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dimanche 14 février 2016

Comment je prends soin de mon ombré hair avec une routine spéciale cheveux blonds


Cela fait maintenant plus de deux ans que j’ai fait mon premier ombré hair. Deux ans que je suis passée dans la team des cheveux bicolores et que je suis à moitié blonde (ou blonde du bas). Et même si, depuis, cette coloration est un peu passée de mode, elle continue à être ce que je préfère pour mes cheveux, ce qui je trouve me va le mieux. Je ne me vois clairement pas redevenir totalement brune, je trouve désormais ça trop tristounet pour moi. D’ailleurs dès que je refais ma couleur et que le coloriste me fait un peu moins blonde, j’avoue que ça me déprime un peu. En fait, je trouve que le blond (quand il est bien fait) apporte du peps et de l’éclat à mon visage. Moi qui suis souvent fatiguée et le porte comme le nez au milieu de la figure, c’est pile ce qu’il me faut. En revanche, même si j’aime cette touche de blond, je ne me vois pas devenir totalement blonde. Parce que ça ne m’irait pas, ni au teint, ni aux sourcils. Mais aussi parce que ce n’est pas moi. Je reste et resterai une brune dans l’âme et je tiens donc à garder mes racines brunes.


D’ailleurs ce brune jusqu’au bout du bout m’a posé un petit problème au début avec ma couleur de cheveux. Je suis restée fidèle à ma routine capillaire de brune aux cheveux colorés parce que dans ma tête, je restais brune. J’avais tout faux ! Résultat, mon blond a rapidement viré et est passé de blond bébé à couleur bizarre dans les jaunes/roux. En fait, malgré mes racines brunes, il aurait fallu que je passe à une routine 100% cheveux blonds pour prendre soin de mes longueurs décolorées. Ce que j’ai fait après mon deuxième ombré hair. Et depuis, que ma décoloration soit plus ou moins importante, je reste fidèle à cette routine pour cheveux blonds. Au fil du temps, j’ai d’ailleurs testé pas mal de produits. Certains sont partis aussi vite qu’ils sont venus. Et d’autres sont restés. Je me suis donc dis que ce serait pas mal de vous présenter ma routine idéale pour cheveux blonds, qui peut être utilisée pour prendre soin de son ombré hair ou sur cheveux blonds totalement colorés ou décolorés.

La première problématique quand tu passes au blond, c’est que celui-ci peut virer. Surtout quand tu es brune et que tu décolores ! La décoloration va en effet éliminer les pigments bruns du cheveu et révéler ses sous tons. Or les brunes ont souvent des sous tons roux ou cuivrés. Un bon coloriste peut arriver à les neutraliser ou à passer à travers. Mais si tu ne prends pas soin de ton blond, les malotrus vont revenir rapidement ! C’est comme ça que lors de mon premier ombré hair, je suis passée d’un beau blond clair à un cuivré un peu bizarre (et de plusieurs couleurs) après seulement quelques shampooings. Désormais, je ne me fais plus avoir et je sais comment contrer le problème. J’ai ajouté à ma routine capillaire des produits contenant des pigments bleus ou violets qui permettent d’éliminer les reflets jaunes ou oranges. Comme pour le maquillage, il s’agit là du pouvoir des couleurs complémentaires. Dans le spectre coloriel, le bleu et le violet sont les teintes opposées du jaune et du orange. Elles permettent donc d’annuler ces couleurs. 


Lors de ma dernière décoloration, je suis passée au Shampooing Eclat du Blond Froid Glacier (Color Enhancing Blonde Shampoo Cool-Ice Anti-Yellow Effect) de la gamme Blond Me de Schwarzkopf Professional. Il est destiné aux blonds éclaircis ou décolorés. Il s’agit d’un shampooing violet qui permet de neutraliser les reflets jaunes. Il apporte des pigments froids aux cheveux pour garder un blond froid, un blond pur en somme (une autre version existe pour les blonds caramel). Le coloriste m’a conseillé de l’utiliser pendant les 3 semaines suivant la décoloration, mais étant bien sujette aux mauvais reflets, j’avoue que je l’ai utilisé plus longtemps. Au début, j’utilisais un shampooing classique puis un autre produit anti reflets. Ce que j’aime bien avec lui, c’est qu’il permet de tout faire en un. Il lave les cheveux et joue les gardes du corps de ton blond. Ce n’est pas le seul shampooing bleu/violet sur le marché. Je n’ai pas testé les autres donc je ne pourrais faire de comparaison. Mais en tout cas, j’aime bien celui-ci. 


Ce n’est toutefois pas le seul produit bleu que j’utilise. Depuis plusieurs années, je suis une adepte du Soin Patine Correcteur de Blond de Dessange. Je l’adore et je le rachète encore et encore. Je vous en avaisd’ailleurs parlé il y a un bout de temps et mon avis n’a pas changé depuis. La patine, c’est une sorte de coloration en salon que le coloriste fait après la vraie coloration pour neutraliser ou apporter des reflets. Elle est éphémère et se pose comme un masque sur cheveux mouillés. Petite révolution, ce soin a été le premier à nous permettre de réaliser une patine à la maison et comme un pro. Il est bourré de pigments bleus et permet de corriger les reflets jaunes et orangés. C’est-à-dire que non seulement il les neutralise (il les empêche d’apparaître) mais s’ils sont déjà là, il va aussi aider à les estomper voire les faire complètement disparaître. Il te permet donc non seulement de garder ton blond pur mais aussi de le récupérer s’il a commencé à virer. Je ne sais pas si ça marche à tous les coups mais je me souviens être sortie de chez le coiffeur un jour avec des reflets caramel que je détestais. En utilisant ce soin, j’ai réussi à retrouver un beau bond clair comme j’aime. Je l’aime aussi parce qu’il démêle mes cheveux (pas besoin d’après-shampooing quand je l’utilise) et les laisse tout doux. En tout cas, sur moi, je trouve. La marque conseille de l’utiliser une fois par semaine. De mon côté, son utilisation varie selon mon blond et mes besoins. Quand je voulais me débarrasser de mes reflets caramels, je l’utilisais deux fois par semaine. En ce moment, comme je suis moins blonde et que je me lave les cheveux en parallèle avec un shampooing bleu, je l’utilise moins. Mais ça reste mon indispensable et je le trouve diablement efficace. A noter, son packaging a changé dernièrement mais le produit est toujours aussi top. 


En plus de la couleur qui vire, l’autre problème quand tu passes au blond, c’est que tes cheveux ont tendance à se transformer en paille. La décoloration abîme en effet beaucoup les cheveux et ils se dessèchent. J’ai donc ajouté des produits spécifiques à ma routine pour bien les nourrir et éviter justement qu’ils ne deviennent comme de la paille. Quand je n’utilise pas mon shampooing bleu, j’aime bien le Shampooing Rénovateur à la Kératine pour Cheveux Blonds de la gamme Blond Me de Schwarzkopf Professional (oui, j’aime beaucoup cette gamme pour prendre soin des cheveux blonds). Ca peut paraître bizarre, mais même s’il contient des SLS, je le trouve assez doux. Je ne sais pas, je l’ai bien aimé. La marque nous dit qu’il contient de la kératine de soie afin d’apporter brillance et luminosité à la chevelure. Et il peut être utilisé sur cheveux blonds naturels, éclaircis ou décolorés. Ca reste un shampooing donc je ne distingue jamais une action de fou mais je l’ai trouvé très bien.


Je complète ma routine avec le masque de la même gamme : le Masque Rénovateur à la Kératine pour Cheveux Blonds (Keratine Restore Blonde Mask). La marque nous dit cette fois qu’il nourrit et restaure intensément la fibre capillaire, qu’il répare le cheveu en l’hydratant. Concrètement, moi je trouve qu’il laisse mes cheveux tout doux, j’aime bien. Il permet aussi de les démêler super facilement (et j’ai un faible pour les masques aux pouvoirs démêlants). Alors évidemment, se pose la question cruciale : contient-il des silicones ? La réponse est oui, mais ils arrivent très loin dans la liste INCI (après la kératine, la soie et l’huile d’abricot par exemple). Tu le sais je pense, je ne suis pas anti silicone. J’en ai même besoin dans mes produits capillaires sinon je trouve que mes cheveux deviennent rêches et incontrôlables. Mais je n’aime pas non plus quand ils arrivent en deuxième position derrière l’eau. Là, je me dis que le produit c’est du vent. Avec ce masque, je trouve qu’on a un bon compromis. 


