mardi 20 mai 2014

Flowers in My Hair : petit look d'été à New York


La première fois que j’ai entendu la chanson Ho Hey de The Lumineers, j’ai eu un coup de cœur immédiat. Je me souviens, c’était dans une série tv américaine. Le titre a tout de suite rejoint ma playlist de favoris, tournant en boucle dans mon iPod. A l’époque, j’en étais toutefois restée à cette chanson, sans creuser plus et m’intéresser aux autres morceaux du groupe. Ce que j’ai regretté car si je l’avais fait j’aurais pu les voir en concert quand ils sont passés à Paris. Or, en live, je trouve les morceaux encore plus magiques. Mais non, je n’ai pas eu cette curiosité. Bref, presque un an plus tard, en novembre dernier, dans l’un des premiers épisodes de la série Reign (oui, mon iPod est principalement nourri par des chansons entendues dans des séries), nouveau coup de cœur. Et je découvre que c’est encore The Lumineers qui se cachent derrière ce crush musical, cette fois sur le titre Flowers in your hair. A la fin de l’épisode j’ai filé m’acheter la chanson. Et j’en ai profité pour shopper l’album entier. A l’aveuglette. Ce que je ne regrette pas.


J’aime cette pop folk, son air de famille avec Dylan mais en plus moderne. Ca ne casse certes pas trois pattes à un canard mais ça met de bonne humeur. Et ça me donne invariablement envie de chanter. J’aime les histoires racontées dans certains titres, comme Classy Girl, et quand je ne comprends pas forcément où le chanteur veut en venir, c’est la musique qui emporte le morceau comme dans Big Parade. J’adore ainsi toutes les chansons de l’album. C’est rare mais je trouve qu’il n’y a rien à jeter. Même si Ho Hey et Flowers in Your Hair restent mes deux chouchoutes. Celles qui me font chanter à tue-tête ou danser toute seule (même dans la rue). Et pourquoi je vous en parle maintenant ? Après tout, ça fait un bout de temps que l’album a rejoint mes favoris. Parce que de nature obsessive, quand j’ai quelque chose dans la tête, difficile de l’en déloger. Cette fois, dans ma tête, c’était les jolies mélodies du groupe et les paroles des chansons. Elles sont toutes simples mais elles te restent longtemps en mémoire. Je ne me lasse ainsi pas de fredonner Ho Hey et notamment le couplet :

« I don’t think your right for him,
Think of what it might have been if you,
Took a bus to Chinatown,
I’d be standing on Canal
And Bowery,
You’d be standing next to me”.


A force de répéter ces vers, j’ai d’ailleurs fini par me demander ce que le croisement de Canal and Bowery (deux rues new yorkaises) avait de si spécial. Surtout que je me souvenais de Canal Street de mon premier séjour dans la grosse pomme et la rue ne m’avait pas spécialement marquée de façon positive (c’est la grande rue de Chinatown et j’avais détesté Chinatown). Je ne me souvenais en revanche pas de Bowery. Le nom de la rue me parle car c’est une rue à la fois mythique et très tendance du Lower East Side. Mais aucun souvenir d’y être passée. Je me suis donc promis de tirer ça au clair un jour. C’était il y a déjà un bout de temps. A l’époque, mon prochain voyage à New York (celui d’avril dernier) n’était pas du tout planifié. Mais je savais que j’y retournerais un jour, très proche (j’ai trop aimé cette ville pour en rester loin très longtemps). Et je me disais que quand ça arriverait, la prochaine fois que j’irais à New York, j’irais faire un tour du côté de Chinatown pour me tenir entre Canal et Bowery. Ce que j’ai fait. Et en bonne fan (hystérique), j’avais des fleurs dans mes cheveux.

