vexée. En gros, ça voulait dire que moi en brune, c’était pas ça. Et puis au final, je revenais à la réalité. Je devais l’admettre, moi aussi je trouvais que cette couleur m’allait mieux. Je ne me suis jamais vraiment rêvée en blonde. Toujours pas d’ailleurs. Mais ce demi blond qui part du milieu de la tête voire même des oreilles m’a totalement emballée. Je crois que j’ai trouvé ma couleur : mi brune, mi blonde. Grâce au boulot, j’en ai testé des colorations : de nombreuses nuances de châtain ou de marron, même un roux une fois. Eh bien, jamais aucune ne m’a tant plu. Tu le sais, j’ai toujours eu le fantasme d’être rousse, eh bien même là, je n’étais pas vraiment convaincue. Je me disais que ça ne m’allait pas. Que ce n’était pas moi. Alors qu’une fois que j’ai accepté ce demi blond, il faisait complètement partie de moi. Limite, pour moi, c’était ma couleur de cheveux naturelle tellement c’était moi.

J’y suis devenue accro en somme. A tel point que j’ai commencé à un peu déprimer au moment de la repousse quand le blond est descendu et ne commençait plus qu’à la mâchoire. Je trouvais ma chevelure trop foncée. Et surtout, je trouvais ça d’une tristesse. Alors que quand je suis sortie de chez le coiffeur, je m’étais plainte qu’il avait fait monter le blond trop haut ! Je sais. Mais en fait, j’ai réalisé que j’aimais bien que ça parte du dessus des oreilles. Et surtout, je suis devenue accro à un blond assez clair. Avec le soleil, mon blond a en effet un peu éclairci et c’est comme ça que je l’ai préféré. D’ailleurs, tout pareil, dès qu’il a recommencé à foncer un peu, je n’étais plus que désespoir. A un moment, j’ai même utilisé un spray éclaircissant pour le reblondir un peu, c’est pour dire ! En fait, j’aime le côté lumineux de cette couleur. Déjà, ça m’éclaire le visage. Pour moi qui me trouve toujours grise mine, c’est un gros plus. Et puis c’est fun et ça fait aussi sortir un peu du lot. C’est un peu difficile d’expliquer vraiment pourquoi j’accrochais tant avec cette couleur, mais c’était le cas.

Avant, juste après mon 2nd ombré hair
Si, si, y'a une différence, c'est plus marqué, plus clair là



Le hic, c’est que toutes ces décolorations, le soleil, toussa toussa a fini par avoir raison de mes cheveux. Eux qui étaient si doux il y a quelques mois encore sont devenus comme paille. Des fois, je n’osais même pas les toucher tellement la sensation était désagréable. L’idée de les couper a commencé à me trotter dans la tête, même si leur longueur me plaisait bien et me permettait d’arborer de jolies boucles. Je me tâtais quoi, indécise, dans un entre-deux. Et puis pour le boulot, on m’a proposé de les couper et de les colorer. Je me suis dit que c’était un signe et j’ai accepté. L’occasion a fait le larron. J’y allais avec une idée bien précise dans la tête. Mais encore une fois, ce n’est pas du tout ce que j’ai eu. Oui, je commence à me dire qu’une malédiction capillaire a été jetée sur moi. Pourtant, désormais, je m’explique bien pour être sûre d’être comprise. J’arrive même parfois avec une photo en disant je veux ça. Parce que souvent on ne parle pas le même langage. Mais, même comme ça, bien souvent c’est peine perdue. Why but why ?