Toutefois, malgré tous mes efforts, parfois mes cheveux se sont tout de même transformés en paille. Quand je reviens du soleil et que je n’en ai pas pris soin correctement par exemple, ça n’y coupe pas. Certains coiffants pour maintenir mes boucles ont aussi parfois tendance à m’assécher les cheveux. Quand c’est le cas, je dégaine l’arme fatale et fait des bains d’huile avant le shampooing. Dans l’absolu, je devrais le faire régulièrement car ce boost de nutrition ne peut leur faire que du bien mais j’avoue, j’oublie. Je ne m’en rappelle qu’au moment de les laver (trop tard donc) alors qu’il faudrait laisser poser l’huile 30 minutes. Alors il existe de nombreuses huiles capillaires mais dans celles que j’ai en stock, aucune ne m’a séduite. Parce que ces huiles sèches capillaires sont toutes bourrées de silicones. Moi je veux faire un bain d’agents nutritifs pour nourrir et réparer mes cheveux pas les baigner dans le silicone. J’ai donc délaissé les huiles capillaires et me suis tournée vers les huiles végétales. Le mieux, ce sont les huiles pures je pense. Mais comme je n’en avais pas sous la main, j’ai jeté mon dévolu sur l’Huile d’Argan Sauvage de The BodyShop. Elle peut être utilisée sur le corps et les cheveux mais je la réserve à ma crinière. Parfois, je la pschitte mais quand je veux en mettre beaucoup (quand mes cheveux sont particulièrement secs), ça prend trop de temps. Je la dévisse alors et en verse dans mes mains. J’en mets sur les longueurs et la laisse poser minimum 30 minutes (souvent plus) avant de filer me laver les cheveux. Sa formule n’est pas composée à 100% d’huile d’argan mais il n’y a que des huiles végétales dedans (pas de silicones ou d’huiles minérales) et c’est aussi très bien. En tout cas, côté efficacité, elle laisse mes cheveux tout doux, même quand ils sont particulièrement abîmés, et elle ne les graisse et ne alourdit pas (mais je n’en mets jamais sur les racines hein et je les lave toujours après). Elle a en plus une petite odeur de noisette que j’aime beaucoup. Bon, celle-ci tu peux évidemment l’utiliser que tu aies les cheveux bonds ou bruns.

Et voilà pour ma routine capillaire du moment pour cheveux blonds. Des produits que vous utilisez déjà ou que vous avez envie d’essayer ?
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dimanche 3 janvier 2016

Je garde, je jette ? Le bilan beauté 2015 de mes produits terminés, chapitre 3


Tout d’abord, je voudrais vous souhaiter une très belle année 2016 ! Pleine de joies, de bonheur, de rires… et de beauté ! Je ne sais pas vous mais moi en ce début d’année, je n’ai pas pris de bonnes résolutions. On ne les tient jamais et ça nous démotive plus qu’autre chose en fait. Je veux juste continuer de réaliser quelques-uns de mes rêves. Petits ou grands. Et je vais aussi essayer d’être un peu plus présente par ici. Je n’ai pas fait le bilan du blog pour 2015 (ça aurait été trop déprimant vu mes longues absences) mais les chiffres sont là : 26 articles écrits en un an, seulement ! J’avoue, j’ai un peu honte. Tellement de choses à faire en si peu de temps.


Alors le boulot sera toujours là, quelques mini voyages à organiser aussi je l’espère, toujours aussi besoin de déconnecter de temps en temps parce que clairement je ne me reconnais plus du tout dans ce que la blogosphère est devenue mais comme je n’ai tout de même pas envie d’abandonner ma petite bulle à moi, je vais essayer de lui consacrer un peu plus de temps en 2016, de continuer mon petit bout de chemin en restant fidèle à moi-même. Et on commence l’année avec la suite de mon bilan beauté de 2015, parce que j’ai encore pas mal de produits terminés à vous présenter. Comme j’ai été un peu bavarde aujourd’hui (en fait, certains de ces produits auraient mérité un article dédié, j’ai tellement de choses à dire sur eux), je me suis arrêtée à 7 victimes pour ce chapitre 3. Et une nouvelle fois, se pose l’éternelle question : je garde ou je jette ? Ou plutôt je rachète ou non ?


Stick Lèvres Ultra Riche Karité, L’Occitane en Provence
OUI

J’adore ce baume pour les lèvres que j’avais acheté en duty free en allant à Cuba (souvenirs, souvenirs). Je finis rarement mes baumes à lèvres. Je jongle avec tellement de baumes ouverts que je n’arrive jamais au bout. Ou alors je me lasse et je les abandonne. Ou pire, je les perds. Celui a clairement morflé mais je l’ai terminé et ça dit tout ! Avec lui, fini le jonglage. J’ai laissé tombé mes autres baumes et il n’y avait que lui dans mon sac. Parce qu’il est super nourrissant et réparateur. Il me faisait donc les lèvres bien lisses. Et surtout, quand elles commençaient à brûler parce qu’elles étaient trop sèches, il les apaisait tout de suite dès que j’en mettais. Et ça, c’est top.


Crème Mains Peaux Sèches Karité, L’Occitane en Provence
OUI
En fait, j’aime toute la gamme Karité de L’Occitane, elle est géniale. Déjà, elle est terriblement efficace. Elle soigne donc les peaux sèches (et les autres) à merveille. Comme le baume lèvres, cette crème mains est très nourrissante et réparatrice. En fait, c’est ma crème mains préférée de tous les temps (si, si) avec celles de la gamme Ekos de Natura Brasil. Je vais voir ailleurs de temps en temps mais j’y reviens toujours. Je l’adore ! D’abord, parce qu’elle est efficace évidemment. Même quand mes mains sont extrêmement sèches, elle les nourrit et répare parfaitement. Et le gros bonus, c’est que malgré une texture assez épaisse type beurre, elle ne colle absolument pas. Au contraire, elle pénètre ultra rapidement. Tu peux donc tout de suite reprendre tes activités. C’est d’ailleurs étonnant, car j’en ai testé plein avec des textures plus légères et qui laissaient pourtant mes mains poisseuses. Un détail non négligeable qui fait que je l’apprécie encore plus. Je l’adore aussi car je suis une grande fan du parfum de la gamme Karité. C’est une odeur très douce, qui sent un peu le propre. C’est un de mes parfums préférés en cosmétique. Dernier gros plus : le mini format. Celle-ci est une mini miniature que j’avais eu dans une box, mais L’Occitane vend aussi des mini formats de ses crèmes mains et c’est ultra pratique pour glisser dans son sac à mains. Ca ne pèse pas et ça n’encombre pas. 


Gommage Amande, Payot
OUI
Un grand oui même. Je suis complètement accro au parfum de l’amande. Ce parfum régressif qui me rappelle celui de la colle Cléopâtre (certaines la mangeaient, moi j’aimais la renifler). C’est mon parfum doudou. Logiquement, je deviens dingue à chaque fois que je tombe sur un cosmétique avec cette odeur si familière. Et ce gommage n’a pas fait exception. Il sentait vraiment trop bon ! Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’appréciais l’utiliser. C’est aussi un gommage corps comme j’aime avec des grains assez gros pour que tu les sentes sur la peau mais pas trop donc qui ne font pas mal. 