Oui, parce que pour couronner le tout, la chanson Flowers in Your Hair (et la série Reign) m’a fait développer une obsession pour les headbands à fleurs. Pas ceux avec les grosses fleurs, hein, comme les grosses couronnes qu’on peut voir portées par certaines stars. Je peux trouver ça joli sur les autres mais dans la vraie vie c’est un peu too much et difficile à assumer. Et sur moi, c’est carrément ridicule. Non, juste des petites fleurs, mignonnes et portables. Sauf qu’en France, la mode n’est pas vraiment aux fleurs dans les cheveux. J’ai tout de même trouvé un joli headband de fleurs roses chez Claire’s juste au moment d’Halloween (je cherchais des accessoires horrifiques, je suis repartie avec des fleurs). Malgré l’envie, je ne l’ai pas étrenné tout de suite. Le headband fleurs en plein hiver, mouais. Mais je n’ai pas manqué de l’emporter avec moi à New York et j’en ai évidemment paré ma chevelure le jour où on a décidé d’explorer le Lower East Side. Bon, en arrivant à ce fameux croisement, j'ai quand même été beaucoup déçue. Je m'imaginais un de ces spots new yorkais hyper romantiques. Mais pas du tout. C'est un gros carrefour qui marque l'entrée du Manhattan Bridge. Mouais. Pas forcément photogénique en plus. Et puis le chanteur du groupe (plutôt pas mal au demeurant, bon, dans le genre hipster) ne m'y attendait même pas. Quel scandale. Mais pour le principe, j'y ai tout de même immortalisé mon look.


On a eu de la chance, alors qu’on a eu très très froid (enfin surtout moi) pendant la plus grande partie du séjour, ce jour-là (notre premier jour), il faisait très beau. C’était limite l’été. J’ai ainsi pu sortir jambes nues sans problème. Encore une fois, j’ai voulu une tenue à la fois féminine et confortable, glamour mais casual, dans laquelle je me sente bien et jolie (qui a dit qu’il fallait souffrir pour être belle). J’ai donc fait de nouveau confiance à mon duo gagnant débardeur + jupe (mes nombreuses robes commencent d’ailleurs à être un peu jalouses). Le départ de ma tenue, la première pièce choisie et autour de laquelle j’ai construit le reste du look, c’est la jupe. Je l’adore cette petite jupe en dentelle crème. La coupe n’est pas moulante mais flatteuse et elle est pile de la bonne longueur (ni trop courte, donc je ne passe pas ma vie à la baisser de peur qu’on ne voit mes fesses, ni trop longue, avec mes petites jambes, la longueur genou par exemple ne me va pas). C’est une jupe H&M de la collection actuelle. Je l’ai achetée avec ma jupe noire à fleurs, que je vous ai déjà montrée deux fois, juste avant de partir pour Cuba.


Je l’ai associée à un débardeur noir Stradivarius que j’ai depuis des années et que j’aime beaucoup parce qu’il a le bon décolleté et un truc en plus. Il a plusieurs fils noirs de longueurs différentes et ornés de perles métalliques argentées qui partent d’une bretelle à l’autre. En fait, ça fait comme un collier intégré. Par-dessus, j’ai enfilé un gilet à manches courtes New Look. Il vient d’une ancienne collectionne mais ils les ressortent souvent. Il est super pratique et, en été, je l’ai toujours dans mon sac car il permet de se couvrir les épaules quand il fait un peu frais mais pas encore trop chaud pour mettre des manches longues. Enfin, j’ai complété ma tenue avec mes slippers bouche H & M achetés l’été dernier. J’adore ces slippers noirs avec leur bouche rouge en strass, je trouve qu’ils conviennent parfaitement à la beauty addict que je suis. Et ils sont confortables (ce qui n’est pas toujours le cas quand tu paies tes chaussures 15 €). J'ai accessoirisé le tout avec mon bracelet Hipanema très estival et mon sac rouge chouchou en cuir sans marque acheté dans une boutique de créateurs en bas de chez moi (qui ne va pas forcément avec le reste de la tenue mais c'était le format le plus pratique pour New York et je n'allais pas partir avec plusieurs sacs à main). Une petite tenue toute simple en somme mais très sympa je trouve. Et mon histoire avec The Lumineers n’est pas finie. Elle va même connaître un super happy ending puisque je m’envole mi juillet vers Lisbonne pour les voir jouer dans un festival. Evidemment, ce jour-là, j’aurai des fleurs dans mes cheveux.


Headband à fleurs : Claire's
Débardeur : Stradivarius (ancienne collection)
Gilet manche courte : New Look (ancienne collection)
Jupe crème : H&M collection actuelle
Slippers : H&M collection été 2013
Bracelet : Hipanema
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dimanche 18 mai 2014

Quels résultats pour ma cure anti-âge Imedeen alors que la fin approche ?


