mercredi 2 mars 2016

Je garde, je jette ? Le bilan beauté de février 2016


Je reviens après une petite pause. Mais c’était pour la bonne cause : un gros week-end à Marrakech ! C’est sympa les vacances mais forcément ça laisse beaucoup moins de temps pour faire ce que tu es censée faire (je ne me plains pas hein, je constate). N’ayant que 3 petits jours pour boucler mes dossiers de la semaine, j’ai donc délaissé un peu le blog. Je pensais quand même avoir le temps de vous écrire un article pour dimanche, j’avais même emporté mon ordi avec moi, mais j’avoue n’être pas allée plus loin que le premier paragraphe. Avec des journées bien remplies, le soir je m’effondrais comme la vieille que je suis.


Je reprends donc aujourd’hui où je m’étais arrêtée là-bas avec le bilan cosmétique du mois de février. Ce petit retard a quand même eu du bon puisque en plus des sept tombés au combat sur la photo, une nouvelle victime s’est ajoutée au décompte sur place. Bon, c’était une miniature, c’était facile, mais quand même. Finir 8 produits dans un mois raccourci, pas mal ! Et comme toujours, se pose la traditionnelle question : ces produits terminés, je les garde ou je les jette ? Ou plutôt, je rachète ou pas ?


Huile Micellaire, Décléor
OUI

Je ne vais pas m’attarder longtemps sur cette huile car j’en ai fait une review assez complète il y a peu. Et si vous l’avez lue, vous savez que je l’aime beaucoup. Elle a une texture extra fine. Au début, tu peux trouver ça bizarre mais en fait c’est super agréable. Tu n’as pas du tout la sensation de gras ou de collant que tu peux avoir avec d’autres huiles démaquillantes. Elle s’émulsionne aussi très bien (même si le lait est lui aussi très fin) et se rince donc parfaitement. Elle ne laisse ainsi pas non plus de sensation de gras ou de texture sur la peau après le rinçage. En plus, elle est très efficace côté démaquillage, même sur les yeux et même sur du waterproof ou des teintes très pigmentées. Et moi qui ai les yeux très sensibles (beaucoup d’huiles me piquent et me brûlent), je pouvais l’utiliser sans problème sur cette zone. Un sans faute donc.


Crème de Savon Le Naturel Extra Pur de Marseille Amande
OUI

Je vous en ai aussi parlé il y a peu, j’aime beaucoup ce savon parce qu’il sent trop bon l’amande, une odeur façon colle Cléopâtre que j’adore. A un moment, je me suis tout de même demandé s’il ne m’asséchait pas un peu les mains. Mais je ne pense pas, en tout cas pas forcément. Là, il est fini donc je ne l’utilise plus mais mes mains sont quand même ultra sèches. Donc mes périodes de sécheresse tenaient plus aux circonstances qu’au savon lui-même. Après, disons que si tu as les mains naturellement sèches, mieux vaut opter plutôt pour un savon à la formule un peu plus nourrissante.


Shampooing Rénovateur à la Kératine pour Cheveux Blonds Blond Me, Schwarzkopf Professional
OUI

Encore un produit dont je vous ai parlé il y a peu. J’aime bien ce shampooing qui nettoyait bien mes cheveux sans les graisser ni les dessécher. Et en plus, il sent bon. Je précise toutefois qu’il contient des SLS. Moi, ça ne me dérange pas de me laver avec des formules qui en contiennent mais je sais que pour certaines, c’est no way.


Masque Rénovateur à la Kératine pour Cheveux Blonds Blond Me, Schwarzkopf Professional
OUI

Il fait partie de la même gamme que le shampooing et je les ai associés dans ma dernière routine capillaire. Et j’étais plutôt satisfaite de cette combinaison et de l’état dans lequel ils laissaient mes cheveux. Depuis que j’ai fait mon ombré hair et que je multiplie les décolorations, mes pointes, suragressées, ont forcément tendance à se dessécher. Si je ne choisis pas les bons produits, mes cheveux virent paille. Avec ces deux produits, je trouvais que ce n’était pas le cas. Le masque laissait mes cheveux plutôt doux. Et ce n’était pas l’effet silicone. Certes, il y en a dans la formule mais ils arrivent assez loin dans la compo, derrière les actifs soin. Comme je vous l’avais déjà dit, je suis assez fan de la gamme Blond Me pour prendre soin de ses cheveux blonds décolorés ou éclaircis (ou de son ombré hair donc dans mon cas). 