Bon, côté coupe, c’est parfait. J’ai un super carré flou avec une petite mèche sur le front. Mon coiffeur était top et a compris exactement ce que je voulais (dégrossir un peu ma masse de cheveux à l’arrière du crâne, pas trop de volume, un carré pas trop court et fait pour les cheveux ondulés). Non, c’est du côté de la coloriste que ça a pêché, mais grave. J’y allais pour remonter mon blond et je voulais exactement la même nuance de blond clair que j’avais sur les pointes. Le hic, c’est qu’on m’a coupé les cheveux avant. Ce qui est logique en soi. Mais ça veut dire que la coloriste n’a pas vu ma couleur de cheveux originale, ce bicolore que j’aimais tant. Parce que mes mèches blondes avaient quasiment toutes disparu avec la coupe (snif, snif, j’avoue avoir eu un pincement au cœur). Quand je suis arrivée à elle, j’avais juste les pointes légèrement éclaircies mais pas blondes. J’avoue que le résultat était d’ailleurs sympa comme ça, mais je voulais tout de même quelque chose de plus clair pour être fidèle à moi-même.


C'était mieux avant

J’explique donc à la coloriste ce que je veux : remonter mon blond qui a été coupé pour qu’il m’arrive de nouveau environ au niveau des oreilles, et surtout je veux un blond clair pas un miel ou un caramel, ça j’aime pas. Là, elle me dit qu’avec mes racines foncées, le contraste sera trop fort et que ce n’est pas possible. Elle imagine un truc un peu plus fondu. Je lui réponds que mais si c’est possible puisque c’est ce que j’avais avant qu’on me coupe les cheveux. Pour preuve, je lui montre la seule photo de moi que j’avais dans mon portable (impossible d’aller sur le blog, y’avait pas de réseau, grrr). Ce à quoi elle répond qu’elle n’est pas fan (en gros que c’est moche) et qu’elle préfère ce qu’elle a imaginé, c’est plus joli. En fait, on pourrait résumer notre conversation par :
-          Moi : « Je veux être à moitié blonde »
-          Elle : « Non »
En fait, elle avait imaginé un truc pour moi et même si ce n’était pas ce que je lui avais demandé, elle n’en a pas démordu. Et même si moi, je voulais un truc beaucoup plus clair et plus marqué, elle n’a pas voulu. Je crois que c’est la première fois qu’un coiffeur me dit non. J’en ai eu des qui ont un peu dévié de ce que je leur avais demandé en laissant parler leur fibre artistique (mais l’esprit de ce que je voulais était toujours là), des qui n’ont pas dit non mais ont adapté le truc à leur sauce pour que ça m’aille mieux. Mais refuser carrément le truc, c’est nouveau. Après, je ne dis pas que c’est forcément une mauvaise chose. C’est bien aussi que le coiffeur fasse garde-fou, surtout si on demande un truc qui ne nous ira pas. Mais là, même si elle avait décidé que ce n’était pas le cas, si, ça m’allait. En tout cas, moi je trouvais que ça m’allait et je n’étais pas la seule. Ce n’était pas seulement mon ego qui parlait puisque je n’avais jamais eu autant de compliments après une couleur.  Bref, j’ai essayé quand même de défendre mon bifteck mais j’ai fini par laisser tomber car j’ai vu que ça ne servait à rien. J’ai donc laissé faire, en bouillonnant et en pleurant mon blond.

Avant, cet été

Le pire, c’est que ce qu’elle m’a fait, c’est super joli. Je dirais que c’est un sombré hair. J’ai les longueurs éclaircies mais c’est assez fondu. Certaines mèches sont même blondes, mais je pense que c’est plus des restes de la décolo précédente. Et, pour être juste, ça me va bien aussi. Mais c’est trop foncé pour moi. Quand on regardait l’ensemble de la chevelure avec ma couleur précédente, c’est le blond qui dominait, donc j’avais l’impression d’avoir les cheveux clairs. Là, comme elle n’a pas éclairci toutes les longueurs mais juste quelques mèches, c’est le foncé qui domine. Résultat, pour moi, je suis redevenue brune. En fait, ironiquement, c’est exactement la coloration que je voulais il y a deux ans ou même un an. Celle que j’ai demandé à de nombreux coloristes mais que personne n’a jamais réussi à me faire. Eh bien là, je l’ai et elle est parfaitement réalisée. J’ai les longueurs éclaircies mais comme elle n’a pas décoloré toutes les mèches, le résultat est bien fondu et ça fait beaucoup plus naturel. Je n’ai pas la démarcation bien droite dont je me plaignais lors de ma dernière coloration. Le hic, c’est que, depuis, j’ai goûté au blond et j’y suis devenue accro. Donc ce joli sombré hair est désormais trop soft pour moi. Je voulais quelque chose de plus marqué et surtout de plus clair.