L’heure du bilan approche pour ma cure anti-âge Imedeen. En novembre dernier, je me lançais dans une cure de six mois de la gamme Time Perfection de la marque. Oui, moi, prendre des gélules tous les jours pendant la moitié d’une année, ça paraissait peut-être un peu fou. Mais le postulat d’Imedeen, marque leader sur le marché de la nutricosmétique anti-âge dans nombre de nombreux pays d’Europe, m’avait convaincue. Certes, je ne suis pas une grande consommatrice de compléments alimentaires au quotidien. Mais cela ne veut pas dire que je ne crois pas à l’utilité de la nutricosmétique. Non, au contraire. Quand l’action promise me semble essentielle, ça devient même un indispensable pour moi. Ainsi, chaque année, au moment de partir au soleil, je ne déroge jamais à ma cure de gélules solaires que je prends consciencieusement et régulièrement, tous les jours, avant, pendant et après mes vacances. Parce que je sais qu’elles aident ma peau à se préparer au soleil et qu’elle supportera ainsi mieux les UV. Mon but n’est alors pas de bronzer mieux et plus vite mais de limiter les dégâts provoqués par les UV sur ma peau. Notamment le coup de vieux que le soleil finit immanquablement par lui donner. Je sais que le vieillissement passera par moi mais le plus tard possible serait le mieux.


 
Ah la lutte contre le vieillissement… Parce que je respecte certaines règles (bien me démaquiller, bien hydrater et nourrir ma peau, lui donner sa dose d’anti-oxydants pour qu’elle puisse combattre les radicaux libre) et la protège au mieux du soleil (avec une protection SPF adaptée dès qu’il fait soleil, même en ville si besoin), j’ai la chance de faire moins que mon âge. Certes, ce n’est absolument pas crédible quand je m’enlève 10 ans, mais les gens, eux, pensent souvent que j’en ai 5 de moins. Et j’aimerais que ça continue ainsi longtemps. C’est pourquoi j’ai été sensible à la philosophie d’Imedeen : compléter l’action anti-âge de nos crèmes avec une cure de compléments alimentaires ; nourrir la peau de l’intérieur pour qu’elle soit visiblement plus belle à l’extérieur. Me donner une arme supplémentaire dans ma bataille pour garder ma peau jeune le plus longtemps possible me semble une tactique plutôt intelligente, non ? 

Evidemment, je ne m’attendais pas au miracle, passer du vilain petit canard au joli cygne comme ça, pouf. Je ne crois pas au miracle cosmétique. La peau a besoin de temps pour changer. Il ne faut pas attendre d’amélioration aussitôt un produit utilisé, que ce soit pour un complément alimentaire ou un soin d’ailleurs. Certes, il existe désormais des crèmes qui nous proposent un effet instantané. Mais il faut avoir conscience que le changement sera alors superficiel. Pour un changement profond, un vrai changement en somme, il faut du temps. Sachant cela, j’étais prête à être patiente… et appliquée. Pendant ces cinq derniers mois, j’ai pris mes petites gélules quotidiennement. Et si je n’attendais pas de miracle, je n’en attendais pas moins des résultats concrets. Visibles forcément. Mon visage n’étant pas encore marqué, évidemment, je savais que je ne constaterais aucune action anti-âge traditionnelle, c’est-à-dire anti-rides. Mais prendre un coup de vieux, ce n’est pas forcément afficher des ridules. C’est aussi un teint brouillé, une peau moins éclatante, une grise mine. Si l’on en croit les dernières études beauté sur le sujet, c’est d’ailleurs la principale préoccupation des femmes, avant les rides. C’est en tout cas la mienne.   
 