Savon Liquide Verveine Recharge, L’Occitane en Provence
NON, mais...
Autant j’adore le parfum de la gamme Karité, autant je ne peux pas avec celui de la gamme Verveine. Parce que ça sent les agrumes et que je déteste les parfums d’agrumes. C’est un de mes blocages olfactifs en cosméto. Après, c’est une question de goût. Je sais que certaines l’adorent au contraire. Et si c’est le cas, alors craquez sans hésiter. Car si je dis non au parfum, je dis oui au système de recharge. Ca te permet d’utiliser beaucoup moins d’emballage (80 % en moins) donc de produire moins de déchets. C’est un petit geste écolo mais c’est déjà ça. C’est vraiment une très bonne idée qui devrait se généraliser. D’ailleurs, je crois que la marque décline aussi ce système pour le savon pour les mains Karité et vu mon amour pour cette gamme, là, je dis un grand oui. 


Double Sérum, Clarins
OUI
C’est mon sérum chouchou pour l’hiver (il est un peu trop riche pour moi pour l’été). D’ailleurs, si j’ai terminé celui-ci l’hiver dernier, je viens tout juste d’en commencer un autre (et ça en dit beaucoup). Les phases aqueuse et huileuse sont séparées dans le flacon et sortent séparées. Tu les mélanges ensuite dans la main avant d’appliquer le sérum sur le visage. Une séparation qui garantirait une meilleure efficacité. Et effectivement, moi je le trouve très efficace. En hiver, la peau de mon visage devient plus sèche et ça se manifeste par l’apparition de petites zones de dessèchement si je n’utilise pas le soin adapté. Mais avec lui, je n’ai plus ce genre de problèmes, ma peau est parfaitement nourrie et ne tiraille plus. D’ailleurs, il est tellement riche et nourrissant que le soir, je ne mets que lui et n’applique pas de crème de nuit après. Pour moi, un indispensable hivernal donc.


Soin Liftant Visage Jour, Phyderma
OUI
J’ai un gros défaut en ce qui concerne les soins du visage. En tout cas pour une beauty addict. Je ne suis pas du tout aventureuse. Ce n’est pas mon genre de tester tout plein de marques pour mes sérums et mes crèmes. Je suis plutôt fidèle à des marques bien établies. Ok, d’accord, je suis un peu snob de la crème visage. C’est mal je sais mais c’est comme ça. Bref, en temps normal, cette crème de Phyderma, je ne l’aurais même pas regardée. Parce qu’à l’époque je n’avais jamais testé les soins Phyderma, marque que je connaissais alors très mal. Et comme je vous l’ai dit, je ne suis pas curieuse en ce qui concerne les soins pour le visage. Bon et aussi à cause de son nom : « soin liftant ». Pour l’instant, j’ai de la chance, ma peau n’a pas encore besoin d’être liftée, juste nourrie. Donc ce soin là, en temps normal, n’aurait jamais dû rejoindre ma routine beauté. C’était sans compter les aléas de la vie (oui, je deviens philosophique). Il y a un an et demi, je l’avais emporté avec moi à New York. Pas pour l’utiliser. Pour rendre service à notre Planète Beauté national qui voulait une photo de lui devant la Statue de la Liberté (je vous passe les détails du pourquoi du comment). De mon côté, j’étais partie avec ma routine soin à moi. Et comme on était en avril, j’étais déjà passée à une routine soin printanière.

Sauf qu’une vague de froid s’est abattue sur New York pile pendant notre séjour. Et je n’y étais absolument pas préparée ! Ma routine soin étant trop légère, ma peau s’est alors desséchée immédiatement. Mais un truc de fou. Elle me tiraillait toute la journée et d’énormes plaques de sécheresse sont apparues sur mes joues. Je n’avais jamais eu ça de ma vie. Et j’étais un peu au désespoir parce que ça me faisait vraiment mal. C’est là que je me suis souvenue de cette crème. Et on peut dire qu’elle m’a sauvé la vie et la peau. Bien plus nourrissante que ma routine d’alors, elle a d’abord apaisé les tiraillements, puis petit à petit les plaques se sont résorbées. La situation était tellement extrême que j’en appliquais plusieurs fois par jour quand même. Heureusement, que je l’avais sous le coude. Après ça, je l’ai regardée d’un autre œil. Et si l’ai rangée de retour à Paris, parce que c’était enfin le printemps, je l’ai ressortie l’hiver dernier. Car très riche et très nourrissante, elle est parfaite pour prendre soin des peaux qui deviennent sèches lorsqu’il fait froid. C’est une très bonne alliée pour l’hiver. Et petit bonus, elle sent très très bon. Comme quoi, parfois ça a du bon d’être aventureuse pour découvrir de nouvelles marques et d’éventuelles pépites. Je voulais d’ailleurs lui consacrer un article entier mais le temps a manqué. Je le regrette un peu, elle le méritait.


Soin Démêlant Bain de Douceur Beach Blonde, John Frieda
OUI
La semaine dernière, je vous parlais de tous ces après-shampooings qui ne m’avaient pas convaincue. Mais j’ai oublié d’y ajouter celui-ci qui, lui, m’a vraiment séduite. Sur le flacon, il indique qu’il défait les sacs de nœuds et c’est vrai. Je l’ai utilisé cet été alors que mes cheveux étaient bien longs et il m’a grandement facilité un démêlage qui, sans lui, se serait avéré bien galère. D’ailleurs, j’ai fait une commande sur Feelunique hier et j’en ai pris deux flacons, c’est pour dire ! Celui-ci je l’avais piqué à So après notre roadtrip aux USA. Elle avait décidé qu’elle ne voulait plus être blonde et m’avait donc légué tous ses produits pour cheveux blonds. Car j’ai beau être toujours brune, surtout des racines, depuis mon ombré hair, mes coloristes me disent qu’il faut que j’utilise des produits pour blonde pour ne pas que ma décolo ne vire orange. Toutefois, pour ce démêlant, blonde ou brune, j’ai l’impression que ça ne fait aucune différence. Je n’ai pas l’impression qu’il ait une action sur la couleur de cheveux ou les reflets. Sur le flacon ou sur le site John Frieda, la description indique seulement qu’il cible les cheveux qui s’emmêlent, qui sont secs ou qui manquent de brillance. Rien sur la couleur de cheveux. Or, même s’il appartient à la gamme Beach Blonde, ce sont des problèmes qui peuvent toucher blondes et brunes.

De la même façon, le classer dans une gamme « Beach » tend à penser que c’est un produit estival alors qu’en fait tu peux très bien l’utiliser toute l’année. Contrairement à d’autres produits de la gamme qui sont peut-être plus des produits à utiliser sous le soleil ou à la mer, celui-ci est intemporel. Un nom un peu trompeur. Mais ce n’est pas bien grave. L’important, c’est qu’il démêle bien (très bien même). C’est juste dommage car certaines personnes vont peut-être s’empêcher de l’utiliser (parce qu’elles sont brunes) ou alors ne le sortiront que le temps d’une saison. Alors que moi, brune ou blonde, été ou hiver, je lui dis oui. Petit bémol tout de même : il contient de la menthe et ça se sent. Très très fort même. Il te laisse donc les cheveux qui sentent la menthe. Bon, déjà, ce n’est pas un parfum que j’apprécie tant que ça en cosmétique. Mais surtout, c’est une odeur bizarre pour un produit capillaire. Moi, ça ne me donnait pas du tout une impression énergisante mais plutôt que mes cheveux sentaient le chewing-gum. Pas top quoi. Mais bon, je lui pardonne.

Et voilà pour ce troisième chapitre du bilan cosmétique de 2015 (qui s'est un peu transforrmé en review de produits). On se retrouve tout au long du mois de janvier pour la suite car j’ai encore plusieurs boîtes de produits terminés pleines à ras bord.

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dimanche 2 novembre 2014

Mes cheveux ont-ils eux aussi craqué pour la marque Aussie ?