Oui, je sais, je ne suis jamais contente après mon passage chez le coiffeur et je me plains tout le temps. Mais là, je dois faire mon deuil de mon blond et j’ai du mal. Je suis en pleine dépression capillaire, je veux retrouver mes cheveux clairs. Je commence même à imaginer des stratégies pour m’éclaircir un peu plus tout ça. J’ai pas mal de produits blondissants qui ne demandent qu’à être testés à la maison par exemple… Bref, même si pour l’instant, j’essaie d’apprécier cette nouvelle – et oui, ok, jolie – coloration, je sais que très rapidement je repasserais du côté blond de la force. Parce que je ne sais pas si c’est dans ma tête mais depuis j’ai l’impression que mon teint est de nouveau plombé. Et je veux retrouver de la luminosité. Avec l’hiver qui arrive, j’ai naturellement envie d’éclairer tout ça. Enfin, surtout, au fond, je pense que même si je trouve le côté fondu de cette coloration plus chic qu’un bicolore plus marqué, pour moi, elle manque de caractère. C'est trop discret. J’ai envie d’une crinière plus punchy. Un chouïa plus excentrique… comme moi quoi.
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jeudi 3 juillet 2014

Coloration : mon premier Ombré Hair réussi à L'Atelier des Couleurs


Il y a peu j’ai interviewé la coloriste qui m’a fait mon premier vrai ombré hair. Pas celui invisible de chez Massato, ni le dernier d’avriltrop prononcé, mais le réussi, celui qui m’a définitivement fait passer du côté blond de la force. Cette interview m’a rappelé à quel point je l’avais trouvé top et je me suis dit qu’il était temps que je vous en parle vraiment (n’ayant pas de joies photos du résultat, je ne l’avais pas fait jusqu’ici). C’était en décembre dernier. Grâce au boulot (je ne vais pas m’en cacher, surtout que de moi-même je n’aurais peut-être jamais trouvé ce joli endroit), j’ai eu la chance de pouvoir tester L’Atelier des Couleurs. L’Atelier des Couleurs, c’est un salon pas comme les autres ouvert en 2012 par Catarina Lopes dans le 3ème arrondissement parisien (rue Béranger, près de République). Pas comme les autres d’abord parce qu’il est situé dans un appartement, au sein d’un immeuble résidentiel. Tu n’es donc pas exposée aux regards des passants sous ton casque chauffant derrière de grandes vitrines. Non, tu pénètres dans un petit espace cosy et intimiste. C’est aussi pour cela que je n’ai pas de photos personnelles du lieu. Je ne me voyais pas commencer à mitrailler au milieu des clientes, perturbant ainsi ce petit havre de tranquillité. Mais côté ambiance, disons qu’on est dans un lieu assez féminin et zen, avec des murs blancs et une déco mixant touches girly (avec du blanc, du rose, un peu de Marilyn Monroe) et asiatiques, avec une pointe de pop art.


Le fait que le salon n’a pas pignon sur rue le rend évidemment plus confidentiel. C’est pour ça que de moi-même, si on ne m’en avait pas parlé, je n’aurais pas forcément été le chercher, ou je ne l’aurais pas trouvé. Et ç’aurait été dommage. La presse en parle bien de temps en temps mais je pense que le bouche-à-oreille doit jouer un plus grand rôle dans la découverte du lieu. C’est le genre de salon à avoir des clientes très fidèles, où tu as ton coiffeur ou coloriste attitré et maintenant que tu l’as trouvé, impossible d’aller voir ailleurs. Moi-même, boulot oblige, j’avais été jusqu’ici une infidèle de la coiffure, n’allant jamais au même endroit. Et même si le résultat obtenu m’a souvent plu (je me plains au début mais je finis la plupart du temps par aimer), aucun lieu/coiffeur/coloriste ne m’a vraiment marquée au point que je me dise : « J’ai trouvé, je n’irais désormais plus ailleurs ». Bon, je garde tout de même une très bonne opinion de Massato, pour la coupe en tout cas, mais pour la coloration, je n’avais pas encore trouvé chaussure à mon pied… Jusqu’à Cathy. Oui, je l’appelle par son petit nom, parce qu’elle est top.

