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dimanche 12 juillet 2015

Vis ma (fausse) vie : Instagram ou les dérives de la blogo



Samedi, c’était soirée filles pour moi. Comme d’habitude, on commence par se raconter nos vies et puis, le repas avançant, la conversation dévie sur une autre « copine » à nous. Ah, gossip quand tu nous tiens ! Tu noteras toutefois les guillemets parce qu’elle ne fait pas partie de mes proches à moi. Ce n’est pas mon genre de personne. Bref, ma sœur nous raconte qu’elle est choquée parce que cette « copine » a menti sur sa vie. Un truc tout con hein. Invitée à Roland Garros sur le court Central, elle a fait croire sur Facebook qu’elle avait vu jouer Nadal. Passionnée de tennis comme moi, ma sœur a tout de suite tiqué. Ce jour-là Nadal avait joué sur le Suzanne Lenglen. Elle avait donc MENTI. Un mois plus tard, ma sister était toujours sous le choc. Mais grave. Elle ne comprenait pas qu’on puisse faire ça et comptait bien mettre la malotrue face à ses contradictions la prochaine fois qu’elle la verrait.                                                                                                   

Une autre copine présente n’en croyait pas ses oreilles. Mais non, ce n’était pas possible. Elle l’avait forcément vu le Nadal puisqu’elle avait mis une photo de lui. Sauf que… Il n’avait pas fallu longtemps à l’Inspecteur Gadget que je suis pour démasquer le pot aux roses. Elle avait juste pris une photo d’une photo (issue du journal du tournoi probablement). Oui, oui, tu as bien lu, pour faire croire à ses « friends » qu’elle vivait un truc dingue, elle a posté la photo d’un journal en faisant croire que c’était ce qu’elle était en train de voir et de vivre en vrai. Complètement dingue justement. En plus, elle avait mal fait son travail puisqu’elle avait mal découpé les bords et on les voyait toujours. Une révélation qui laisse ma copine aussi choquée que ma sœur. Elle ne comprend pas. Pour elle, les photos postées sur les réseaux sociaux, et qui sont donc faites pour partager avec ses amis, sont forcément des photos prises par nous de choses qui se passent vraiment.
                                                                                                                                   

J’avoue face à leur choc, j’étais à la fois amusée et blasée. Mais en tout cas pas du tout étonnée. Parce que j’ai l’habitude. En tant que lectrices de blogs, on est confrontées à ce genre de choses presque tous les jours. J’ai l’impression que ce n’était pas le cas avant (ou alors j’étais juste naïve et ne m’en rendais pas compte) mais depuis quelques temps, je trouve que la blogo (et Youtube aussi) est remplie de gens qui s’inventent une vie… Sur leurs blog et sur leurs vidéos mais surtout sur Instagram. Heureusement, la majorité des filles sont honnêtes et sincères mais je remarque de plus en plus certaines pratiques se généraliser. Comme dirait
l’autre :  il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. (oui, on cite Shakespeare le dimanche, on est comme ça nous).


Je ne sais pas si vous l’avez ressenti aussi mais, parfois, j’ai l’impression que la blogo, ce n’est plus une histoire de partage. Sur certains blogs et surtout sur leur Instagram, on dirait que le but est désormais de faire envie aux lectrices. Regarde mes jolies fringues de marque, mon sac de luxe, mes chaussures hors de prix, mes voyages à l’autre bout du monde, mes rencontres extraordinaires avec des people (tu ne les connais pas, mais je te dis que c’est des gens importants), les lieux extraordinaires où je vais (mais où toi tu n’aurais pas le droit – ou les moyens – d’entrer), les super fêtes ou soirées où je peux rentrer (mais pas toi). Et que je te montre aussi le magnifique petit déjeuner/déjeuner/goûter/dîner pris, tous les colis reçus pendant la semaine, le super cadeau qu’une marque m’a fait…