Il y a quelques mois, la planète beauté était en émoi : la marque Aussie débarquait enfin en France. Et pour l’occasion, la marque au kangourou ne faisait pas les choses à moitié. J’ai ainsi eu la chance de voir sonner à ma porte un beau surfer torse nu pour m’annoncer l’arrivée de ces produits cultes chez Monoprix. Une arrivée attendue depuis longtemps par de nombreuses beauty addicts. Bon, je t’avoue quand même que moi je ne connaissais pas du tout. Oui, c’est la honte pour l’obsédée des cheveux que je suis. Car j’ai découvert ensuite que cette marque était très connue hors de France (c’est mon problème, je suis trop franco centrée). D’ailleurs, en faisant mes petites recherches pour apprendre à mieux la connaître, je suis même tombée sur quelques beautystas françaises tellement accro qu’elles commandaient sur internet ou faisaient le plein quand elles partaient à l’étranger. Il faut dire qu’Aussie bénéficie d’un très bon bouche à oreille : consommatrices et même coiffeurs ayant utilisés la marque semblent en être fans. J’avais donc assez hâte de tester ces produits tant vantés.


Mais avant de vous dire ce que j’en pense, petit retour sur la marque (même si je ne vais peut-être rien vous apprendre tellement on a parlé d’elle ces derniers temps sur la blogo beauté). Malgré ce qu’on pourrait penser au premier abord (vu son nom qui désigne aussi en argot les Australiens et son logo qui est un kangourou), la marque n’est pas australienne. Après petite recherche je ne suis même pas sûre qu’elle soit vendue en Australie. En fait, elle a été fondée par un coiffeur professionnel américain qui, lors d’un voyage au pays des kangourous en 1979, découvre la richesse de la nature australienne. Il décide alors d’utiliser ces ingrédients naturels pour chouchouter nos cheveux. D’où sa forte identité australienne. Bon, depuis, la marque a bien grandi et fait désormais partie du groupe P&G (Procter & Gamble Beauty) qui possède également, entre autres, Pantène, Wella ou Head & Shoulders, donc qui s’y connait quand même un peu en cheveux. Mais Aussie se démarque de ses (con)sœurs par sa philosophie : elle veut dédramatiser le soin du cheveu et rendre ça fun. Ce qu’elle transmet par son slogan assez marrant : « Il n’y a pas que les cheveux dans la vie mais c’est un bon début ». Cela se traduit par des gammes courtes, des produits faciles à utiliser qui agissent rapidement et des parfums sensoriels. Le but : prendre soin de ses cheveux sans se prendre la tête.

La marque a débarqué au mois de mai dernier avec six gammes et a rapidement conquis les beautystas. Je ne compte plus les articles dithyrambiques sur la blogo beauté. J’ai d’ailleurs de nombreuses beauty copines (ou blopines) autour de moi qui ont complètement succombé à la marque. L’idée qui revenait le plus souvent, c’est que ça avait complètement transformé leurs cheveux, qui depuis étaient plus beaux, plus légers, toussa toussa. Au début de l’été, mes cheveux s’étant transformés en paille (le résultat de deux ombrés hair et de l’exposition au soleil), j’attendais donc beaucoup de ces produits vu à quel point ils m’avaient été vantés. Eh bien, spoilert alert, j’attends toujours. Sur moi, on peut dire que ça a fait pschitt. J’ai pu tester la gamme Miracle Moist, pour les cheveux secs et abîmés. Donc un peu ma problématique du moment. La marque nous dit que cette gamme dont la formule contient de l’huile de macadamia apporte de la douceur aux cheveux et les rend souples et hydratés. La gamme en elle-même est composée de trois produits : un shampooing, un après-shampooing, et le 3 MM, le 3 Minute Miracle, le produit star de la marque. Grâce à sa formule intégrant de l’extrait de mélisse de citronnelle d’Australie, le 3 Minute Miracle Reconstructor « adoucit les cheveux rêches et les laisse brillants et plein de santé ! Un soin qui répare et hydrate en profondeur pour des cheveux ravivés en 3 minutes seulement. » (je cite). Le miracle de ce Reconstructor étant justement qu’il est censé reconstruire de beaux cheveux en seulement 3 minutes. 


Pour une fois, j’ai voulu faire les choses bien : j’ai testé les trois produits en même temps, dans la même routine. Comme ça, si je remarquais une amélioration, je saurais à qui l’attribuer. Mais d’amélioration, il n’y a pas eu. Concrètement, le shampooing fait bien le job, il lave. L’après-shampooing, je suis moins fan car il ne démêle pas super bien. Heureusement, le 3MM compense en démêlant mais l’action soin « transformatrice de cheveux » tant vantée n’a pas été flagrante sur moi. Mes cheveux sont restés exactement les mêmes. Pas pire hein, mais pas mieux non plus. Là un peu déçue, je me suis dis : pourquoi elles et pas moi, qu’est-ce que j’ai fait de mal (mauvaise utilisation ?), pourquoi ça ne marche pas (sur moi) ? Je voulais vraiment expérimenter les bienfaits tant vantés par les blopines (traduction : copines blogueuses). Bon, puisque ça ne fonctionnait clairement pas sur ma chevelure, je me suis dit que j’allais tenter de vivre cet effet waouh par procuration au moins. J’avais un autre 3 Minutes Miracle Reconstructor en stock et je l’ai légué à une copine pas trop beauty addict mais qui mourrait d’envie de tester la marque car son coiffeur ne lui en avait dit que du bien. Elle en attendait donc beaucoup. Mais chez elle aussi RAS, rien à signaler. Pourtant avec ses cheveux frisés et donc bien secs, elle était également la cliente idéale de ce 3MM. Mais pour nous, pas d’effet Aussie. Je pense qu’on n’était pas faites pour la marque. En plus de n’avoir pas vu de résultat, on n’a toutes les deux pas du tout adhéré au parfum de bubble-gum des produits que tout le monde adore. C’est comme ça, parfois le courant ne passe pas. 


Attention, je ne dis pas que ce sont de mauvais produits. Les cosmétiques, c’est comme ça, ça marche sur certaines personnes et pas sur d’autres. Et cette fois, moi, je n’ai pas eu le droit à mon miracle. Donc pour moi, c’est une gamme de produits capillaires classiques. Même si j’y crois quand les copines disent que ça a changé leurs cheveux car, après leur premier test, elles continuent à acheter des produits de la marque. Mais clairement, malgré le super bouche à oreille dont bénéficie Aussie, je pense qu’il faut être consciente qu’il n’y aura pas d’effet waouh pour tout le monde. Si vous avez envie de craquer et de tenter votre chance, allez-y, vous y aurez peut-être droit (laissez peut-être tomber l’après-shampooing). Les prix étant assez raisonnables (7 et 9 €), on peut s’y essayer sans se ruiner. Si ça ne marche pas, pas de rancune alors, on n’y aura pas laissé ses économies. Je précise toutefois, car je sais que certaines se sont posées la question : oui, Aussie met en avant ses ingrédients naturels venus d’Australie, c’est sa marque de fabrique. Mais les formules en soi ne sont pas « naturelles » ou « bio ». Ce sont des formules classiques. D’ailleurs, je précise, car je sais que c’est désormais l’obsession de certaines : oui, les produits contiennent des sulfates et parfois silicones (je vous ai mis une photo des trois INCI). Bon, tu le sais, moi, ça ne me dérange pas.

Et vous, vous avez aussi testé Aussie ? Et si oui, vous faites partie de quel camp : l’effet waouh ou le mien ?
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dimanche 5 octobre 2014

Ô rage, ô désespoir, je ne suis plus blonde : mes nouveaux déboires capillaires


Dingue, me revoilà. Oui, je sais, j’ai encore disparu plus d’un mois. Encore trop de boulot. La bonne nouvelle, c’est que je ne cumule enfin plus les missions donc je suis revenue au rythme plus humain d’un seul job. Ca veut dire qu’on va enfin me revoir un peu plus par ici ? Euh, pas tout de suite. Ayant une trentaine d’articles à boucler avant la fin du mois pour le boulot, et avançant à la vitesse d’un escargot tellement je suis sur les rotules, je ne serais encore présente par ici que de façon sporadique. Mais là, il fallait absolument que je vous parle. Parce que je suis passée chez le coiffeur. Et que, comme à chaque fois, je suis au désespoir capillaire. Et que bon, y’a presque qu’à vous que je peux parler de mes mini dépressions post coiffeur sans passer pour une folle. Parce que pour le commun des mortels, s’arracher les cheveux après un passage raté chez le coiffeur c’est se faire une montagne d’un rien. Alors que je sais que vous, vous comprenez (et sympathisez avec) mes déboires capillaires.