La coloration justement. La seconde particularité de L’Atelier des Couleurs, c’est que sa spécialité, c’est la couleur, comme son nom l’indique. Tu pourras évidemment te faire faire une nouvelle coupe de cheveux si tu veux par un des coiffeurs du salon. Mais ce ne sera pas Cathy. Catarina Lopes est une coloriste, elle ne s’occupe donc que de la coloration. On ne le sait pas toujours mais ce sont deux métiers bien différents et pour une couleur réussie, surtout si tu veux quelque chose de vraiment spécifique, mieux vaut aller voir un pro et pas un simple coiffeur. Et justement, dans le genre pro, Catarina est une pointure. Elle a travaillé dix ans pour le grand Christophe Robin, qui est pour moi le maître de la coloration, avant d’ouvrir son propre salon. Sachant cela, j’y allais déjà en confiance. Alors que la plupart du temps, je vais quand même chez le coiffeur avec une certaine appréhension, me demandant toujours à quoi j’aurais droit cette fois : une réussite ou une grosse cata. Mais cette fois, je savais que j’avais affaire à une vraie pro. Et c’est parce que j’étais rassurée que j’ai osé sauter le pas du ombré hair dont je rêvais depuis deux ans mais que j’avais toujours eu peur de demander lors de mes précédentes colorations.


En discutant avec elle, j’ai vite eu la confirmation qu’elle était pleine de talent et qu’elle savait ce qu’elle faisait. Je lui ai donc bien expliqué mes problèmes et ce que je voulais. Je lui ai ainsi dit que j’avais beaucoup de cheveux blancs et que malheureusement ils ne gardaient pas la couleur et revenaient très vite. Je lui ai aussi expliqué que lors de ma dernière tentative de ombré hair, la coloriste avait laissé le produit éclaircissant une petite heure mais qu’à la fin on ne voyait aucune différence, que ça n’avait pas pris. Enfin, je lui ai montré ce que je voulais : l’ombré hair d’Olivia Wilde ou celui de Jessica Szohr (sachant qu’à l’époque, j’avais à peu près la même coupe que les deux stars, un carré). Et là, truc de dingue : elle m’a écoutée. Je dis truc de dingue parce que si écouter sa cliente devrait être la base chez le coiffeur, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Ou peut-être est-ce parce qu’on exprime mal nos désirs. J’avoue que parfois, moi-même, je ne dis pas tout ce que je veux : soit parce que j’ai peur de ce que pourrait donner le résultat, soit parce que j’ai l’impression de parler à un mur qui ne m’écoute pas donc je me dis à quoi bon m’exprimer, soit parce qu’on ne m’entend pas et qu’on interprète ce que je dis de la mauvaise façon (c’est le coupez-moi les pointes qui deviens je coupe plus de 5 cm). A ce moment-là, résignée, je préfère me taire pour éviter de trop gros dégâts. Là, comme j’étais confiante et que Cathy était à l’écoute, j’ai tout dit.