Ma peau manque désespérément de luminosité, mon teint d’uniformité. C’est une des raisons de mon addiction au fond de teint : je trouve que sans, je fais un peu peur. Or une belle peau, c’est tout de même la base. Ca ne sert à rien de jouer le grand jeu côté maquillage des yeux et des lèvres si le teint ne suit pas. Je gomme pourtant, j’utilise des soins éclatants, mais non, mon teint et moi on est toujours brouillés. Alors j’espérais bien une amélioration. Les premiers mois de la cure, j’ai surtout constaté un changement au niveau de la peau du corps, de mes coudes surtout, plus du tout rêches. Ensuite, après le troisième mois de cure, je suis partie à Cuba et j’ai bronzé donc j’avais forcément meilleure mine. La cure n’y était pour rien. Mais aujourd’hui, deux mois plus tard, alors que j’ai débronzé et que je suis de nouveau blanche comme neige du visage, les gélules m’ont-elles fait de l’effet ? Où en est-on après 5 mois de cure? Eh bien, oui, je suis de nouveau pâlotte mais j’ai clairement meilleure mine. J’ai la peau plus uniforme, le teint moins gris. On n’a pas totalement allumé la lumière. Mais je peux mettre de côté mon fond de teint et me contenter d’une BB Crème moins couvrante car je n’ai plus besoin de camoufler ces zones d’ombre qui me plombent en général le visage.  

En plus de ces effets visibles, j’attendais aussi des résultats moins évidents. Certes, je ne suis pas marquée à l’extérieur mais ça ne veut pas dire qu’en interne, ma peau n’accuse pas un coup de vieux. Selon le premier SkinScanner réalisé en début de cure - cet appareil Imedeen mesure l’état et l’âge de la peau - à l’intérieur, j’avais déjà 40 ans. Euh, ça n’allait pas être possible. Comment faire croire que je n’avais pas dépassé la trentaine si en interne ma peau était celle d’une quadra. J’espérais donc que cette cure anti-âge avec les gélules Time Perfection me fasse rajeunir de l’intérieur en combinant une action réparatrice et une action protectrice. Réparer les effets de l’âge mais aussi les prévenir. Evidemment, ces effets internes sont plus difficiles à juger. D’où l’intérêt du Skin Scanner. Selon celui réalisé à mi-cure, mon objectif était en bonne voie. Est-ce que ce résultat se confirmera à la fin de la cure ? Aujourd’hui, on arrive bientôt aux six mois et le dernier Skin Scanner se profile. J’espère donc qu’il constatera que ma peau s’est encore améliorée et que je serais enfin revenue dans ma tranche d’âge normale, voire même dans la décennie en dessous. J’espère aussi que les effets de la cure se maintiendront après son arrêt. J’ai toujours plus mauvaise mine en hiver, alors ce serait pas mal si je pouvais garder mon teint uniforme pendant la froide saison.

En partenariat avec Buzz Paradise.
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jeudi 15 mai 2014

Prendre soin de son ombré hair avec le Soin Patine de Dessange


Lorsque je suis sortie de chez le coiffeur après mon premier vrai ombré hair en décembre dernier, j’ai eu un choc : j’étais blonde, vraiment blonde. Pourtant, dans ma tête je restais (et reste) une brune. Blonde outside peut-être mais brunette inside forever. J’ai donc continué à prendre soin de mes cheveux comme une brune. Une brune qui vient simplement de faire une coloration et retrouve sa routine capillaire habituelle pour cheveux colorés. Et puis, au fil des semaines, mon blond a changé. Ma super coloriste m’avait fait un joli blond froid. Blond californien ou bébé, je ne sais comment l’appeler n’étant pas une spécialiste de cette couleur mais un blond clair en tout pas. Ce qui en soi n’était pas une mince affaire. Avec mes cheveux, c’était compliqué d’obtenir cette nuance dorée. Vu ma couleur de cheveux et ses sous-tons, si j’éclaircis ou je décolore, normalement, je fais ressortir les reflets roux. Je tends vers le cuivré et le challenge était donc d’obtenir un blond pur et non un blond vénitien. Ce qui a parfaitement été fait. Sauf qu’au bout de quelques temps, mon blond a évolué.