Ma nouvelle coloration, côté pile

La dernière fois qu’on avait parlé de cheveux, j’étais à demi blonde. Au début, je l’avoue, ce passage au blond, je l’avais un peu mal vécu. A la base, je voulais un ombré hair nuancé sur les pointes pour éclaircir un peu ma chevelure. Mais au final mon blond  partait de beaucoup plus haut, parfois même des racines. Et puis c’était bien blond. C’était un gros changement quoi. Il m’a donc fallu un peu de temps pour le digérer, normal. Mais finalement, rapidement je m’y suis faite et surtout je l’ai aimé cette coloration car ça illuminait mon visage. Et si mon deuxième passage par la case coloriste pour remonter un peu le blond (mes cheveux ayant poussés) m’a une nouvelle fois un peu traumatisée, là encore, j’ai rapidement accepté et aimé ma nouvelle couleur. Certes on pouvait trouver le contraste entre mes racines très foncées et mes longueurs très blondes beaucoup trop violent, mais moi ça ne me dérangeait pas. Oui, clairement, ça ne faisait pas naturel, mais ça passait je trouve. Comme toutes les longueurs n’étaient pas décolorées et que mes cheveux du dessous étaient restés bruns, il y avait une profondeur qui faisait que ça fonctionnait. En tout cas, c’était beau je trouve (malgré je l’avoue mon scepticisme et mon désespoir du début). Vous pouvez d’ailleurs juger par vous-même puisque on voit bien le résultat dans les quelques photos de looks mode postées ces derniers mois.

Ma nouvelle coloration, côté face
Beaucoup plus foncé, hein ?

Si je l’aimais tant que ça cette chevelure bi-colore, mi brune/mi blonde, c’est que ça m’allait bien surtout. J’ai ainsi eu de nombreux compliments sur cette couleur, tout le monde me disait que ça m’allait hyper bien. Sur le moment, pendant une demi seconde, j’étais vexée. En gros, ça voulait dire que moi en brune, c’était pas ça. Et puis au final, je revenais à la réalité. Je devais l’admettre, moi aussi je trouvais que cette couleur m’allait mieux. Je ne me suis jamais vraiment rêvée en blonde. Toujours pas d’ailleurs. Mais ce demi blond qui part du milieu de la tête voire même des oreilles m’a totalement emballée. Je crois que j’ai trouvé ma couleur : mi brune, mi blonde. Grâce au boulot, j’en ai testé des colorations : de nombreuses nuances de châtain ou de marron, même un roux une fois. Eh bien, jamais aucune ne m’a tant plu. Tu le sais, j’ai toujours eu le fantasme d’être rousse, eh bien même là, je n’étais pas vraiment convaincue. Je me disais que ça ne m’allait pas. Que ce n’était pas moi. Alors qu’une fois que j’ai accepté ce demi blond, il faisait complètement partie de moi. Limite, pour moi, c’était ma couleur de cheveux naturelle tellement c’était moi.

J’y suis devenue accro en somme. A tel point que j’ai commencé à un peu déprimer au moment de la repousse quand le blond est descendu et ne commençait plus qu’à la mâchoire. Je trouvais ma chevelure trop foncée. Et surtout, je trouvais ça d’une tristesse. Alors que quand je suis sortie de chez le coiffeur, je m’étais plainte qu’il avait fait monter le blond trop haut ! Je sais. Mais en fait, j’ai réalisé que j’aimais bien que ça parte du dessus des oreilles. Et surtout, je suis devenue accro à un blond assez clair. Avec le soleil, mon blond a en effet un peu éclairci et c’est comme ça que je l’ai préféré. D’ailleurs, tout pareil, dès qu’il a recommencé à foncer un peu, je n’étais plus que désespoir. A un moment, j’ai même utilisé un spray éclaircissant pour le reblondir un peu, c’est pour dire ! En fait, j’aime le côté lumineux de cette couleur. Déjà, ça m’éclaire le visage. Pour moi qui me trouve toujours grise mine, c’est un gros plus. Et puis c’est fun et ça fait aussi sortir un peu du lot. C’est un peu difficile d’expliquer vraiment pourquoi j’accrochais tant avec cette couleur, mais c’était le cas.

Avant, juste après mon 2nd ombré hair
Si, si, y'a une différence, c'est plus marqué, plus clair là



Le hic, c’est que toutes ces décolorations, le soleil, toussa toussa a fini par avoir raison de mes cheveux. Eux qui étaient si doux il y a quelques mois encore sont devenus comme paille. Des fois, je n’osais même pas les toucher tellement la sensation était désagréable. L’idée de les couper a commencé à me trotter dans la tête, même si leur longueur me plaisait bien et me permettait d’arborer de jolies boucles. Je me tâtais quoi, indécise, dans un entre-deux. Et puis pour le boulot, on m’a proposé de les couper et de les colorer. Je me suis dit que c’était un signe et j’ai accepté. L’occasion a fait le larron. J’y allais avec une idée bien précise dans la tête. Mais encore une fois, ce n’est pas du tout ce que j’ai eu. Oui, je commence à me dire qu’une malédiction capillaire a été jetée sur moi. Pourtant, désormais, je m’explique bien pour être sûre d’être comprise. J’arrive même parfois avec une photo en disant je veux ça. Parce que souvent on ne parle pas le même langage. Mais, même comme ça, bien souvent c’est peine perdue. Why but why ?

Bon, côté coupe, c’est parfait. J’ai un super carré flou avec une petite mèche sur le front. Mon coiffeur était top et a compris exactement ce que je voulais (dégrossir un peu ma masse de cheveux à l’arrière du crâne, pas trop de volume, un carré pas trop court et fait pour les cheveux ondulés). Non, c’est du côté de la coloriste que ça a pêché, mais grave. J’y allais pour remonter mon blond et je voulais exactement la même nuance de blond clair que j’avais sur les pointes. Le hic, c’est qu’on m’a coupé les cheveux avant. Ce qui est logique en soi. Mais ça veut dire que la coloriste n’a pas vu ma couleur de cheveux originale, ce bicolore que j’aimais tant. Parce que mes mèches blondes avaient quasiment toutes disparu avec la coupe (snif, snif, j’avoue avoir eu un pincement au cœur). Quand je suis arrivée à elle, j’avais juste les pointes légèrement éclaircies mais pas blondes. J’avoue que le résultat était d’ailleurs sympa comme ça, mais je voulais tout de même quelque chose de plus clair pour être fidèle à moi-même.


C'était mieux avant

J’explique donc à la coloriste ce que je veux : remonter mon blond qui a été coupé pour qu’il m’arrive de nouveau environ au niveau des oreilles, et surtout je veux un blond clair pas un miel ou un caramel, ça j’aime pas. Là, elle me dit qu’avec mes racines foncées, le contraste sera trop fort et que ce n’est pas possible. Elle imagine un truc un peu plus fondu. Je lui réponds que mais si c’est possible puisque c’est ce que j’avais avant qu’on me coupe les cheveux. Pour preuve, je lui montre la seule photo de moi que j’avais dans mon portable (impossible d’aller sur le blog, y’avait pas de réseau, grrr). Ce à quoi elle répond qu’elle n’est pas fan (en gros que c’est moche) et qu’elle préfère ce qu’elle a imaginé, c’est plus joli. En fait, on pourrait résumer notre conversation par :
-          Moi : « Je veux être à moitié blonde »
-          Elle : « Non »
En fait, elle avait imaginé un truc pour moi et même si ce n’était pas ce que je lui avais demandé, elle n’en a pas démordu. Et même si moi, je voulais un truc beaucoup plus clair et plus marqué, elle n’a pas voulu. Je crois que c’est la première fois qu’un coiffeur me dit non. J’en ai eu des qui ont un peu dévié de ce que je leur avais demandé en laissant parler leur fibre artistique (mais l’esprit de ce que je voulais était toujours là), des qui n’ont pas dit non mais ont adapté le truc à leur sauce pour que ça m’aille mieux. Mais refuser carrément le truc, c’est nouveau. Après, je ne dis pas que c’est forcément une mauvaise chose. C’est bien aussi que le coiffeur fasse garde-fou, surtout si on demande un truc qui ne nous ira pas. Mais là, même si elle avait décidé que ce n’était pas le cas, si, ça m’allait. En tout cas, moi je trouvais que ça m’allait et je n’étais pas la seule. Ce n’était pas seulement mon ego qui parlait puisque je n’avais jamais eu autant de compliments après une couleur.  Bref, j’ai essayé quand même de défendre mon bifteck mais j’ai fini par laisser tomber car j’ai vu que ça ne servait à rien. J’ai donc laissé faire, en bouillonnant et en pleurant mon blond.