Bandes de Cire Froide Maillot Echancré Epilation Brésilienne, Laurence Dumont
OUI

Je vous ai déjà parlé de ces bandes de cire froide à plusieurs reprises parce que je les trouve top. Leur forme plus fine et très longue est effectivement plus pratique je trouve et rend l’épilation du maillot à la cire froide plus facile et surtout plus rapide. Question efficacité, je les trouve aussi très bien. De nombreuses cires froides laissent plus de poils derrière qu’elles n’en arrachent mais celle-ci est à classer dans les efficaces. Il y a toujours parfois des poils résistants mais c’est souvent ceux qui ne poussent pas dans le même sens que les autres et donc pas dans le bon sens par rapport à l’arrachage (qu’est-ce qu’ils peuvent m’énerver ceux-là, toujours à nous compliquer la tâche !)


12 Bandes de Cire Froide Jambes, Loua by Laurence Dumont
NSPP, Ne Se Prononce Pas

En hiver, il m’arrive de laisser le poil se reposer et repousser. Je suis obligée sinon la peau de mes jambes finit dans un état catastrophique. En plus, ça me permet de faire table rase à l’arrivée du printemps et d’être alors tranquille plus longtemps. En plus, cette fois, j’ai bien laissé pousser car je voulais tester un appareil d’épilation à la lumière pulsée (qui ne fonctionne donc pas sur poils épilés). Sauf que je n’ai jamais eu le temps et avec le petit séjour à Marrakech qui se profilait, j’ai dû reprendre ma guerre au poil. J’ai donc ressorti mes bandes de cire froide de cet été, dont celles-ci. Mais quelle n’a pas été ma surprise de constater qu’elles avaient gelé (ou séché). J’ai eu beau les frotter entre mes mains pour les réchauffer (et même m’asseoir dessus pendant une petite heure !), ça a été peine perdue. La cire était définitivement sèche et dure. Les bandes ne se séparaient plus bien et la cire ne collait plus sur la peau. Inutilisables, j’ai donc dû jeter les bandes restantes à la poubelle. Ca vous est déjà arrivé ? Moi, ce n’est pas la première fois mais avant j’avais l’impression que c’était avec de la cire que j’avais dans mes tiroirs depuis un bail. Là, ça ne faisait pas si longtemps et il n’a pas fait si froid cet hiver. La morale de l’histoire est donc que la cire froide, c’est bien, c’est rapide, mais il faut donc utiliser tes bandes assez rapidement car elles ont une durée de vie très limitée (d’ailleurs si tu es arrivée à en ressusciter, je suis preneuse du comment). Bref, revenons-en au produit en lui-même. J’aime bien son format voyage assez pratique. En revanche, je ne me rappelle absolument pas ce que j’en avais pensé lorsque j’avais utilisé ces bandes cet été donc je ne porterais pas de jugement sur le produit en lui-même. On peut aussi se dire qu’il ne m’a pas laissé ni bon ni mauvais souvenirs donc il doit être dans la moyenne des bandes de cire froide.


20 Bandes de Cire Froide Jambes et Corps, Laurence Dumont
OUI

D’abord le point positif : contrairement au format voyage, ces bandes-là, que j’ai aussi depuis cet été, n’ont pas durci durant l’hiver. Elles étaient donc encore parfaitement utilisables. Gros plus. Après, côté efficacité, j’ai connu mieux, chez Laurence Dumont justement. Celles-ci dégomment pas mal de poils mais elles en laissent aussi quelques-uns derrière. Et elles en cassent aussi beaucoup. Pourtant, j’étais dans des conditions optimum pour la cire froide (c’est-à-dire pas de poils courts donc ils sont forcément plus faciles à attraper et arracher). En gros, après les avoir utilisées, pour avoir les jambes impec, il faut repasser derrière à l’épilateur ou au rasoir pour peaufiner le travail. Dommage. Je me souviens de bandes de cire froide de la marque qui ne rencontraient pas ces petits problèmes (j’en avais parlé sur le blog si ma mémoire est bonne) donc pour la prochaine, je pencherais plutôt pour celles-là.


