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jeudi 3 décembre 2015

Food : Ambiance rétro et burger veggie dans les diners à Paris



Ce que le temps passe follement vite. Il y a un an, j’avais commencé ma quête du meilleur burger végétarien parisien. Titre décerné au veggie burger du Blend. Mais les choses ont bien changé en un an. Déjà, mon succulent burger du Blend est devenu moins bon puis ils ont arrêté de le faire #ôrageôodesespoir. Et le nouveau a beaucoup moins emballé mes papilles. Ma quête doit donc reprendre. Même si en fait, elle ne s’était jamais arrêtée. Depuis mon dernier article consacré au sujet, j’ai continué à déguster des burgers végétariens un peu partout dans Paris. Et je me suis dit qu’il était peut-être enfin temps de reprendre où on s’était arrêtés. Alors, oui, ça doit faire marrer les copines que je parle de bouffe par ici. Car pour ne rien vous cacher, je suis très très difficile. Je n’aime rien. Et pour être honnête, je ne suis pas vraiment végétarienne. Je ne mange juste pas de viande… mais pas de légumes non plus. Hum, hum, compliqué je sais. Je ne m’en cache pas, je suis juste chiante. Mais comme dernièrement, j’ai croisé pas mal de gens aux goûts aussi bizarres que moi, je me dis que m’improviser critique culinaire n’est pas si saugrenu.


Et aujourd’hui, j’ai envie de me pencher sur les diners. Depuis quelques années, la tendance US s’est imposée sur la scène food. Sur les menus d’abord avec le succès de spécialités 100 % américaines comme les burgers of course mais aussi les cupcakes d’abord puis les cheesecakes. Il y a aussi eu une tentative de percée du hot dog mais ça n’a pas trop pris. La vague US a touché la déco aussi avec pas mal de restos qui se sont ouverts sur cette thématique. Etant très friande de culture américaine, je suis évidemment très fan de cette tendance et j’aime bien aller dans des endroits qui te donnent l’impression d’être aux Etats-Unis. Et évidemment, le resto typique des USA, c’est le diner. On en a fait plusieurs pendant notre roadtrip. C’était jamais très bon mais ça me faisait toujours son petit effet. Mais désormais tu n’as plus besoin de traverser l’Atlantique pour t’asseoir sur une banquette en skaï car tu en as aussi sur Paris. J’en ai notamment testé deux. Voici mes impressions.


Le HD Diner
Prête pour un voyage dans le temps ? Le HD Diner te transporte tout droit dans les années 50 avec sa déco. Ce resto situé dans le quartier de Saint Michel a été l’un des premiers à surfer sur la vague US. Il est d’ailleurs assez connu. Il faut dire que son look rétro fait qu’il ne passe pas inaperçu. On a l’impression de rentrer dans un vieux film, genre Grease. Tout y est : les couleurs acidulées, les banquettes, les mini juke-box, les milk-shakes, la pin-up en rollers, les vieilles affiches pour Coca-Cola ou Pepsi, même la Mustang ! Tous les symboles des Etats-Unis et surtout des années 50 telles que tu les fantasmes.

Côté menu, on est aussi dans le classique du diner américain avec des spécialités américaines : des burgers (beaucoup de burgers) mais aussi des bagels, onion rings, hot dogs, grilled cheese, milkshakes, cheesecakes, donuts… la carte est assez large. Il y a aussi des salades (moins américain) mais ouf elles sont géantes (back to the US). No viande oblige, j’ai opté pour le Little Italy qui est végétarien. C’est un burger avec galette de pomme de terre (hashbrown), courgettes, aubergines, tomates, mozzarella, oignons, feuille de chêne, cream cheese. Servi avec frites et coleslaw. Bon, comme je suis chiante, j’ai fait enlever aubergines, courgettes et oignons parce que je n’aime pas ça (oui, la moitié des ingrédients so what).


Côté goût, ce n’est clairement pas le meilleur burger que j’ai mangé, mais pas le pire non plus. Il était ok. Ce n’est pas ici que tu auras un orgasme des papilles mais ça reste bon. Après, comme j’ai enlevé la moitié du burger, ça pourrait expliquer aussi que je n’ai pas la totalité des qualités gustatives du truc. En fait, c’est juste un burger classique. Il n’est pas waouh mais il n’est pas beurk non plus (et des pas bons, j’en ai goûté). Bref, s’il y a un HD Diner pas loin d’où je me trouve au moment d’un repas, j’y retourne sans problème. Parce que côté goût et prix, ça reste raisonnable… mais surtout pour le décor ! Moi qui suis une fan de toute l’esthétique des Etats-Unis pendant les années 50 et 60, c’est un peu mon petit paradis. (bon, sur celui de Saint Michel, faudrait quand même voir à refaire certaines banquettes un peu usées). A noter d’ailleurs, qu’il n’y a pas un seul HD Diner. J’ai découvert que c’était une chaîne et qu’il y en avait plein et partout dans Paris. C’est bon à savoir.