Avant, cet été

Le pire, c’est que ce qu’elle m’a fait, c’est super joli. Je dirais que c’est un sombré hair. J’ai les longueurs éclaircies mais c’est assez fondu. Certaines mèches sont même blondes, mais je pense que c’est plus des restes de la décolo précédente. Et, pour être juste, ça me va bien aussi. Mais c’est trop foncé pour moi. Quand on regardait l’ensemble de la chevelure avec ma couleur précédente, c’est le blond qui dominait, donc j’avais l’impression d’avoir les cheveux clairs. Là, comme elle n’a pas éclairci toutes les longueurs mais juste quelques mèches, c’est le foncé qui domine. Résultat, pour moi, je suis redevenue brune. En fait, ironiquement, c’est exactement la coloration que je voulais il y a deux ans ou même un an. Celle que j’ai demandé à de nombreux coloristes mais que personne n’a jamais réussi à me faire. Eh bien là, je l’ai et elle est parfaitement réalisée. J’ai les longueurs éclaircies mais comme elle n’a pas décoloré toutes les mèches, le résultat est bien fondu et ça fait beaucoup plus naturel. Je n’ai pas la démarcation bien droite dont je me plaignais lors de ma dernière coloration. Le hic, c’est que, depuis, j’ai goûté au blond et j’y suis devenue accro. Donc ce joli sombré hair est désormais trop soft pour moi. Je voulais quelque chose de plus marqué et surtout de plus clair.

Oui, je sais, je ne suis jamais contente après mon passage chez le coiffeur et je me plains tout le temps. Mais là, je dois faire mon deuil de mon blond et j’ai du mal. Je suis en pleine dépression capillaire, je veux retrouver mes cheveux clairs. Je commence même à imaginer des stratégies pour m’éclaircir un peu plus tout ça. J’ai pas mal de produits blondissants qui ne demandent qu’à être testés à la maison par exemple… Bref, même si pour l’instant, j’essaie d’apprécier cette nouvelle – et oui, ok, jolie – coloration, je sais que très rapidement je repasserais du côté blond de la force. Parce que je ne sais pas si c’est dans ma tête mais depuis j’ai l’impression que mon teint est de nouveau plombé. Et je veux retrouver de la luminosité. Avec l’hiver qui arrive, j’ai naturellement envie d’éclairer tout ça. Enfin, surtout, au fond, je pense que même si je trouve le côté fondu de cette coloration plus chic qu’un bicolore plus marqué, pour moi, elle manque de caractère. C'est trop discret. J’ai envie d’une crinière plus punchy. Un chouïa plus excentrique… comme moi quoi.
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dimanche 20 juillet 2014

La crème de jour au beurre de mangue de Klorane : la nouvelle alliée de mes cheveux ondulés


Le produit dont je vais vous parler aujourd’hui n’est absolument pas une nouveauté. Il s’agit de la Crème de Jour Sans Rinçage au beurre de mangue de Klorane. Je dirais même pire, je l’ai ouvert il y a plus d’un an. Si je ne vous en ai pas parlé avant, c’est que je ne savais pas quoi en dire. Et puis j’ai redécouvert le produit il y a quelques temps et depuis je l’utilise au quotidien. Alors certes, c’est à retardement, mais ça méritait bien un article. Il s’agit donc d’une crème de jour pour les cheveux. Oui, une crème de jour et, non, pas pour le visage. J’avoue que la première fois que j’ai découvert le concept de la crème de jour pour les cheveux, chez Phyto, j’ai tiqué. Moui, ça me semblait un peu bancal. En fait, c’est le sans rinçage qui me posait un problème. J’avais peur que ça ne laisse le cheveu gras. Et puis, avec le temps, j’ai réalisé qu’au contraire, ce genre de produit pouvait m’être bien utile. Mes cheveux ondulés ayant tendance à devenir secs sur les pointes, lorsqu’ils sont abîmés, ils ont justement besoin d’être nourris et hydratés bien plus régulièrement que le traditionnel masque deux fois par semaine. Finalement, appliquer un soin sans rinçage tous les jours sur ses longueurs m’est même apparu comme une évidence pour conserver des cheveux en bonne santé et empêcher qu’ils ne deviennent trop secs. D’ailleurs qui n’a jamais appliqué un peu de vraie crème visage sur ses pointes ? J’avoue que de mon côté, il m’est même arrivé d’enduire mes cheveux de ma crème main L’Occitane au karité certains jours de désespoir capillaire. Au final, je me suis dit qu’il était peut-être plus censé d’avoir recours à un produit dédié.


Il y a un an, j’ai commencé à utiliser cette crème de jour au beurre de mangue. Klorane propose des crèmes de jour pour cheveux dans nombre de ses gammes capillaires. La gamme à la mangue est, elle, dédiée aux cheveux secs. Sans rinçage, elle permet une hydratation au quotidien. La marque nous dit qu’elle nourrit les longueurs et permet de retrouver des cheveux souples et doux. Elle protège également les cheveux et prévient l’apparition des fourches. A l’époque, je l’utilisais quand je me lissais les cheveux. Après l’agression du lisseur, je me disais que ma crinière avait besoin d’un peu de réconfort. Et la crème empêchait aussi mes cheveux  de partir dans tous les sens. La chaleur du lisseur met en effet souvent à l’épreuve mes pointes qui deviennent alors incontrôlables, rebiquent, refusent de rester lisses. Avec la crème, elles rentraient dans le rang. Il y avait donc bien un effet soin. Le hic, c’est que quand j’ai commencé à l’utiliser, mes cheveux alors très longs étaient déjà abîmés et hyper fourchus. Il était trop tard pour rattraper ça. C’est là que j’ai tout coupé et me suis retrouvée avec mon carré trop court qui s’est finalement révélé sympa. Avec une coupe au carré bien courte, je n’ai plus éprouvé le besoin d’utiliser cette crème régulièrement et je l’ai délaissée. Avant de la retrouver et ne plus la quitter depuis quelques temps.


Je t’ai beaucoup parlé de mes cheveux ces derniers temps. C’est que depuis un an, ils ont subi pas mal de choses. Deux ombrés hair d’abord, c’est-à-dire deux décolorations, et des vacances au soleil. Sans compter que je ne les ai plus coupés depuis un an donc ils sont de nouveau assez longs. Au début, tout allait bien. Ils ne semblaient pas souffrir  de la repousse ou de toutes ces agressions. Et puis, pouf, après notre week-end à Marseille, ils ont commencé à être plus secs. Il faut dire que j’étais partie sans ma protection solaire capillaire pour ces trois jours et qu’entre le vent, l’air marin et le soleil, ils ont bien morflé. Alors que jusqu’ici ils étaient restés tout doux, là, ils ont commencé à virer botte de paille. J’ai alors décidé de ressortir ma Crème de Jour au beurre de mangue de Klorane, parce que ce soin quotidien supplémentaire ne me semblait plus de trop. Et c’est là que je lui ai découvert une autre utilité que son côté soin qui a fait qu’elle m’est devenue indispensable.