Eau Démaquillante Micellaire à la Fleur d’Azahar, Darphin
NON

Et un grand non ! Cette miniature n’est pas sur la photo générale car je l’ai finie lors de mon séjour à Marrakech. C’était mon démaquillant pour le week-end. Et je t’avoue que même si je ne l’avais pas terminé, il ne serait pas revenu avec moi. Parce qu’il n’est vraiment pas bon. Ce n’est pas du tout ça (pour rester mesurée et polie, parce que crois-moi je l’ai bien maudit durant mon séjour). Cette eau micellaire est totalement inefficace. C’est comme si je me démaquillais avec juste de l’eau (pas micellaire du tout). Et encore, je me dis qu’un démaquillage avec uniquement de l’eau aurait été moins pire. Sur le teint, ça passait encore (parce qu’on peut moins voir les dégâts je pense) mais sur les yeux c’était la cata. Elle faisait fusionner le maquillage avec ma peau et je me retrouvais avec du noir tout autour de l’œil, du noir impossible à retirer, même en frottant comme une malade. Résultat, j’avais les yeux irrités de tout ce frottement mais absolument pas démaquillés. Pourtant, vacances oblige, je n’étais pas très maquillée (par rapport à ce que je peux faire en temps normal) : un fard clair, un trait de khôl (même pas waterproof) et du mascara (hyper facile à retirer). Bref, elle m’a rappelée pourquoi je détestais les eaux micellaires (sauf la Créaline de Bioderma, définitivement ma chouchoute). Chaque soir, elle a fait de mon démaquillage un calvaire (il fallait m’entendre pester dans la salle de bains). Heureusement que mon nettoyant pour le visage Clinique arrivait à réparer les dégâts. J’ai quand même fini par lui préférer de l’huile d’argan pure achetée sur place et même de l’eau pour nettoyer les fesses des bébés que ma sœur avait apportée avec elle. Et c’était franchement mieux. Cette eau micellaire Darphin était une miniature que j’avais eu dans une box (je ne sais plus laquelle ou quand), je ne sais d’ailleurs pas si elle existe toujours. Mais si oui, fuyez !

Et voilà pour ce bilan cosmétique du mois de février dont finalement vous connaissiez pas mal de produits (et qui a été aussi un peu une spéciale épilation). On se retrouve le mois prochain pour la suite des aventures.

(oui, c'est écrit particulièrement gros aujourd'hui. Non, je ne suis pas devenue complètement miro... quoique. Je découvre que quand j'écris mon texte de mon mini ordi, je suis complètement incapable de changer ou même de maîtriser la police de caractère. J'ai tout tenté pourtant. Bien énervant tout ça. Alors comme le choix s'est réduit entre très gros et très petit, allons-y pour très gros, même si personnellement ça m'agresse les yeux). 
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dimanche 21 février 2016

Soins : Je me mets à l’amande


Je ne sais pas vous mais le parfum seul peut faire que j’aime ou que je déteste un soin. Le produit aura beau être top côté formule ou texture, si je n’apprécie pas son odeur, je n’apprécierais pas son utilisation. Et bien souvent, j’arrêterais carrément de l’utiliser. Ca marche pour tous les types de soins : les soins plaisir comme le gel douche ou même les laits corps mais aussi les soins pour le visage. Et mine de rien, ça peut parfois être embêtant. Je me ferme ainsi beaucoup de produits, pourtant très bons, parce que je n’aime pas ce qu’ils sentent. Ainsi, comme je ne supporte pas l’odeur du miel (trop acre), j’ai fait une croix sur tous les soins en contenant, même si quand ma peau est bien sèche en hiver, j’en aurais bien besoin. Pareil avec les soins sentant les agrumes (ça me rappelle le lave vaisselle), la rose (le papier toilette) ou la fleur d’oranger (là, je ne sais pas pourquoi, mais je n’aime pas non plus son goût, c’est peut-être lié).


En revanche, quand un soin sent une odeur que j’adore, je deviens dingue. Et si j’aime beaucoup les parfums fruités (surtout la pêche) et gourmands (mais pas trop sucrés sinon beurk), une odeur me rend particulièrement gaga : celle de l’amande ! Ah, cette odeur de colle Cléopâtre ! Mais je ne l’aime pas seulement parce qu’elle a un petit côté régressif. J’y suis aussi sensible parce que ça sent le propre, c’est doux, enrobant, cocon. C’est un parfum apaisant en fait. Bref, j’y suis accro. D’ailleurs, ça ne vous étonnera nullement parce que je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises. Et je ne suis pas la seule à aimer ce parfum. Lors des lancements presse, nous sommes nombreuses à applaudir dès qu’on tombe sur un produit à l’amande. Et par ici, nombre d’entre vous m’ont aussi déjà fait part de leur amour pour ce parfum doudou. Et comme justement, le hasard a fait que je suis tombée récemment sur plusieurs soins au parfum d’amande, je me suis dit qu’il fallait absolument que je partage ces petits plaisirs avec vous. 