Là, j’ai commencé à paniquer et à embêter tout le monde, répétant à qui voulait l’entendre : « Tu ne trouves pas que je suis vachement moins blonde ? ». On me rassurait, mais non, je me faisais des films, c’est juste que je m’étais habituée à ma nouvelle couleur. Seule ma sœur a confirmé mon intuition. Effectivement, mes cheveux étaient plus foncés. Il faut dire qu’on se voit toutes les semaines, c’est plus facile pour elle de constater une évolution. J’étais alors au bord du désespoir (parce que ce blond qui m’avait un peu choqué les premiers jours, je l’aimais bien finalement) et surtout complètement larguée. Pour passer du brun au blond, on m’a décolorée. C’est-à-dire qu’on a enlevé tous les pigments de mes cheveux. Or une fois partis, ces pigments ne « renaissent » pas, ils ne se « reconstituent » pas. Contrairement à une coloration qui peut s’affadir et presque disparaître même si elle est permanente (ce qui arrive souvent dans mon cas puisque mes cheveux ne retiennent pas bien les pigments), une décoloration reste. Ur résumer, une couleur peut s’en aller, une décoloration non. Tu restes blonde jusqu’au bout. Pour te défaire du blond ou bien tu teins par-dessus ou tu coupes. Je ne comprenais donc pas comment mes cheveux avaient pu foncer.

Et puis un jour, à force de réfléchir au sujet, j’ai eu une illumination. Mon blond n’avait pas foncé, il avait jauni puis était devenu orangé. En fait, il avait viré. Quand comme moi, on a des sous-tons roux, il faut prendre soin de son blond avec beaucoup d’attention sinon les blonds bébé ou californien peuvent tourner cuivré. Le blond clair va alors devenir plus foncé. Un phénomène que je connaissais évidemment, tout comme le moyen de le prévenir. Sauf que comme je ne me voyais pas blonde, je n’avais pas pensé une seconde que ça pouvait me concerner. Et j’étais partie sur ma classique routine pour cheveux colorés. Alors que, à part au niveau des racines, je n’ai pas les cheveux colorés mais décolorés. Ce qui nécessite un rituel soin totalement différent. J’en ai finalement pris conscience… même si un peu tard. Il a fallu me rendre à l’évidence. Racines mis à part, je suis blonde. Il me faut donc utiliser des soins capillaires spécifiques pour cette couleur de cheveux. Mais attention, pas n’importe quels soins. On n’a en effet pas les mêmes besoins si on a les cheveux blonds naturels ou s’ils sont méchés ou éclaircis.


Pour les blondes décolorées ou méchées (donc mon cas à moi), il faut empêcher la couleur de virer et de se teinter de cuivré. C’est là que je me suis souvenue du Soin Patine Correcteur de Blond de Dessange. Je l’avais mis de côté pour une copine blonde mais après ma prise de conscience il a rejoint ma salle de bains. Ce soin capillaire sorti il y a environ un an a mis la patine, un geste professionnel, à la portée de toutes. On peut désormais se faire une patine à la maison. Mais qu’est-ce que c’est une patine au juste ? Pour décrire cette technique de façon simple, je dirais que c’est un soin colorant qui permet de neutraliser ou apporter des reflets à une couleur. Ce n’est pas une vraie coloration car le temps de pose est assez rapide mais tu apportes tout de même des pigments aux cheveux. Elle est appliquée par le coiffeur sur cheveux humides après le rinçage de la vraie coloration. Tu laisses poser quelques minutes puis tu rinces. La patine va par exemple donner des reflets différents à une couleur. Lors de mon dernier ombré hair, le coloriste m’a ainsi fait une patine caramel pour que mon blond ne soit pas trop clair et tranche moins avec mon brun. Mais la patine permet aussi de neutraliser les reflets chauds si on cherche à avoir un blond froid (c’est-à-dire neutraliser le cuivré si on veut un blond bébé). En fait, tout dépend des pigments apportés.

Dans le cas du Soin Patine Correcteur de Blond de Jean-Louis David, il est destiné aux blonds californiens colorés ou fortement éclaircis et promet de corriger les reflets blonds ou orangés. Pile poil mon cas et pile poil mon problème. Je ne vais pas faire durer le suspense : j’ai totalement adopté ce produit, que je trouve vraiment top. Mais comment il marche au juste ? Sa formule (qui est en outre sans ammoniaque et sans silicone) contient des pigments bleus qui vont venir neutraliser les reflets jaunes ou orangés et nous permettre de conserver un blond pur. Du bleu pour corriger du jaune, ce n’est a priori pas révolutionnaire. Il y a déjà quelques shampooings contenant des pigments bleus, pour les blondes mais aussi pour les cheveux blancs (qui ont eux aussi tendance à jaunir, et un cheveu gris jaune, ce n’est pas très joli). Mais la forme est ici plus originale. C’est la première patine à domicile. On peut ainsi prendre plus efficacement soin de son blond toute seule à la maison, sans avoir à passer trop régulièrement chez le coiffeur pour garder sa jolie couleur.