Tu sais que pour avoir de jolies boucles, j’ai besoin d’un produit pour fixer mes ondulations. Mais trouver le bon produit n’est pas toujours facile. Je veux un coiffant qui fixe bien mes boucles pendant trois jours (jusqu’au shampooing d’après), me fasse de belles ondulations (et pas des frisures), prévienne les frisottis, et surtout ne cartonne pas, ne les rende pas gras ou secs. Ca a l’air tout bête et pourtant réussir cette combinaison s’avère quelque peu compliqué. Ou je me retrouve avec une crinière de caniche tellement mes ondulations sont moches (pas définies, trop petites, etc.), ou j’ai le cheveu cartonné et asséché (c’est pour ça que j’ai laissé tombé les mousses), ou tellement gras que même s’ils viennent d’être lavés j’ai envie de retourner de suite sous la douche, ou je frisottes tellement que je ressemble à un membre des Jackson Five, ou je ne ressemble plus à rien après une nuit de sommeil car mes cheveux se seront emmêlés et mes ondulations auront disparu. Quand je trouve un produit qui réponde à tous mes critères, je ne suis donc que joie. C’était le cas de mon eau coiffante Timotei. Mais une fois celle-ci terminée, je me suis retrouvée fort dépourvue. J’ai essayé quelques nouveautés coiffantes spécial boucles mais ça ne collait pas. Et puis un jour, comme je savais que je n’avais pas besoin d’être bien coiffée pour les 3 prochains jours car le boulot allait me garder enchaînée à mon ordi, j’ai juste appliqué la crème de jour de Klorane (qui peut être utilisée sur cheveux secs ou humides).


Là, qu’elle ne fut pas ma surprise une fois mes cheveux secs de découvrir de jolies ondulations larges et pas de frisottis. Ondulations qui ont tenu les 3 jours. J’avais trouvé mon nouveau coiffant. Et c’est finalement ce détournement de produit qui a fait de la Crème de Jour au beurre de mangue de Klorane l’un de mes indispensables du moment. Je l’utilise au quotidien. Après le shampooing, je l’applique sur cheveux humides et essorés. Elle va alors définir mes boucles (de belles et larges ondulations) tout en empêchant mes cheveux de frisotter. Puis, les autres jours, je l’utilise sur cheveux secs pour replacer ma coiffure. Mes boucles bougent quand même un peu pendant la nuit, c’est normal, mais une petite remise en forme le lendemain matin suffit à retrouver chevelure humaine. Le bonus, évidemment, c’est qu’en plus de coiffer, je soigne aussi mes longueurs. J’ai effectivement constaté dernièrement que mes cheveux étaient de moins en moins secs et avaient moins ce touché paille (et pour l’instant pas de fourches à signaler). Après, j’ai conscience que si cette crème marche si bien en coiffant, c’est parce que nous sommes en été et que je laisse sécher mes cheveux à l’air libre. Pas sûre que mes boucles soient aussi bien dessinées et le frisottis sous contrôle sous la chaleur du sèche-cheveux. Mais c’est le cas pour nombre de coiffants testés jusqu’ici.

Je dois l’avouer aussi, ma blondeur aide. Alors que sur cheveux bruns, des boucles messy (bordéliques quoi), ça faisait un peu sale et négligé, sur cheveux blonds, ça fait sexy. Ca me fait un petit wavy façon chevelure de surfeuse. C’est wild, mais un wild contrôlé car ça ne frisotte pas grâce à l’application de la crème de jour.  Alors je ne sais pas si ça peut marcher sur tous les cheveux ou si ça peut donner le même joli résultat sur une brune, mais j’avais tout de même envie de partager avec vous ce petit détournement de produit. Si vous avez envie d’essayer…
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dimanche 27 avril 2014

Pourquoi les coiffeurs n’écoutent jamais ce qu’on leur demande ? Pourquoi ?


Ca fait longtemps qu’on n’avait pas parlé cheveux par ici. Enfin surtout de mes cheveux ! Deux mois et demi quand même. Pour la très légèrement obsessive capillaire que je suis, ça fait une éternité. Surtout que cette année, ils en ont quand même vu de toutes les couleurs.  Littéralement. Je vous avais laissées mi-février avec une chevelure dans tous ses états : j’avais du brun, du blond, des reflets roux, du bleu aussi à cause d’un hairchalk et mes cheveux blancs étaient revenus. En soi, le mélange des différentes couleurs ne me dérangeait pas forcément. Ca avait son charme. Et puis surtout j’aimais beaucoup l’ombré hair qu’on m’avait fait début décembre (et dont il faut vraiment que je vous parle) donc je ne voulais pas y toucher. D’un autre côté, je ne pouvais plus supporter mes cheveux blancs qui sont vraiment de plus en plus visibles. A chaque fois que je me regardais dans le miroir, j’avais envie de m’arracher les cheveux pour m’en débarrasser. Mais vu que j’en ai désormais beaucoup (ô rage, ô désespoir), j’aurais alors fini limite chauve. Autant opter pour une solution plus simple, le passage chez le coiffeur.

Cette fois, je n’étais pas du tout stressée comme souvent quand je mets les pieds dans un salon de coiffure (car on ne sait jamais comment on en ressortira) parce que je savais exactement ce que je voulais. Et comme c’était quand même hyper simple, je me disais qu’il n’y avait aucun risque de se tromper et de tomber à côté. Hum, hum, l’excès de confiance… Quelle erreur. J’y allais pour me faire colorer les racines afin de camoufler ces affreux cheveux blancs et pour me faire couper la frange qui n’était plus qu’une vilaine mèche. Je ne voulais ni me couper les cheveux, ni colorer mes longueurs tout simplement parce que je ne voulais pas toucher à mon ombré hair. J’explique donc tout ça au coiffeur. Enfin, plutôt au coloriste (on s’est d’abord occupé de ma couleur, après de ma frange). Je lui explique que je ne veux pas toucher à mes longueurs, que j’aime bien ma couleur car elle est bien fondue et qu’il n’y a pas de transition nette entre le blond et le brun (pas de barre bien visible quoi, le blond ne part jamais de la même longueur selon les mèches). Il me répond qu’effectivement mon balayage est très bien fait :  que par exemple ma coiffeuse n’a pas décoloré les cheveux du dessous ce qui lui donne de la profondeur. Je m’assois donc confiante, me disant qu’on s’est compris, et commence à papoter avec une copine. Puis là je l’entends dire qu’il va faire un truc au blond, le réveiller, je ne sais plus trop quoi. Interloquée, je lui demande donc : « mais on touche aux longueurs finalement ? ». Apparemment oui, on touchait. Ok, d’accord.


Bon, c’est vrai qu’à un moment, j’avais peut-être opiné de la tête quand il avait dit qu’il fallait travailler toute la chevelure pour mieux fondre. Mais c’était dans la conversation, pas forcément une acceptation du truc. M’enfin une partie de moi se dit alors que mon blond ayant viré un peu roux et semble de plusieurs couleurs, c’est effectivement peut-être mieux de repartir de zéro. Alors je ne dis mot (donc consent). Mais là, je le vois se diriger avec son pinceau vers mes racines. Je refoule un cri d’horreur et à la place dis clairement et calmement que je ne veux pas que le blond monte trop haut, je veux garder mes racines foncées. Je veux que le blond parte grand maximum du milieu des oreilles. Je lui explique que pour mon dernier ombré hair, elle était montée trop haut et que ça m’avait un peu traumatisée. Les deux mèches entourant mon visage étaient complètement blondes donc, de face, en sortant de chez le coiffeur, je me voyais blonde et je l’avais très mal vécu. Je reste une brune dans l’âme et selon moi le 100% blond ne me va pas. Il semble comprendre et commence donc à poser son produit de décoloration. Pas à partir des racines. Mais quand même un peu haut… Hum, hum bis.

