Je ne vous parle jamais bouffe ici car, vu que je ne mange que des cochonneries et que je n’aime rien (c’est un des premiers trucs qui choque les gens que je rencontre), je suis un peu mal placée pour donner des avis. Mais là, c’est tellement énorme qu’il fallait que je vous en parle. Pour vous éviter la même mésaventure et aussi un peu parce que je suis encore totalement hallucinée. Ce week end de fête nationale, la capitale a eu la chance d’accueillir une guest de choix :
Mme Beauté herself. Pour fêter cette ascension, on décide de se faire une petite bouffe chez Cyril Lignac (oui, t’as bien lu. Je dénonce d’ailleurs, ce n’était pas mon choix. N’étant pas une fan des émissions de pseudo téléréalité moa ;) je n’ai pas de passion particulière pour le Môsieur mais disons qu’une petite beauty réunion ça valait bien ce sacrifice). Rendez-vous est donc pris pour THE déjeuner avec Mme et Mr Beauté + un copain qui vient aussi du Suuuuuud (et par tous les chemins il y revient),
So,
Gossip,
Angelina (nouveau surnom donné ce jour-là sous des effluves non alcoolisées) et moi-même. A14h hein le rendez-vous parce qu’avant c’est complet ma bonne dame. Vu que je petit-déjeune vers midi, à la limite ça ne me dérange pas.

C’était pas ça le truc choquant. Passons aussi sur le fait que comme le Cyril il a deux restos avec le même nom, le groupe s’est partagé et retrouvé à deux endroits différents (je ne dénoncerais pas les blondes qui sont allées au mauvais endroit). Passons encore sur le vin pris en apéro qui était trouble, transparent et vraiment pas bon mais apparemment c’est normal, c’est juste qu’on s’y connaît pas en vin dixit le sommelier qui nous a fait une petite leçon (notons qu’il n’a pas tort mais à ce moment là tu préviens les béotiennes que nous sommes qu’il peut avoir un goût bizarre). Le temps qu’on se regroupe il devait bien être 14h30. Là, la serveuse qui n’avait pas été des plus agréable depuis le début se montre encore plus revêche et nous ordonne de nous décider rapidos car la cuisine prend la dernière commande à 14h30 après ça ferme (ben fallait pas prendre des réservations pour 14h, j’ai envie de dire !)
Enfin bref, on commande (des entrées et des desserts, pas de plat, on est des chieuses) et finalement on oublie ces petites mésaventures car c’est plutôt bon. Puis arrive le dessert tant attendu (c’est souvent uniquement pour ça que je vais au resto et si je ne pouvais me nourrir que de dessert, ce serait le paradis) : soufflé au chocolat ! Mais là, au lieu de la fête des papilles tant attendue, c’est le drame ! « Euh, mais pourquoi mon dessert il est salé ? Font chier avec leur mode du sucré/salé. Moi, j’aime bien les deux mais séparés. Putain mais c’est même plus du sucré/salé, c’est du salé tout court ! Mais c’est quoi cette horreur ! » Avec So, on a été les première à remarquer et on a failli s’étouffer ! C’était comme si on mangeait du sel pur, limite à la cuillère. C’était plus que dégueulasse : une horreur ! Ca nous a retourné l’estomac. Je sais pas ce qu’ils ont fait mais sur quelques cuillères on a carrément croqué des grains de sel. On les a bien sentis. Et après on en avait plein les dents. Vraiment pas agréable comme sensation. Soit disant ils ont pris du beurre demi-sel au lieu du normal mais c’était pas très crédible, à mon avis ils ont plutôt confondu sucre et gros sel. Ma mère fait ça de temps en temps. Mais ma mère bosse pas dans un restaurant pseudo chic où tu paies un bras pour manger.

On a finit par les renvoyer, tous, car ils étaient tous hyper salés, immangeables ! On s’est plaintes bien évidemment. Mais la première réaction de la serveuse n’a pas été de s’excuser. Elle nous a d’abord regardé d’un air suspicieux, genre on essayait de l’arnaquer. Puis elle a emporté un des desserts à la cuisine pour goûter et c’est seulement à ce moment-là qu’elle s’est excusée en nous disant qu’il y avait un problème avec la machine et qu’ils nous refaisaient les desserts tout de suite. Enfin, tout de suite, vu que c’était des soufflés ça voulait plutôt dire dans 30 min et il était déjà 16 h passé (d’ailleurs on est sorti de là vers 17 h !) ! Le pire, c’est qu’on avait même plus faim. Vu le temps entre les plats on avait eu le loisir de digérer et puis surtout on avait l’estomac retourné et en vrac à cause de tout ce sel (vous avez déjà croqué dans du sel pur ? Eh bien, je ne vous le conseille pas).
Au bout d’un moment, notre deuxième tournée de desserts arrive enfin. Même si j’ai pas faim, je me force quand même car ils se sont donnés du mal. Je trempe donc ma cuillère, vais pour la porter à la bouche et là je vois un cheveu emmêlé dans le chocolat. Choc bis ! Moi, les cheveux dans la bouffe, même si c’est les miens, c’est le repoussoir ultime, celui qui me coupe l’appétit. Et là, c’était tellement dans le chocolat que c’était pas le mien en plus. je repousse donc le dessert totalement dégoûtée. La serveuse revient alors, regarde ce que c’est et nous dit tout naturellement : « C’est pas un cheveux, c’est un fil de nylon, c’es rien, c’est normal ». Euh, vit-on bien sur la même planète ? En quoi, c’est normal de trouver un fil de nylon dans ton dessert ? Ok, c’est mieux qu’un cheveu mais c’est toujours un corps étranger ! Et puis qui me dit que c’est vraiment un fil de nylon. Pour elle, je n’avais donc pas à m’inquiéter et pouvait manger mon soufflé comme si de rien n’était. Pour moi, même pas en rêve. Je t’avoue que la situation était tellement cocasse qu’on est toutes parties dans un fou rire.
Même si finalement ce n’était pas drôle du tout. Car on a quand même payé un bras pour ça ! Alors qu’ils nous ont offert les desserts en plus. J’apprécie le geste commercial mais ça ne répare pas toutes les erreurs faites. C’aurait été dans un resto banal, trouvé au détour d’une rue, je n’aurais pas trouvé ça si choquant. Mais là, c’est quand même soi-disant chic et tu payes le prix fort donc on s’attend à mieux. Une serveuse souriante déjà et un service irréprochable. Ce qui n’était clairement pas le cas. J’ai donc décidé de faire ma critique culinaire aujourd’hui et Cyril pour l’ambiance, la bouffe et la déco, je mets zéro à tout. Tu sors ! Enfin c’est plutôt moi qui sort et qui ne reviendrais sûrement pas.