Donner un avis sincère et des conseils précieux, c’est dépassé ! Il faut que la lectrice envie  « notre » vie de rêve (ou plutôt notre vie rêvée, parce qu’on est parfois loin de la réalité). Et pour ça, tous les moyens sont bons. Il y a celles qui enjolivent. Des fois, tu te dis même que tu ne vis pas dans le même univers qu’elles. Quand, par exemple, elles s’affichent se prélassant en maillot de bain sur la plage. Alors que toi qui es sur la même plage, tu es venue avec ta couverture tellement il fait froid. Tout ça pour que tu penses que leurs vacances sont parfaites et qu’elles sont en train de se la couler douce sous une chaleur torride (accessoirement, elles veulent aussi te vendre ce maillot de bain qu’on leur a à elles gracieusement offert). Et puis il y a celles qui inventent carrément, en piquant des photos sur d’autres comptes et en les faisant passer pour sienne ou en prenant des photos de photos donc. Sans compter le pillage de Pinterest. Vive aussi Google Images.

Tout ça me laisse pantoise. Ca me met aussi mal à l’aise. Et ça me révolte (révolte est un bien grand mot, ça m'énerve, ça m'horripile, ça me consterne, et me révolte, oui, un peu). Quel est l’intérêt de s’inventer une vie ? Pourquoi vouloir à tout prix faire envie ? Pour se dire qu’on est au-dessus ? Donner l’impression aux autres qu’on est supérieure ? Peut-être. Malheureusement, ce n’est pas exclusif à la blogo (coucou ma copine mytho) mais j’ai l’impression que ça y est exacerbé. Et ça me fait me poser des questions. En se professionnalisant, certaines blogueuses sont devenues des marques. Et il faut que ces marques soient attractives pour attirer les partenariats. Est-ce que ce marketage de soi ne serait-il pas en réalité un discours destiné aux marques/annonceurs (ceux qui paient pour beaucoup les factures) ? Tu fais tout simplement du rebranding en créant une version online de toi améliorée. Faire envie aux lectrices pour faire envie aux marques. Quitte à faire une croix sur la sincérité (et un peu la vérité). Et les lectrices sont donc les dindons de la farce. Après, c’est peut-être tiré par les cheveux. Les réseaux sociaux nous ont peut-être tout simplement rendus tous mythos.


Et comme, je ne savais pas comment illustrer cet article, je t'ai mis des photos de mon Instagram à moi, garanties 100% LaBeautyParesseuse.
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dimanche 7 avril 2013

Londres pour The BodyShop, épisode 1 : découverte de la collection Leona Lewis et de la campagne Cruelty Free


Ca n’a échappé à personne, la semaine dernière, j’ai eu la chance d’être invitée à Londres par The BodyShop. Le but de notre voyage : découvrir la collection Leona Lewis, nouvelle porte-parole militante de la marque, ainsi que l’engagement de la marque aux côtés de l’association Cruelty Free International afin d’interdire les tests de produits cosmétiques et d’ingrédients sur les animaux dans le monde entier.


The BodyShop n’est pas une simple marque de cosmétique, c’est une pionnière de la beauté engagée. Ainsi elle s’est récemment associée à Oxfam pour un appel aux dons afin d’aider les réfugiés syriens contraints de quitter le pays pour fuir le conflit. Elle est aussi investie depuis longtemps dans la lutte contre le trafic des mineurs à des fins sexuelles. Mais The BodyShop s’engage surtout sur deux grandes causes (qui sont finalement les valeurs au cœur de la marque) : le commerce équitable et une beauté sans cruauté animale. C’est cette valeur-là qui nous intéresse aujourd’hui. Les produits de la marque sont ainsi garantis sans cruauté animale : ils n’ont pas été testés sur les animaux (ni les actifs qui les composent) et ne contiennent aucun ingrédient dérivé d’animaux (pas de cochenille par exemple comme on en trouve dans certains rouges à lèvres rouges ou de mica issu de l’écrasage de coquillages).