Pendant ce temps-là, on papote. Je lui raconte mon anarchie capillaire, que mes cheveux étaient un peu de toutes les couleurs : le blond, le brun utilisé pour colorer mes racines et mon brun à moi un peu différent au niveau de la repousse. Là, il me répond que pour ne plus avoir de démarcation au niveau des racines, il faut que j’arrête de me colorer les cheveux. Là, mon moi intérieur a fait un gros « What ?! » et une nouvelle tête interloquée. Mais bien élevée que je suis, j’ai plutôt exprimé mes sentiments par un : « mais je ne peux pas arrêter de me colorer les cheveux à cause de mes cheveux blancs ». Je lui explique que j’en ai plein, que je ne les supporte pas et que je veux absolument les camoufler. Raison première de ma venue ici d’ailleurs. Après avoir posé le produit de décoloration, il enchaîne donc en posant la couleur sur les racines pour faire disparaître la démarcation de la repousse (dixit himself), sans mentionner les cheveux blancs. Hop, hop, hop, il pose sa couleur super vite fait et pas beaucoup de produit en plus. Tout en mentionnant qu’effectivement j’ai pas mal de cheveux blancs, surtout devant (où ils sont bien visibles quoi, les salopiauds). Et justement, je les connais ces cheveux blancs. Déjà, mes cheveux dégorgent la couleur assez rapidement mais eux la gardent encore moins. Il faut donc mettre pas mal de produit et là, j’ai comme un doute. Je commence donc à stresser un peu sur mon fauteuil.


Je savais que ça n’allait pas le faire. Et effectivement, une fois mes cheveux rincés et sortis de leur serviette, mes cheveux blancs étaient toujours là. Je les voyais déjà alors que mes cheveux étaient encore mouillés. Alors une fois secs ! Je pense que ça aurait été à un autre moment, j’aurais été capable de lui demander de refaire la colo pour les camoufler vraiment. Le hic, c’est que comme on avait décoloré, ça avait pris beaucoup plus de temps que prévu et j’avais un dîner après pour lequel j’avais déjà une demi-heure de retard. Donc, j’ai laissé tombé, bien énervée. Mais je n’étais pas au bout de mes (mauvaises) surprises. J’ai aussi découvert mon nouveau blond… qui montait très très haut. Pas les racines mais bien au-dessus de l’oreille quand même. Deux bons centimètres au-dessus de ma limite quoi. Surtout, j’avais perdu toute la nuance de mon précédent ombré hair. Ma coiffeuse n’avait jamais fait partir le blond du même endroit, n’avait pas teint les cheveux du dessus au niveau de la nuque et surtout n’avait pas coloré non plus le dessous des mèches (recto j’étais blonde, verso, j’étais brune).

Eh bien là, je me retrouve avec un ombré hair beaucoup moins nuancé. C’est limite un tie & dye d’ailleurs puisque il y a une délimitation claire entre les deux couleurs. Sauf qu’au lieu d’avoir genre 2/3 de brun (racines/mi-longueurs) et 1/3 de blond (pointes), j’ai le contraire. Donc ce n'est absolument pas un ombré hair (mais bon, pour être juste et impartiale c'était déjà le cas de celui d'avant, il était juste moins appuyé). En fait, seules mes racines sont brunes, tout le teste est blond. Vraiment blond. Tout d’un bloc presque. Il n’y a plus de recto verso. Et avec une barre au-dessus de l’oreille au niveau du passage d’une couleur à l’autre. Barre qui se voit quand même beaucoup quand mes cheveux sont lisses. Défauts plus prononcés d’un côté d’ailleurs, le droit. Le côté gauche que je vous mets en photo est plus nuancé. M’enfin, moi qui préfère les transitions douces, j’étais choquée et encore plus énervée. En plus, il y avait un petit côté années 80 dans ce passage abrupt du brun aux racines au blond sur les longueurs, surtout sur la frange. Les deux blocs étaient particulièrement moches là. Alors j’ai fait couper ma frange bien courte pour faire disparaître le blond. C’était au moins ça de pris. Et je me suis cette fois montrée très directive (presque dictatoriale) avec le coiffeur pour avoir exactement ce que je voulais. Résultat, je n’ai rien à reprocher à la frange. Mais le blond… Car il y a plus. Pour que le passage d’une couleur à l’autre soit moins violent (je cite), il a décidé de me faire une patine caramel. Traduction, de donner des reflets caramel à mon blond. Alors le caramel, c’est joli sur un châtain, sur un blond beaucoup moins je trouve. Au lieu de ressortir avec un blond blond (scandinave, bébé, soleil), il tirait plutôt vers le marron voire le roux. En fait, je me suis retrouvée avec les reflets que je voulais neutraliser à la base, ceux que j’avais après que mon blond ait viré. Moi qui voulais retrouver un blond pur…


Bref, de plus en plus stressée/énervée/dégoûtée/déprimée, et surtout de plus en plus à la bourre, je n’ai rien dit. Il fallait que je me tire de là le plus vite possible donc j’ai mis ma poker face (je suis devenue très bonne à ça à force de passages ratés chez le coiffeur) et j’ai dit que j’aimais beaucoup avant de partir en courant et d’aller pester auprès de Teddy et So (qui m’attendaient donc depuis une heure) que ma colo était totalement raté. Ce qui les a beaucoup fait rire. Car j’avais aussi rendez-vous avec eux après mon premier ombré hair et j’étais là aussi arrivée très en retard et un chouïa choquée/énervée/déprimée parce que je me trouvais trop blonde. Certes, je suis peut-être une drama queen. Et quand je fais de grands changements, il m’arrive de ressortir de chez le coiffeur au bord de la dépression criant haut et fort qu’on a assassiné mes cheveux. Rappelons-nous le carré trop court de cet été aussi. J’avais aussitôt appelé une copine pour lui dire qu’on m’avait complètement raté. Alors que j’avais fini par l’aimer ce carré. Disons qu’il me faut souvent un peu de temps pour accepter (et aimer donc) ma nouvelle tête. Bon, parfois, j’en sors contente quand même. Mais c’est vrai que le dépit s’en mêle souvent. Il y a des fois où je peste parce que le changement n’est pas assez visible, d’autres parce qu’il est beaucoup trop radical. Mais ce qui m’énerve le plus, quand je n’ai pas du tout ce que j’avais demandé. Même si à la fin, ce n’est pas raté, on se sent quand même un peu floué non ?

C’est un peu le cas cette fois-ci. Oui, j’ai fini par me faire à ma nouvelle couleur. Mais pas non plus complètement. J’ai arrêté de me lisser les cheveux depuis et opte plutôt pour des boucles. On voit moins la barre comme ça, la transition est plus floue, ça va déjà mieux. Et puis mes cheveux repoussent vite donc le brun gagne du terrain. N’empêche, à chaque fois que je regarde mes cheveux totalement blonds sur les longueurs, ça me fait un choc. Le bon côté, c’est que j’ai réussi à annihiler les reflets caramel/roux dont je n’étais pas du tout fan et ai retrouvé un blond un peu plus pur et scandinave/bébé grâce au Soin Patine de Jean-Louis David (il faut vraiment que je vous en parle de celui-là, il est top). Donc déjà, je me suis un peu réconciliée avec la couleur qui me plaît plus comme ça, même si je regrette quand même un peu mon ancien blond plus nuancé. Mais je suis en phase d’acceptation. Le pire en fait, la pilule que j’ai du mal à avaler, c’est que mes cheveux blancs, eux, sont toujours là et toujours aussi visibles. Alors que j’y étais quand même allée pour ça. Donc j’ai l’impression d’y être allée pour rien. Normalement, j’ai minimum un mois de répit avant de devoir refaire mes racines (et déjà je trouve ça court) mais là au bout de deux semaines, c’est retour à la case départ. Et ça, ça m’énerve à un point. Je me dis qu’il va donc falloir que j’y retourne ! Moi qui ne voulais pas toucher à mon blond et juste colorer mes racines pour camoufler mes cheveux blancs, on peut dire que c’est raté…
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