Le Bedford Diner
Il y a un an, on parlait beaucoup de ce diner sur les blogs où il n’avait que des commentaires positifs. Comme il est dans le Marais, près de la mairie du 4ème, coin où le boulot m’emmène parfois, je l’ai donc noté dans mes tablettes. Et on avait fini par y aller avec So et Teddy. Mais on a été un peu déçus. Clairement, de tous les restos qu’on a testés tous les trois, il n’est pas du tout dans nos favoris. Il est même très très loin dans la liste. On n’a pas trop accroché.


Pourtant, tout avait bien commencé. Le décor est en effet assez sympa. On est toujours dans l’esprit diner avec banquettes en skaï (et moi j’aime les banquettes) mais cette fois on est plus dans les années 80 que 50. On y cultive toujours une ambiance rétro mais d’une autre décennie. Ce qui est finalement assez original. C’est vrai, les diners restent souvent coincés dans les années 50, là ça change. Et bon, c’était sympa quand même les années 80. Le resto réunit ainsi quelques hits de la décennie dont la Nintendo ! On est aussi plus dans un esprit Brooklyn qu’Amérique profonde, plus pointu et hipster que mainstream. Sauf que je l’ai réalisé à plusieurs reprises, je n’aime pas tout ce qui est hipster. Pour moi hipster rime avec poseur. Je suis une vraie parisienne mais les Stan Smith, les brunchs dans des lieux trendy qui viennent d’ouvrir, le vélo, toussa toussa, ce n’est absolument pas moi. Mais on s’éloigne du sujet.

C’est donc un resto un peu hype où des gens jeunes et beaux viennent manger… et jouer aux jeux vidéo. Car, oui, au sous-sol, tu peux jouer à des jeux vidéo ! Bon, ok, je trouve l’idée assez bonne. Le hic, c’est que ce soir-là, on n’était pas dans le mood festif, on voulait juste discuter. Et entre la musique assez forte et les cris de ceux qui jouaient au sous-sol, c’était un peu compliqué. On était en semaine aussi, peut-être que ce serait plus un resto de vendredi ou samedi soir. Ou d’été comme il y a une jolie terrasse (enfin, dans celui du 4 ème qu’on a testé, parce que j’ai vu qu’une deuxième adresse existait dans le 6 éme).


Côté menu, on est là aussi dans les classiques américains : burgers, œufs, bagels… et des salades. Il y a aussi tous les desserts US qu’on aime. Et si vous avez soif, pas mal de cocktails. Moi je me suis contentée du classique Coca avec le Nina Veggie Burger. Il est composé d’un bun au pavot, hashbrown, mozzarella, salade et légumes grillées. Hashbrown et mozzarella : totalement le genre de veggie que j’aime (quand la viande n’est pas remplacée par ça, c’est souvent un steak de tofu à la place et je suis moins fan). Ca s’annonçait bien, pourtant, il n’a pas séduit mes papilles. Il y avait en effet une sauce noire (dont je ne suis pas arrivée à identifier les ingrédients) sur le pain et je ne l’ai pas du tout aimée. Bref, un burger pas à mon goût. Ca arrive. A noter quand même que So et Teddy n’ont pas non plus été convaincus par le leur. Bref, ce Bedford Diner n’était pas fait pour nous.
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dimanche 17 juillet 2011

Quand Cyril Lignac m'a coupé l'appétit (fuyons !). Petit intermède culinaire

Je ne vous parle jamais bouffe ici car, vu que je ne mange que des cochonneries et que je n’aime rien (c’est un des premiers trucs qui choque les gens que je rencontre), je suis un peu mal placée pour donner des avis. Mais là, c’est tellement énorme qu’il fallait que je vous en parle. Pour vous éviter la même mésaventure et aussi un peu parce que je suis encore totalement hallucinée. Ce week end de fête nationale, la capitale a eu la chance d’accueillir une guest de choix : Mme Beauté herself. Pour fêter cette ascension, on décide de se faire une petite bouffe chez Cyril Lignac (oui, t’as bien lu. Je dénonce d’ailleurs, ce n’était pas mon choix. N’étant pas une fan des émissions de pseudo téléréalité moa ;) je n’ai pas de passion particulière pour le Môsieur mais disons qu’une petite beauty réunion ça valait bien ce sacrifice). Rendez-vous est donc pris pour THE déjeuner avec Mme et Mr Beauté + un copain qui vient aussi du Suuuuuud (et par tous les chemins il y revient), So, Gossip, Angelina (nouveau surnom donné ce jour-là sous des effluves non alcoolisées) et moi-même. A14h hein le rendez-vous parce qu’avant c’est complet ma bonne dame. Vu que je petit-déjeune vers midi, à la limite ça ne me dérange pas.