Crème Douche au Talc Surdoux au Lait d’Amandes, Cadum
Jusqu’ici, je n’avais jamais testé les gels douche Cadum. Il y en a plusieurs dont j’ai beaucoup aimé les parfums (très doux et très agréables) mais comme ce sont des formats familiaux (400 ml), je les donne plutôt à ma sœur. Qui elle les adore. Forcément, à 4, ils descendent un gel douche par semaine, donc les grands formats ça fait forcément des économies (celui-ci est à 3,20 € les 400 ml). Moi, toute seule et qui aime jongler entre les senteurs, je préfère évidemment les plus petits formats parce que sinon je mets une plombe à les finir. Mais j’ai fait une petite exception pour celui-ci. Et je ne regrette pas. Il sent trop trop bon. Au début, j’ai été un peu déstabilisée par sa texture différente des gels douches que j’ai utilisé jusqu’ici. Elle est assez épaisse et glisse sur la peau (ça doit être le côté surdoux). Mais ça n’empêche qu’il mousse bien donc en soi rien de méchant. C’est juste une question d’habitude. Maintenant que je m’y suis faite, je peux profiter pleinement de son délicieux parfum. Il est très doux, n’est pas trop fort (tu n’étouffes pas dans ta douche) mais sent quand même assez pour que ce soit un plaisir à utiliser. J’aime tellement son odeur que je regrette que le gel douche ne laisse pas un voile parfumé sur la peau une fois sèche (en tout cas, je ne sens rien). Dommage, ç’aurait été la cerise sur le gâteau. Là, une fois rincé, la peau ne sent plus rien. Pour certains gels douche, je préfère quand c’est comme ça, mais avec lui comme j’aime bien son parfum, s’il me collait à la peau, je n’aurais pas dit non. 


Crème de Savon Le Naturel Extra Pur de Marseille Amande
J’aime beaucoup les savons pour les mains liquides de cette marque disponible en grande surface. Mon préféré jusqu’ici était le classique qui sent le savon de Marseille, une autre odeur doudou que j’adore. Mais forcément, en lançant une version à l’amande, je ne pouvais que craquer. J’ai tellement craqué d’ailleurs que je l’ai déjà terminé. C’est une amande comme j’aime : douce, ronde et gourmande (mais pas trop). Une amande colle Cléopâtre mais en un peu plus travaillée. Ce qui est bien aussi, c’est que comme avec le gel douche, le parfum est assez présent pour que tu le sentes mais pas trop (il ne vire donc pas écoeurant). Petite différence toutefois, ce savon laissait, lui, un voile de parfum sur la peau, discret mais bien présent. Tu le sentais un peu mais ce n’était pas too much, pas entêtant. J’aurais tout de même un petit bémol : à un moment, je me suis demandé s’il ne m’asséchait pas un peu les mains. Pendant que je l’ai utilisé, j’ai eu la peau des mains un peu plus sèche, surtout après les avoir lavées. Mais comme c’était sur une courte période (et pas pendant toute son utilisation), c’était peut-être dû à d’autres facteurs (l’eau, le froid). J’aurais dû faire un test en le remplaçant par un autre pour comparer. Depuis, j’ai toujours la peau qui tiraille après chaque lavage mais un peu moins j’ai l’impression (mais est-ce dans ma tête ?) Dans le doute, disons que je le réserverais pour le printemps-été pour celles qui ont la peau des mains particulièrement sèche en hiver (ce qui est mon cas).


Cologne de l’Herboriste aux Graines d’Amandier, Bien-être
Je n’aime pas du tout l’eau de Cologne donc j’ai longtemps mis de côté ce produit. Et puis finalement, je lui ai trouvé un autre usage. Je ne l’utilise pas pour me parfumer moi mais plutôt ma maison et surtout mon linge. Son parfum d’amande est très frais, vivifiant (forcément, c’est une cologne). Or pour ma peau, je préfère les senteurs plus rondes. Après le splash de fraîcheur des notes de tête, le côté doux de l’amande se fait quand même sentir. Et plus le temps passe, plus le parfum se fait doux, plus l’amande prend le dessus sur les notes fraîches. Mais sur moi, je sais que j’aurais eu du mal (hashtag difficile). En revanche, pour apporter un petit coup de frais à mon home sweet home ou à mon placard, c’est top. Ce que je fais, c’est que je verse de la cologne sur des cotons que je mets dans des pochons. Je peux ensuite les placer stratégiquement quelque part dans l’appartement. Attention, le parfum restera tout de même assez discret (à part évidemment si tu mets 50 pochons). Disons qu’un ou deux pochons n’auront jamais la force de parfumage d’une bougie ou d’un diffuseur. Si tu aimes avoir une maison bien parfumée, cette utilisation ne te conviendra donc pas. En revanche, si tu cherches quelque chose de discret qu’on sent à peine, un arrière-fond parfumé, c’est parfait (mais il faut mettre des pochons dans chaque pièce que tu veux embaumer). Un autre usage encore plus sympa, c’est de glisser les pochons dans tes tiroirs et tes armoires pour parfumer ton linge. Tu peux ainsi parfumer tes draps, pour ensuite dormir dans un cocon relaxant qui sent le propre, mais aussi tes vêtements. Je trouve que le parfum reste discret et ne parasite ainsi pas ton vrai parfum. Evidemment les vêtements en contact avec le pochon sentent beaucoup plus que les autres et sur certains habits le parfum ne prend pas trop ou du tout (la matière ? trop loin du pochon ?). Mais quand même, je trouve cette utilisation très sympa. N’étant pas une desperate housewives, je n’y aurais jamais pensé à la base mais c’est une jolie façon de chouchouter mes vêtements chéris et d’éviter qu’ils ne sentent le renfermé quand je les laisse trop longtemps au fond du placard.