Cette patine empêche ainsi le blond de virer. Bon, pour moi, c’était trop tard. Il avait déjà viré. Les reflets orangés étaient trop bien installés pour être corrigés complètement. Je n’ai donc pas pu récupérer un blond pur. Mais cet apport de colorants bleus m’a quand même permis d’avoir une plus jolie couleur, plus claire surtout. J’ai retrouvé une certaine blondeur, ma chevelure était beaucoup moins jaune. Après mon deuxième ombré hair, il m’a aussi permis de neutraliser la patine caramel faite par le coloriste. En sortant de chez le coiffeur, mon blond était un peu châtain, plus foncé que je ne l’imaginais. Je n’étais pas fan du tout. J’ai l’impression que la patine Dessange m’a permis de récupérer un blond plus pur, de l’éclaircir légèrement. La patine ne décolore pas les cheveux. Il n’y a aucune réaction chimique derrière son action. C’est juste une correction colorielle (comme en maquillage par exemple) : le bleu neutralise le jaune et l’orangé, c’est-à-dire les reflets qui foncent la couleur. Le blond apparaît donc tout de suite visuellement plus clair.

Ce que j’aime aussi dans ce soin, c’est qu’il est enrichi en huile nutritive de graine de lin. Il a ainsi une action nourrissante. Personnellement, il a totalement remplacé mon masque et mes cheveux le vivent très bien. Ils ne sont pas secs (ils sont même doux) et les pointes vont très bien. En plus, grosse bonne surprise, il a une action démêlante. Je zappe donc aussi l’après-shampooing quand je l’utilise. Bon point également, sa facilité d’utilisation : il est prêt à l’emploi. Pas de mélange à faire, tu l’appliques juste comme un soin capillaire normal sur ta chevelure et tu laisses poser avant de rincer. En fait, il est tellement bien que je l’utilise à tous les shampooings, c’est-à-dire tous les trois jours, alors que selon le mode d’emploi, la patine est à faire une fois par semaine. Son action résistant ensuite pendant 4 shampooings (ben oui, pas d’ammoniaque et pas d’action chimique, plus un temps de pose réduit de 5 à 10 minutes, c’est forcément du semi-permanent). En même temps, je n’ai pas constaté d’effet secondaire à cette sur-utilisation sur mes cheveux, donc je continue. Juste, le tube descend forcément beaucoup plus vite.


Bon, cette merveille a tout de même un défaut. Le soin est donc bleu et si sa texture est consistante au toucher, elle devient très liquide une fois appliquée. Ce qui fait que ça éclabousse un peu pendant que tu te douches et tu en mets un peu partout. Ca tache et il faut toujours bien nettoyer après. Les taches ne sont pas définitives et se lavent facilement mais ça donne un peu de travail en plus. Tu ne peux pas sortir de la salle de bains et hop vaquer tranquillement à tes occupations après. Ma sœur qui était passée après mon lavage de cheveux dans la salle de bains pendant notre séjour à New York en est ainsi ressortie en se demandant ce qui avait bien pu se passer sous la douche. Ce que à quoi j’ai répondu : « J’ai assassiné la Schtroumpfette ». Parce qu’avec toutes les éclaboussures sur les murs, je trouve que ça ressemble un peu à une scène de crime dans Les Experts. Sauf que vu la couleur du « sang », la victime est un Schtroumpf.

(Bon, ben, je vous ai encore pondu un pavé sur mes cheveux. J’ai raccourci pourtant, mais même comme ça, ça a la taille de l’annuaire téléphonique. Selon moi, impossible de couper plus, il faut tout de même vous laisser le contexte pour comprendre pourquoi un produit m’a séduit. Mais selon vous, il y en a trop ? Trop d’infos ? On coupe la prochaine fois ? Vous en pensez quoi ?)
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