C’était pas ça le truc choquant. Passons aussi sur le fait que comme le Cyril il a deux restos avec le même nom, le groupe s’est partagé et retrouvé à deux endroits différents (je ne dénoncerais pas les blondes qui sont allées au mauvais endroit). Passons encore sur le vin pris en apéro qui était trouble, transparent et vraiment pas bon mais apparemment c’est normal, c’est juste qu’on s’y connaît pas en vin dixit le sommelier qui nous a fait une petite leçon (notons qu’il n’a pas tort mais à ce moment là tu préviens les béotiennes que nous sommes qu’il peut avoir un goût bizarre). Le temps qu’on se regroupe il devait bien être 14h30. Là, la serveuse qui n’avait pas été des plus agréable depuis le début se montre encore plus revêche et nous ordonne de nous décider rapidos car la cuisine prend la dernière commande à 14h30 après ça ferme (ben fallait pas prendre des réservations pour 14h, j’ai envie de dire !)

Enfin bref, on commande (des entrées et des desserts, pas de plat, on est des chieuses) et finalement on oublie ces petites mésaventures car c’est plutôt bon. Puis arrive le dessert tant attendu (c’est souvent uniquement pour ça que je vais au resto et si je ne pouvais me nourrir que de dessert, ce serait le paradis) : soufflé au chocolat ! Mais là, au lieu de la fête des papilles tant attendue, c’est le drame ! « Euh, mais pourquoi mon dessert il est salé ? Font chier avec leur mode du sucré/salé. Moi, j’aime bien les deux mais séparés. Putain mais c’est même plus du sucré/salé, c’est du salé tout court ! Mais c’est quoi cette horreur ! » Avec So, on a été les première à remarquer et on a failli s’étouffer ! C’était comme si on mangeait du sel pur, limite à la cuillère. C’était plus que dégueulasse : une horreur ! Ca nous a retourné l’estomac. Je sais pas ce qu’ils ont fait mais sur quelques cuillères on a carrément croqué des grains de sel. On les a bien sentis. Et après on en avait plein les dents. Vraiment pas agréable comme sensation. Soit disant ils ont pris du beurre demi-sel au lieu du normal mais c’était pas très crédible, à mon avis ils ont plutôt confondu sucre et gros sel. Ma mère fait ça de temps en temps. Mais ma mère bosse pas dans un restaurant pseudo chic où tu paies un bras pour manger.

On a finit par les renvoyer, tous, car ils étaient tous hyper salés, immangeables ! On s’est plaintes bien évidemment. Mais la première réaction de la serveuse n’a pas été de s’excuser. Elle nous a d’abord regardé d’un air suspicieux, genre on essayait de l’arnaquer. Puis elle a emporté un des desserts à la cuisine pour goûter et c’est seulement à ce moment-là qu’elle s’est excusée en nous disant qu’il y avait un problème avec la machine et qu’ils nous refaisaient les desserts tout de suite. Enfin, tout de suite, vu que c’était des soufflés ça voulait plutôt dire dans 30 min et il était déjà 16 h passé (d’ailleurs on est sorti de là vers 17 h !) ! Le pire, c’est qu’on avait même plus faim. Vu le temps entre les plats on avait eu le loisir de digérer et puis surtout on avait l’estomac retourné et en vrac à cause de tout ce sel (vous avez déjà croqué dans du sel pur ? Eh bien, je ne vous le conseille pas).


Au bout d’un moment, notre deuxième tournée de desserts arrive enfin. Même si j’ai pas faim, je me force quand même car ils se sont donnés du mal. Je trempe donc ma cuillère, vais pour la porter à la bouche et là je vois un cheveu emmêlé dans le chocolat. Choc bis ! Moi, les cheveux dans la bouffe, même si c’est les miens, c’est le repoussoir ultime, celui qui me coupe l’appétit. Et là, c’était tellement dans le chocolat que c’était pas le mien en plus. je repousse donc le dessert totalement dégoûtée. La serveuse revient alors, regarde ce que c’est et nous dit tout naturellement : « C’est pas un cheveux, c’est un fil de nylon, c’es rien, c’est normal ». Euh, vit-on bien sur la même planète ? En quoi, c’est normal de trouver un fil de nylon dans ton dessert ? Ok, c’est mieux qu’un cheveu mais c’est toujours un corps étranger ! Et puis qui me dit que c’est vraiment un fil de nylon. Pour elle, je n’avais donc pas à m’inquiéter et pouvait manger mon soufflé comme si de rien n’était. Pour moi, même pas en rêve. Je t’avoue que la situation était tellement cocasse qu’on est toutes parties dans un fou rire.

Même si finalement ce n’était pas drôle du tout. Car on a quand même payé un bras pour ça ! Alors qu’ils nous ont offert les desserts en plus. J’apprécie le geste commercial mais ça ne répare pas toutes les erreurs faites. C’aurait été dans un resto banal, trouvé au détour d’une rue, je n’aurais pas trouvé ça si choquant. Mais là, c’est quand même soi-disant chic et tu payes le prix fort donc on s’attend à mieux. Une serveuse souriante déjà et un service irréprochable. Ce qui n’était clairement pas le cas. J’ai donc décidé de faire ma critique culinaire aujourd’hui et Cyril pour l’ambiance, la bouffe et la déco, je mets zéro à tout. Tu sors ! Enfin c’est plutôt moi qui sort et qui ne reviendrais sûrement pas.
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