Et voilà pour mes dernières découvertes à l’amande à ajouter au Gommage à l’amande de Payot qui sent lui aussi divinement bon. Et vous, vous êtes tombées sur des soins qui sentaient la colle Cléopâtre dernièrement ?
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jeudi 18 février 2016

Tout savoir pour bien préparer son voyage à Cuba


Voilà presque deux ans, je décollais pour Cuba. Déjà ! Deux ans aussi que je me dis qu’il faut absolument que je vous parle de ce voyage qui nous a laissé tant de bons souvenirs. Sauf que, je l’avoue, à chaque fois que je contemplais la montagne de photos à trier, je jetais l’éponge avant même de m’y mettre. Et puis en discutant avec ma sœur, une réalité m’a frappé. Le Cuba que j’ai visité n’existera probablement bientôt plus. Le pays a d’ailleurs déjà dû changer depuis. Car avec Teddy et So, nous sommes partis début 2014. A l’époque, les Etats-Unis et Cuba étaient toujours les deux grands ennemis. Leurs relations étaient quasi inexistantes, les Américains n’avaient pas le droit de voyager là-bas, sans parler de l’embargo américain qui fait que pas mal de produits n’existent pas là-bas ou sont difficiles à trouver. Cela donnait un pays un peu coupé du reste du monde, hors du temps, comme sorti d’une autre époque. Et puis, fin 2014, Barack Obama a amorcé en un dégel historique dans les relations entre les Etats-Unis et Cuba. Depuis, les choses bougent. L’île s’ouvre petit à petit et cela a forcément provoqué (et va provoquer encore) quelques changements. (Pour le meilleur ou pour le pire, je n’entrerais pas dans des considérations économico-politiques ici, ce n’est pas le lieu). Mais en tout cas,  je me dis que le Cuba que nous avons connu va probablement disparaître (il a même peut-être déjà un peu disparu). Il fallait donc que je me mettre au travail avant qu’il ne soit trop tard. 

La Havane

Je voulais commencer par un article sur mes impressions sur le pays et quels souvenirs je gardais de ce voyage. Mais comme je suis une pipelette, c’est parti dans tous les sens (j’ai tellement de choses à dire) et je préfère donc prendre un peu plus de temps pour rédiger ce petit résumé et ainsi ne rien oublier. Aujourd’hui, je vais donc plutôt me concentrer sur les détails pratiques avec un petit carnet de voyage et carnet de route pour vous aider à planifier un voyage à Cuba si vous avez envie de partir là-bas ou même si c’est déjà prévu mai que c’est encore flou sur les détails concrets. Car oui, Cuba mérite vraiment d’être découverte. En tout cas, moi, j’ai beaucoup aimé cette île. Et pour revenir à ce que je disais dans le premier paragraphe, si vous n’avez jamais visité le pays, c’est maintenant qu’il faut y aller avant que le Cuba mythique, le Cuba des clichés (qui ne sont finalement pas des clichés) ne change. Le côté dictature peut faire un peu peur mais en fait le pays était déjà pas mal ouvert aux touristes (et l’est donc encore plus aujourd’hui). D’ailleurs quand on y est allés, il y avait des touristes partout, surtout des Français et des Canadiens.