Mais la marque défend aussi cette valeur sur la scène internationale puisqu’elle est engagée depuis plus de 20 ans dans la lutte contre l’expérimentation animale dans l’industrie cosmétique. Quand le 11 mars, l’Union Européenne a totalement interdit les tests de produits cosmétiques sur les animaux, cela a donc été une petite victoire. Mais The BodyShop ne s’est pas reposé sur ses lauriers puisque la marque poursuit aujourd’hui le combat sur le plan international. Elle s’est ainsi associée à l’ONG Cruelty Free International pour que cette interdiction soit adoptée par d’autres pays dans le monde. Cette campagne se traduira notamment par une pétition que toutes les personnes désirant elles aussi s’engager pourront signer dans les boutiques The BodyShop du 9 au 29 avril.

 

Pour soutenir cette campagne Cruelty Free, The BodyShop a également enrôlé une porte-parole/ambassadrice de choix : la chanteuse anglaise Leona Lewis, elle-même déjà militante de la cause animale (et végétarienne). En plus de prêter sa voix et son image, la chanteuse a également prêté son nom à une collection de maquillage et de parfum (elle s’est aussi impliquée dans le processus créatif) en édition limitée. C’est cette collection que nous sommes allées découvrir à Londres (nous avons aussi eu la chance de rencontrer et d’interviewer Leona Lewis mais je vous en reparlerais dans l’épisode 2). Cette très jolie collection est composée de 4 teintes de gloss, un mignon pinceau pour le blush, une palette lumière disponible en 2 teintes (qui peut à la fois servir de blush, d’enlumineur ou même de fards à paupières) et d’une eau de toilette White Musk Libertine.

 
  
Je suis assez fan des packagings qui sont so cute, surtout ce joli cerf imaginé par Leona Lewis herself. La collection avait été annoncée pour début avril mais elle sortira en fait à partir du 11 en France (je vous en reparlerais plus précisément à ce moment-là, le temps de prendre de jolies photos et de tester les produits). En revanche, elle est déjà disponible en Angleterre puisqu’à peine arrivées à Londres, par un heureux hasard, nous avons pu la voir en situation dans la boutique The BodyShop de la gare St Pancras avant même notre présentation officielle.

 

En plus de la collection elle-même, ce jour-là, nous avons aussi découvert en exclusivité de futures nouveautés maquillage de la marque comme une nouvelle ligne de fards à paupières qui fait très envie et qui sortira prochainement en France (évidemment, le bleu au centre m’a tout de suite tapé dans l’œil) ou même une nouvelle gamme de rouges à lèvres qui elle ne sortira que cet été (en août je crois). J’en ai essayé un à la superbe couleur rose néon mais j’ai malheureusement oublié de le prendre en photo dans l’excitation du moment.


Il faut dire que la journée a été riche en surprises/activités/émotions. Elle s’est aussi conclue en beauté avec un mini concert exclusif de Leona Lewis pour célébrer sa collaboration avec The BodyShop et la campagne Cruelty Free. Quand j’avais lu le programme du voyage, dans ma tête, je m’étais imaginé un concert géant dans une grande salle et nous dans un coin, limite au loin. Mais en fait, j’étais très loin de l’hallucinante réalité. Si le concert était diffusé en direct sur internet, dans la salle, nous n’étions même pas une trentaine. Il s’agissait en fait d’un petit concert privé au studio Waterloo. Et là, tu te sens vraiment privilégiée et tu peux apprécier parfaitement la superbe voix de Leona Lewis. Je t’avoue que je ne me suis pas privée de chanter Keep bleeding, keeeeeeeeeep bleeeeeeeeeeeeeding looooove ou même Better in Time qui reste ma préférée. J’avais fait de petites vidéos avec mon appareil photo mais je te laisse avec la vidéo officielle du « gig » comme on l’a appelé, les images sont beaucoup plus sympas (ma chanson commence à 4 min 50, non, je n’ai pas honte de dire qu’avant même ce voyage et depuis longtemps même, elle tournait en boucle dans mon iPod et que j’aime chanter à tue-tête dessus).

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