Avant de commencer, Cathy m’a d’abord expliqué que je ne pourrais pas avoir l’ombré hair de Jessica Szohr : une question de reflets chauds ou froids du blond de l’actrice qui ne correspondaient pas à ceux de mes cheveux. En revanche, celui d’Olivia Wilde c’était tout à fait possible. Bref, tu sens dès le début que tu vas avoir une coloration sur-mesure qui suit tes désirs, mais pas aveuglément. Car on a parfois envie d’une couleur tendance ou repérée sur une star qui n’est absolument pas faite pour nous. En matière de coloration, il ne faut en effet absolument pas faire du copier-coller, ce qui va à l’une, n’allant pas forcément à l’autre. Pour une couleur réussie, il faut qu’elle soit personnalisée, qu’elle respecte ce que tu es : les sous-tons de tes cheveux, ta carnation, ta personnalité… Et c’est ce que fait Catarina, elle sait adapter la couleur à chacune, selon ce qu’on veut et ce qui nous va. Après cette discussion, place au travail. Pour les cheveux blancs, elle a fait poser la coloration bien plus longuement que d’habitude pour que ça prenne (contrairement à ma dernière colo d’avril qu’on n’a laissé poser que 10 minutes, me laissant avec tous mes cheveux blancs, ce qui m’avait bien énervée). Là, effectivement, mes cheveux blancs étaient bien couverts et le sont restés plus longtemps que d’habitude. Pour ce qui est du produit décoloration, elle a également prolongé le temps de pose, tout en emballant mes mèches de cheveux dans du cellophane pour que la décolo reste bien active jusqu’au bout (cela permet en fait de maintenir/booster son efficacité).

Ma seule photo de la coloration vaguement potable, le lendemain.
Dans le noir, youhou.

Tout au long de la pose de la décoloration, Cathy surveillait le processus. Car avec mes cheveux, il y avait des risques que je me retrouve avec des reflets cuivrés (si on laissait poser trop longtemps ou pas assez). Souvent, quand on éclaircit des cheveux bruns, on se retrouve en effet avec des reflets chauds qui ne sont pas très beaux. Le but était ici d’obtenir un blond plus froid, plus élégant et ça demandait donc de la délicatesse (et le bon temps de pose). Mais au final, c’est ce que j’ai eu. Et franchement, j’applaudis, car ce n’était pas forcément facile. Ce changement radical a pris un certain temps - je suis restée chez le coiffeur plus de temps que d’habitude - mais le résultat en valait la chandelle : j’avais un beau blond clair, sans reflets cuivrés. Il était aussi parfaitement fondu, Cathy n’ayant pas fait partir l’éclaircissement du même endroit selon les mèches (sur certaines, le blond remontait bien haut, sur d’autres c’était seulement les pointes). Pour donner de la profondeur à la couleur, elle n’avait également coloré que les mèches du dessus, ne touchant pas à celles du dessous. En gros, quand tu me regardais d’en haut j’étais blonde, mais d’en bas, c’est le brun qui dominait. A priori, ça peut paraître bizarre mais c’est au contraire l’un des points qui a fait que la couleur est au final réussie et que la décoloration fait plus naturelle. D’ailleurs, en avril, le coloriste qui m’a reblondi avait admiré ce travail, confirmant que c’était la meilleure façon de faire.

Mon ombré hair rêvé

Bon, évidemment, tu me connais, si dans le salon j’étais contente, une fois sortie, j’ai eu un gros doute. Comme à chaque fois que je sors de chez le coiffeur, ma nouvelle tête me fait un choc et il me faut du temps pour l’accepter. C’était encore plus le cas là où j’étais quand même passé du brun ou blond. Surtout qu’en fait, je n’avais pas un « vrai » ombré hair tel qu’on le définit : c’est-à-dire une coloration à l’horizontale avec d’abord des racines foncées, des longueurs d’une teinte intermédiaire et des pointes plus claires. Non, là, j’avais plutôt un balayage avec des mèches, qui ne partaient certes pas des racines, mais tout de même à la verticale. Et puis, j’étais blonde quoi. Moi qui ne m’étais jamais rêvée blonde, forcément ça a été un gros choc le soir même. Surtout que comme il faisait froid, j’ai enfilé mon bonnet et là, vu qu’on ne voyait plus mes racines, j’étais 100% blonde. Alors oui, j’avoue, si en découvrant le résultat, j’étais contente, il y a ensuite eu une redescente. J’ai alors pensé : « Et si j’avais fait un grosse erreur, si c’était trop blond ». Mais ça m’est vite passé.