Comment y aller ?
Il n’y a pas beaucoup de compagnies aériennes qui desservent La Havane donc malheureusement tu n’as pas forcément beaucoup de choix. Air France fait toutefois des vols directs, qui durent un peu moins de 10 h. Nous on avait opté pour Air Europa avec une mini escale à Madrid (le temps de changer d’avion et de déjeuner). Je ne me souviens plus combien de temps on avait mis mais c’était un temps de vol raisonnable. Et moi, j’aime bien les escales sur les trajets longs, ça me permet de dégourdir mes jambes, sinon je deviens folle. Air Europa était à l’époque la compagnie aérienne régulière la plus raisonnable côté prix. On avait payé dans les 700 €, et encore parce qu’on s’y était pris assez tard (que deux mois avant). Le conseil pour avoir des billets moins chers étant de s’y prendre le plus tôt possible. Ceci dit, tout ça semble un peu périmé parce que je ne sais pas ce qui se passe mais j’ai jeté un rapide coup d’œil aujourd’hui pour écrire cette note et les prix se sont envolés. Bref, mieux vaut prévoir bien en amont pour ne pas se faire dépouiller. Et attention aussi aux cookies qui font monter les prix (parce que les robots savent que tu veux partir). Deuxième conseil : ne pas trop faire de recherches et faire acheter les billets par quelqu’un d’autre. Ah oui, et ok pour les comparateurs de prix pour trouver ton vol mais c’est souvent moins cher ensuite d’acheter directement sur le site de la compagnie.

Faut-il un visa ?
Non, en revanche, il faut une carte de touriste. Si tu es Parisienne, c’est très facile à faire. Tu passes au consulat cubain avec ton passeport et ton billet d’avion et c’est fait tout de suite (ça coûte vingtaine d’euros). Elle te sera demandée à l’entrée du pays (c’est d’ailleurs elle qu’on tamponne et pas le passeport) et reprise à la sortie. Donc ne la perds surtout pas. Surtout qu’on va te la demander tout au long du séjour (avec ton passeport) à chaque endroit où tu vas loger. Pour entrer dans le pays, tu as aussi besoin d’une attestation d’assurance. Pas forcément besoin de prendre une assurance en plus, il y en a une qui va avec ta carte de crédit. Il suffit juste d’appeler ta banque pour qu’ils t’envoient un papier (après nous on ne nous l’a jamais demandé mais c’est mieux de l’avoir).

Cienfuegos
Cienfuegos
La Havane
La Havane

Quand partir ?
Nous on est partis en mars et vraiment le temps était top. Il faisait chaud (dans les 26 ° si ma mémoire est bonne) mais pas humide. Une chaleur qui fait du bien et ne fait ni friser les cheveux ni transpirer à grosses gouttes. Je craignais l’humidité des tropiques mais on a eu un temps comme on a en été dans le sud (Sud de la France, Corse, Portugal). D’ailleurs, comme dans le sud, les soirées étaient un peu fraîches (il fallait sortir la petite laine) mais c’est bien, ça fait redescendre le thermomètre. On a aussi eu la chance d’avoir très peu de pluie (sauf un orage un soir, mais qui est vite passé). En gros, sur deux semaines, il a fait beau et chaud tout le temps. D’ailleurs, Cuba est la parfaite destination pour partir au soleil en hiver. Nous, ça nous a fait un bien fou de faire le plein d’UV au lieu de se les peler à Paris. En revanche, on évite d’y aller en juillet août si possible : là, il fait trop chaud (même les Cubains le disent) et les orages sont très nombreux.

Pour qui ?
Franchement, pour tout le monde. Nous on est partis entre potes, en groupe mixte, mais tu peux partir seulement entre filles vu que la destination est assez safe, en couple et même en famille (le pays étant très facile).

Comment ?
Beaucoup partent à Cuba à la plage, s’installent dans un hôtel all inclusive puis ne bougent plus, sauf pour faire une demi journée d’excursion à La Havane. C’est souvent le cas, en couple (Cuba est d’ailleurs une destination populaire pour les lunes de miel). Ce n’est pas trop mon truc. Il y a aussi beaucoup de voyages organisés, où tu es en groupe avec un guide (la moyenne d’âge est alors en général plutôt élevée). Au début, on a songé à opter pour cette formule car on pensait que Cuba était un pays fermé et difficile. Mais en fait pas du tout. Tu peux par exemple le faire très facilement en mode routard. Nous on n’a pas fait du sac à dos mais on a organisé notre voyage seuls sans (trop de) problèmes. 

La Havane
La Havane
La Havane
La Havane

Se faire comprendre
Très peu de Cubains parlent l’anglais (en tout cas, on n’en a pas rencontré beaucoup). En revanche, dans des endroits touristiques, on est tombé sur plusieurs personnes (adorables) qui parlaient très bien le français. Le mieux quand même, c’est de parler espagnol. Ca permet vraiment d’échanger beaucoup plus avec la population. Ca m’a d’ailleurs rappelé à quel point j’aimais cette langue. En plus, ce qui est bien, c’est que les Cubains parlent lentement donc ils sont très faciles à comprendre (même s’ils avalent quelques syllabes, ça reste raisonnable). Alors que quand je vais en Espagne, je ne comprends rien quand on me parle parce qu’ils ont un débit de mitraillette !

