Quand on sait qu’Etat Pur est le nouveau bébé du Laboratoire Bioderma qui produit aussi Esthederm, on est déjà presque convaincu par cette nouvelle marque. Et c’est vrai qu’elle a de nombreux points communs avec sa grande sœur mais c’est une marque à part entière et vraiment innovante. Son concept est basé sur la cosmétique biomimétique. On n’est plus dans la cosmétique traditionnelle ni dans le bio mais bien au-delà (bienvenue dans le futur). En fait, chaque produit a été conçu afin qu’il soit en parfaite affinité avec la peau. On a donc choisi des ingrédients qui soient le plus proche possible de notre épiderme. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement pour que le soin soit parfaitement accepté par la peau (elle n’est ni agressée ni fragilisée et donc ne réagit plus même si elle est sensible). Moi qui ne suit pas très bio pour de nombreuses raisons, notamment parce que pour moi tout ce qui est dans la nature n’est pas forcément efficace et bon pour notre peau, mais qui ne dirais pas non à des formules « purifiées », j’adhère finalement totalement au concept.
Depuis quelques temps, les beauty addicts les plus hardcore gobent quotidiennement un petit fruit rouge venu de Chine. Ce petit fruit rouge, c’est le goji, utilisé depuis des millénaires dans la médecine traditionnelle chinoise pour ses vertus exceptionnelles (il est anti-oxydant et régénérant et est bourré d’acides aminés, de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments). Une vraie petite pépite qui n’avait pourtant jamais vraiment été utilisée en cosmétique (voilà pourquoi nos beauty hardcore en étaient réduites à la gober). Pur Inside est la première marque à mettre la baie de goji au cœur d’une gamme de soins. Après 3 ans de recherches et d’élaboration la marque vient donc de lancer 9 produits pour le visage et le corps (à noter quand même les produits qui se rincent ne contiennent pas de goji). Une cure de fruits rouges qui va renforcer et stimuler les défenses de la peau, combattre les signes de vieillissement cutané, régénérer et protéger l’épiderme). Le tout avec des formules bio certifiés Ecocert et Cosmébio.
Ce que ne savent pas forcément les bio addicts, c’est que pour avoir le label bio (Ecocert ou Cosmébio), il suffit d’avoir dans la formule 10% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique et c’est tout ! Le reste, tu peux limite y mettre n’importe quoi. Bon, j’exagère, il faut qu’il y ait 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle mais ça peut dire tout et n’importe quoi. Or certaines marques se contentent du strict minimum. Tu finis par utiliser un produit que tu crois 100% bio mais que nenni. Pour marquer son engagement, la marque a voulu aller à l’encontre de cette politique du moins tellement hypocrite et intégré en moyenne 63 % d’actifs bio et 99% d’origine naturelle dans les formules de ses soins.
Pas de ça ici donc. On va directement à la source et on sait exactement pour quoi on paie : les actifs (tout ce qu’il y a autour : emballages, budget communication et promotion étant également réduits au maximum). Un système tout bénèf pour les consommateurs (chez Etat Pur les prix vont de 5 à 20 € et chez Pur Inside prix moyen de 21 €). Bon, il y a quand même un hic. Ce sont de nouvelles marques donc on ne connaît pas leurs produits, comment ils sentent, les textures. Et, en général, nous beauty addicts, on aime essayer avant d’acheter. Je sais que moi j’ai du mal à acheter sur le net que ce soit des produits de beauté ou des fringues. J’ai besoin de tester avant pour me faire mon avis. Même si on est de plus en plus à être aventureuse. C’est peut-être le seul point faible de cette très bonne stratégie. Chez Etat Pur, on est d’ailleurs déjà passé à l’étape suivante avec l’ouverture prochaine de points de vente en propre.
Vous en pensez quoi vous de cette stratégie de vente uniquement en ligne ? Vous achèteriez même si vous ne connaissez pas du tout les produits ? Je vous reparlerais bien évidemment des soins en eux-mêmes dès que je les aurais testés. Comme ça vous pourrez vous faire une petite idée. Le point à retenir étant la volonté de ces deux marques d’aller à l’essentiel. Une nouvelle tendance beauty ou deux jolies exceptions ?