En fait, le problème venait aussi du brushing coiffeur, c’est toujours une cata chez moi, ça ne me va pas, mes cheveux devenant alors n’importe quoi. Résultat, je suis toujours moche en sortant de chez le coiffeur. Mais une fois que je prends possession de me cheveux en les coiffant moi-même, je retrouve tête humaine et je découvre alors le vrai résultat de ce qu’on m’a fait. En général, c’est là que j’accepte ma nouvelle tête. C’est comme ça, c’est mon processus. Et même si je continue à angoisser grave et à bien souvent pester en sortant du salon, je sais que ça ira mieux le lendemain. J’ai juste besoin de temps. Et cette fois-là n’a pas fait exception. Une fois que j’ai arrangé mes cheveux avec mon fer à boucler, ça a tout de suite été mieux. Finalement, elle n’était pas si mal ma nouvelle tête. Il m’a quand même fallu encore un peu de temps pour accepter ma blondeur (un tel changement radical demande des ajustements) mais en fait je l’aimais bien. Depuis d’ailleurs, je suis totalement passée du côté blond de la force. Quoiqu’il arrive, je garderais mes racines foncées, je ne me vois pas complètement blonde, mais j’aime cet ombré hair sur moi (que ce soit un vrai ou pas). Mais ça, on en reparlera plus tard. Cette note fait déjà deux kilomètres.

Mon ombré hair rêvé : Olivia Wilde

Je finirais donc en disant qu’une fois le choc du passage au blond passé, j’ai pu vraiment réaliser le travail accompli. Et une seule conclusion s’imposait : ma couleur eh bien, elle était top. Certes, ce n’était pas un ombré hair à proprement parler mais c’était en fait exactement ce que j’avais demandé. Si tu regardes bien les photos de Jessica Szohr ou Olivia Wilde, leur ombré, ce sont aussi des mèches qui partent de plus ou moins haut dans leur chevelure. Et c’était le cas de ma couleur aussi. Au final, ce ombré hair réussi a totalement changé ma vision de la couleur de cheveux faite pour moi. J’ai toujours été une brune dans l’âme qui se rêvait rousse, alors que le blond ne m’a jamais attirée. Mais finalement, je crois que j’ai trouvé ma couleur, celle qui me va le mieux : et c’est ce demi blond clair. Après, peut-être passerais-je quand même au roux un jour. Et je sais à qui je confierais ma chevelure alors. D’ailleurs, on en a discuté ce jour-là et Cathy m’a dit que c’était totalement faisable, que certains tons de roux m’iraient en fait très bien (contrairement à ce qu’on m’avait dit un jour, que le roux n’était pas pour moi). Et je la crois.

Mais au-delà du fait que Catarina Lopes soit une excellente coloriste, c’est avant tout une femme adorable, vraiment sympa, drôle. J’ai adoré la rencontrer. Même si je suis restée longtemps dans son salon, j’y ai passé un agréable moment. Ca ne m’a pas paru trop long (alors que souvent, je suis au bord de l’explosion quand je passe trop de temps au bac, ça me saoule). Là, non. J’ai toujours été étonnée de voir des femmes discuter avec leur coiffeur. Moi en général, je n’ai jamais rien à dire. Mais là, on a papoté de tout et de rien. C’était comme un moment entre copines. En fait, j’ai aimé ma nouvelle couleur mais c’est presque la rencontre avec Cathy et sa gentillesse qui m’a le plus marquée. Et si je conseillerais sans hésiter L’Atelier des Couleurs aux copines qui veulent une coloration réussie, c’est autant pour le talent de coloriste de Cathy que pour sa jolie personnalité. Après, le seul petit bémol peut-être pour certaines, c’est qu’évidemment on est dans une prestation un petit peu plus haut de gamme que dans un salon de coiffure classique, donc forcément plus chère. Mais parfois, ça vaut le coup de mettre le prix pour avoir un service de qualité…
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