Combien de temps ?
Clairement en une semaine, tu ne fais pas grand-chose. A part si tu choisis l’option all inclusive pour uniquement profiter de la plage. Nous, on est partis 15 jours, ce qui nous a permis de voir pas mal de pays, mais pas tout le pays. On s’est concentrés sur le centre. Mais il y a aussi de belles choses à voir à l’ouest et surtout à l’est du pays, notamment Santiago de Cuba que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter. En gros, en deux semaines, tu peux déjà bien profiter de Cuba mais pour explorer un peu plus le pays, je me dis que peut-être un mois c’est mieux. En plus, tu peux prendre ton temps et mieux profiter. Il y a certains endroits où clairement, j’aurais aimé passer plus de temps.

Comment se déplacer ?
Tu peux louer une voiture pour être libre de tes mouvements et visiter le pays en autotour. Nous, on ne s’est pas sentis de le faire. Entre la peur que les routes ne soient pas à la hauteur (en fait, celles qu’on a fait étaient très bien), le fait qu’on soit dans un pays vraiment inconnu, les copines qui s’étaient fait arrêter et à qui les fics voulaient soutirer un petit pot-de-vin et celles qui avaient gardé un très mauvais souvenir de leur accident, on n’a pas voulu se stresser. On a donc décidé de se déplacer en autocar. C’est très facile de se déplacer en car là-bas, les cars sont très modernes et confortables, pas très chers et couvrent très bien le pays. En revanche, il ne faut pas être pressé. On les a souvent attendus plus d’une heure, persuadés qu’on les avait ratés mais en fait non. Ils prennent juste leur temps. Le plus ironique c’est que la seule fois où on est arrivés en retard, il est vraiment parti sans nous (mais on s’est fait rembourser). On a alors pris un taxi. Comme on était trois, sur une courte distance, ça nous est finalement revenu moins cher. D’ailleurs, après quand les horaires des cars ne nous convenaient pas, on a opté pour le taxi. Donc, pas besoin de voiture, en car ou en taxi, tu t’y retrouves très bien.

La Havane
Confection d'un cigare cubain
Santa Clara

Où dormir ?
Oubliez les hôtels, le mieux est de dormir chez l’habitant. J’avais commencé à regarder les hôtels mais les commentaires étaient horribles : hôtels vétustes, pas forcément propres ou d’eau chaude, vols parfois… Bref, ça ne faisait pas envie (même si parfois, ça semblait exagéré). En fait, le mieux c’est de loger dans des casas particulares. Les Cubains peuvent en effet désormais avoir des chambres d’hôtes. Et comme tu es chez eux, c’est souvent mieux tenu (et moins cher). Il y en a partout donc c’est assez facile d’en trouver (même si toutes ne se valent pas). En fait, le plus compliqué c’est de réserver car très peu ont internet. Nous on avait réservé les deux premières (c’était Elodie qui était partie là-bas avant nous qui nous les avait conseillées) et ensuite les hôtes nous avaient trouvé les suivantes. Et on est toujours bien tombé. Après on a eu de la chance, je sais qu’il y en a qui ne sont pas top. Si tu n’es pas trop aventureux, c’est quand même bien de se renseigner avant, de réserver et de confirmer un peu avant ton arrivée ta venue pour qu’on ne donne pas ta chambre à quelqu’un d’autre. On a quand même fini à l’hôtel en all inclusive pour nos quatre jours de plage (sur certaines îles, les casas particulares sont interdites, il n’y a que des hôtels). Mais il était très très bien. (je crois que les hôtels balnéaires sont un  peu plus quali et haut de gamme que ceux de La Havane ou d’autres localités).

Où manger ?
Il y a les restos classiques mais tu peux aussi manger chez les gens. Le régime a en effet autorisé les particuliers à ouvrir des petits restos chez eux. En revanche, ne pas aller n’importe où sous peine de se faire un peu arnaquer. Nous on a fait les adresses du Guide du Routard et on n’a jamais été déçus. Sinon, quand tu dors dans une casa particular, c’est toujours bien d’y prendre le petit déjeuner et d’y manger aussi un soir. Les hôtes sont en effet taxés sur leurs chambres qu’elles soient loués ou pas (c’est mal vu de faire du profit, on est en pays communiste). Y manger leur permet donc de rentrer dans leur frais. Et toi ça te permet de te faire un homard à 10 dollars, c’est gagnant gagnant.

Trinidad
Trinidad
Trinidad
Trinidad
Trinidad
Trinidad
Trinidad

L’itinéraire
Comme à part La Havane, je ne connaissais pas du tout le pays finalement, j’avoue que je me suis inspirée des itinéraires proposés par les agences de voyage. On a commencé par 3 jours à La Havane, puis on a filé à l’ouest visiter la vallée de Viñales (classée au patrimoine mondial) pendant deux jours et demi, on est parti ensuite pour un jour et demi à Cienfuegos (ville chic), puis on a rejoint la mer des Caraïbes et la superbe ville de Trinidad pour 4 jours (la vraie perle du pays), on a fait un passage éclair à Santa Clara (ville dédiée au culte de Che Guevara) avant de finir sur les plages paradisiaques de Cayo Santa Maria pour 4 jours. Pour profiter des plages cubaines, on a préféré ce joli Cayo à la très courue Varadero. On avait trop peur que ça ressemble à une usine à touristes (quoiqu’on en a eu aussi des touristes). Et hop retour pour une dernière journée à la Havane.


Le budget
Cuba est plus cher que les pays asiatiques mais y voyager n’est vraiment pas cher (sauf si tu choisis la formule all inclusive où là ça monte un peu plus). Finalement, le plus gros poste de budget est le billet d’avion mais une fois là-bas, tes dépenses seront quand même raisonnables. En gros, une chambre dans une casa particular c’est environ 30 dollars, la chambre, pas par personne ! Donc, nous à 3 on en avait pour 10 dollars chacun la nuit. La nourriture est assez peu chère aussi. Pour un repas dans une casa particular, c’était 5 $ le petit déjeuner et 10 $ pour du homard ou du poulet au dîner (oui, le homard coûte le même prix que le poulet). Dans les restos, tout va dépendre de l’endroit mais on sera dans ces eaux-là, voire parfois moins cher. Comme je ne mange pas de viande, il m’est arrivé de manger pour 1,50 $ ! Après, ce sont évidemment les prix d'il y a deux ans. Avec l'ouverture des frontières aux Américains (et l'afflux de touristes qui a suivi), il y a peut-être eu une inflation depuis. En tout cas, pour deux semaines, on a dû en avoir pour 1500 € chacun (j’arrondis parce que je ne me souviens plus du chiffre exact mais ce n’était pas plus), avec les billets d’avion et 4 nuits en all inclusive (qui a dû nous coûter presque autant que le reste). Bon, comme le shopping est limité là-bas, il n'y a pas forcément beaucoup d'occasions de craquer, ça réduit aussi les dépenses. A savoir tout de même, le pays a deux monnaies ! Une pour les Cubains (dont tu ne verras jamais la couleur) et une pour les touristes, c’est les CUC (1 CUC vaut environ 1 $, et vaut surtout beaucoup plus que le peso des Cubains). Cette monnaie n’existe pas en dehors de Cuba. Tu échanges tes sous là-bas et s’il t’en reste tu les changes de nouveau à l’aéroport.

Viñales
Viñales
Viñales
Viñales
Viñales


Négocier, tu devras
Attention, si tu pars à Cuba, il va te falloir apprendre ou aimer la négociation (à part au resto hein, et normalement dans les casas particulares où le prix est fixe), le prix qu’on va te proposer étant bien plus cher que le prix raisonnable (dans les taxis, les tuks tuks, certains marchés, toussa tousssa). Attention aussi aux arnaques. Comme au Maghreb (et dans de nombreux pays d’ailleurs), tu vas te faire alpaguer régulièrement par des gens qui voudront te vendre leur resto officiel ou chez quelqu’un, leur taxi, leur casa particular aussi. Qui sera trèèèès cher (eux toucheront un pourcentage) et pas forcément bien/bon. A fuir donc le plus possible. Nous, c’est bien, Sophie coupait tout de suite court en disant direct non. Après, moi, ça ne m’a pas autant embêtée qu’au Maroc, j’ai trouvé ça moins oppressant et agressif. C’était même marrant parfois car on est tombé sur pas mal de Cubains qui le faisaient avec le sourire. Mais j’ai lu pas mal de récits de voyageurs s’étant fait arnaquer et ça leur avait laissé un très mauvais souvenir, donc prudence.

Et voilà pour cette première partie, j’espère que ça vous a plu et aidé surtout. Je reviens très vite avec mes impressions sur ce voyage et surtout des articles détaillés sur nos différentes étapes et tout ce qu’on a visité.

Sinon, tu peux cliquer sur les photos pour les agrandir et tu auras même un format diaporama (c'est nul, le blog n'est pas optimisé pour afficher un format plus grand et si je passe en taille réelle, on ne voit plus qu'un quart des photos). D'ailleurs, les photos sont de moi mais aussi beaucoup de Sophie, beaucoup plus douée que moi avec un appareil et qui est donc devenue ma photographe officielle de voyage. Et aussi ma photographe officielle quand je me prends pour une blogueuse mode en voyage.
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